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Pascal Fritscher * - publié le Lundi 18 Février à 19:18

La fin du procès de Gdeim Izik et les perspectives d’avenir






La paix sociale, perturbée par les évènements de Gdeim Izik
La paix sociale, perturbée par les évènements de Gdeim Izik
Le verdict des 25 accusés dans le cadre du procès de Gdeim Izik est tombé dans la nuit du 16 au 17 février 2013. Il a tenu en haleine la population et les médias marocains. Dès lors, après cet épisode empreint d’émotions sociales intenses, il reste à savoir si la paix sociale, perturbée par les évènements de Gdeim Izik, pourra à nouveau être rétablie.

Il s’agit en l’espèce du rôle de la justice pénale. En effet, le jugement, le prononcé d’une condamnation assortie d’une peine ainsi que l’exécution de cette dernière remplissent plusieurs fonctions. Au-delà de la fonction répressive et réparatrice, la plus importante est celle du rétablissement de l’ordre social perturbé par la commission d’une infraction pénale.

Les conditions du déroulement du procès de Gdeim Izik vont dans ce sens. Sur les 24 prévenus présentés devant le tribunal, huit d’entre eux ont écopé d’une peine de prison à perpétuité, quatre d’entre eux ont écopé d’une peine de 30 ans de prison, dix prévenus ont été condamnés quant à eux à des peines allant de 20 à 25 ans de prison tandis que les deux derniers ont été libérés à la suite du procès, leur peine de deux ans de prison correspondant à la durée de leur détention préventive. Signalons que le 25ème accusé fut condamné par contumace à la prison à perpétuité.

Cette diversité dans les peines prononcées démontre plusieurs éléments. D’une part, le tribunal a donc réussi à établir le déroulement précis des faits avec les responsabilités de chacun, permettant ainsi aux familles d’accomplir leur deuil. D’autre part, certaines peines prononcées, lourdes au demeurant, marquent un refus de déni de justice malgré les pressions médiatiques étrangères qui ont pu entourer le procès. Enfin, le discernement dont a fait preuve le tribunal dans le prononcé des peines démontre, sans nul doute, la grande maturité que nous a révélée la justice marocaine en ne s’abandonnant pas à une approche vindicative comme l’aurait laissé entendre certains commentateurs. La justice a donc été rendue sans humiliation.

La prochaine étape pour le rétablissement effectif de la paix sociale suite au procès de Gdeim Izik revient maintenant aux médias. Le traitement chaotique dont se spécialise la presse étrangère, tentant de politiser un procès pourtant de droit commun, doit laisser place à un réel travail journalistique permettant de retracer réellement le déroulé du procès.

La paix sociale ainsi retrouvée permettra également de se concentrer sur les perspectives d’évolution du dossier saharien, loin des polémiques servant la stratégie de détournement mise en place pour favoriser le statu quo, au détriment des populations concernées, sises au Sahara et dans les camps de Tindouf.

Pascal FRITSCHER
Spécialiste de la politique étrangère des Etats-Unis d’Amérique



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