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MAP - publié le Mercredi 11 Mars à 16:03

La façon avec laquelle l'UE continue de fermer les yeux sur le détournement des aides destinées aux camps de Tindouf est "profondément troublante"






Stockholm - La façon avec laquelle l'Union Européenne (UE) continue de fermer les yeux sur le détournement des aides destinées aux camps de Tindouf contrôlés par le Polisario est ''profondément troublante", souligne le journaliste suédois Bengt Nilsson, qui estime que c'est également "offensant" pour les citoyens européens.
 
"Dans la pratique, nos impôts sont utilisés pour financer la criminalité et le terrorisme en Afrique de l'Ouest", explique le journaliste dans un article publié lundi par le site Ethno Press, qui relève que la vulnérabilité des habitants des camps de Tindouf en Algérie facilite leur recrutement par des groupes terroristes comme Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI), qui a longtemps été impliqué dans les enlèvements, la traite des êtres humains et la contrebande d'armes et de drogue dans la région.

Nilsson rappelle à cet égard qu'un ressortissant suédois Johan Gustafsson, est parmi les personnes détenues quelque part dans la vaste zone désertique en Afrique de l'Ouest.

Le détournement des aides de l'UE et le silence maintenu pendant huit ans sur les conclusions de l'enquête constituent "un scandale" que la Suède devrait dénoncer, ajoute Nilsson, qui estime que le pays scandinave ne semble pas prêt à adopter cette position, puisque "la gauche soutient le Polisario et n'est probablement pas intéressée par les escroqueries" du mouvement séparatiste.

C'est ainsi que les contribuables suédois ont financé, sans le savoir, le terrorisme en Afrique du nord à travers les aides destinées aux Sahraouis vivant dans des camps en Algérie et qui ont été détournées par le Polisario, poursuit l'écrivain et journaliste suédois.

Le chercheur et expert français Antonin Tisseron a déjà mis en évidence les forts liens entre le Polisario et les organisations terroristes, rappelle Nilsson, qui souligne que le terrorisme dans la région est en partie financé par la fraude.

Pendant plusieurs années, l'UE a accordé 10 millions d'euros par an comme aides destinées aux camps de Tindouf en Algérie, indique Nilsson, ajoutant que selon une enquête diligentée depuis 2003 par l'Office européen de lutte anti-fraude (OLAF), il s'est avéré que les aides ont été détournées.

Un rapport a été présenté dans ce sens en 2007, mais a été enterré à la hâte, ajoute Nilsson, qui rappelle que la commissaire européenne au budget a indiqué en 2007 que l'UE accordait toujours des aides s'élevant à 10 millions d'euros par an à ces camps même si les détournements d'aides ont été confirmés.

Le rapport démontre comment le Front Polisario a organisé le détournement pendant une longue période des aides destinées aux populations des camps, explique Nilsson, qui ajoute que selon le rapport, le Polisario a gonflé le nombre des habitants des camps afin d'obtenir plus d'aides.

Selon l'enquête de l'OLAF, les aides sont détournées dès leur arrivée au port d'Oran pour ensuite être acheminées à des acheteurs inconnus, dans de nombreux cas dans d'autres pays, indique-t-il.

Le journaliste suédois indique en outre que le Polisario prétend que le nombre des habitants des camps s'élève à 150.000. Toutefois, relève Nilsson, ce chiffre est contesté par beaucoup de parties et "le Polisario rejette toute opération indépendante de recensement".

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