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MAP - publié le Mardi 21 Avril à 10:07

La "dangereuse" bande criminelle interpellée récemment compte à son actif plusieurs crimes graves, dont un meurtre



Salé - Les huit membres de la bande "dangereuse"criminelle, interpellés récemment à Sidi Allal Bahraoui, Bir Jdid, Chemmaïya et Marrakech, comptaient à leur actif plusieurs crimes graves, dont un meurtre, perpétrés dans plusieurs régions du Royaume, a souligné, lundi à Salé, le préfet de police, directeur du Bureau central d'investigations judiciaires (BCIJ), Abdelhak Khiame.



Ces dangereux criminels opéraient à l'échelle de différentes villes et régions, notamment à Agadir, El Jadida, Safi, Marrakech, Meknès et Berrechid, terrorisant les populations locales en utilisant différents types d'armes dont une carabine et un fusil de chasse à canon scié, a précisé M. Khiame lors d'un point de presse avec les médias nationaux et étrangers.

Revenant sur l'arrestation des huit mis en cause, dont une femme, le directeur du BCIJ a fait savoir que sur la base des données recueillies, d'investigations de terrain minutieuses et d'opérations de filature et de surveillance, la brigade de lutte contre le crime organisé, relevant du Bureau, a réussi à les identifier et à les arrêter à Sidi Allal Bahraoui, Bir Jdid, Chemmaïya et Marrakech, tout en procédant à la saisie de deux voitures volées, de grandes sommes d'argent provenant de vols, d'armes blanches, d'armes à feu (fusils de chasse) volées à Safi, d'outils servant à forcer les portes, des gants et des cagoules, de la drogue, ainsi que des plaques minéralogiques étrangères et nationales pour fausser les pistes. 

Les enquêtes préliminaires avec les membres de la bande criminelle ont démontré leur implication dans une série de crimes graves consistant en le vol par effraction des maisons, le vol de bétail et le racket, en utilisant des voitures volées avec de fausse plaques minéralogiques, des armes à feu et des produits toxiques pour tuer les chiens de garde.

Les criminels, a-t-il relaté, avaient, début avril courant, commis un cambriolage "à la hollywoodienne" dans une villa à Agadir où ils ont dérobé 260.000 dirhams et une voiture avant de séquestrer et torturer son propriétaire.

Ils avaient réussi leur forfait grâce à une complice qui leur avait donné les détails de la villa et du coffre-fort où la victime gardait d'importantes sommes d'argent notamment en devise, a-t-il précisé.

Outre le vol de bétail, les vols avec violence et les agressions, M. Khiame a déploré le meurtre commis sur un épicier dans les environs de la ville de Had Soualem et dont le butin récolté par les malfrats ne dépassait guère les 300 dirhams et quelques boissons gazeuses.

Il a, à cet égard, souligné que les mis en cause n'ont pas hésité à tirer sur la victime à l'aide d'une carabine volée, le tuant sur le coup, et qu'à travers cet acte criminel, la bande a démontré son degré de dangerosité, d'où la nécessité de l'intervention du Bureau qui s'assigne pour missions de lutter contre le terrorisme et la grande criminalité. 

M. Khiame a, de même, fait savoir que ces lascars, connus en milieu carcéral, ont tous un lourd passé judiciaire, étaient en cavale et se contactaient par téléphone pour préparer leurs méfaits.

Et d'ajouter que sept membres ont été déférés à la justice alors que l'enquête se poursuit avec la femme complice, précisant qu'ils seront poursuivis notamment pour constitution de bande criminelle, vol qualifié avec circonstances aggravantes, vol avec violence, vol avec effraction, homicide, possession d'armes à feu, usurpation de fonctions régie par la loi.

Par ailleurs, le directeur du BCIJ a indiqué que le Bureau central d'investigations judiciaires pourrait être doté, en cas d'adoption du projet du nouveau Code pénal, de plus larges prérogatives afin de juguler de nouvelles formes de criminalité, ainsi que des moyens nécessaires pour y faire face.

En réponse à une question sur les champs d'action du Bureau, il a précisé que le BCIJ, créé sur décision commune du ministre de l'Intérieur et du ministre de la Justice en application de la loi 35.11 qui confère au Directeur général de la surveillance du territoire et aux responsables de cette Direction la qualité de police judiciaire, a pour mission de traiter les crimes et délits prévus par l'article 108 du Code de procédure pénale, tout en accordant la priorité aux affaires du terrorisme, puis aux crimes graves menaçant la sécurité des Marocains, sans oublier le crime transfrontalier qui s'est accru durant les dernières années.

Après avoir souligné la coordination entre les différents services de sécurité à l'échelle nationale, M. Khiame s'est félicité de la réputation des services de sécurité marocains à l'international qui est le résultat de leur sérieux, de leur travail dévoué et de leur compétence.

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