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Darrehmane Boudriss - publié le Vendredi 14 Mars à 10:58

La critique Ni-Ni comme critique sociale






Dans le monde de la critique littéraire des années soixante du siècle précédent nous pouvons trouver des explications à certains phénomènes que nous rencontrons aujourd'hui; il faut le dire le mouvement des années soixante, que tout le monde nomme mouvement des sixties était un mouvement global qui a touché à tous les aspects de la vie. ce mouvement, il est aussi global que la globalisation actuelle; et c'est grâce à lui que la globalisation a pu avoir lieu trente ans après. la critique sociale qui se pratique actuellement sur les pages des revues et journaux marocains, elle se pratique sans aucun soubassement intellectuel apparent, ce qui   fait perdre à cette critique sociale la qualité de percer et de participer au changement de la société.

Si vous ouvrez le livre de Rolland Barthes « mythologies » écrit en 1957, à la page 144 collection point, édition du seuil vous trouverez un chapitre qui s’appelle : « la critique Ni- Ni ». Par ce type de critique qui s’appelle la critique Ni- Ni l’auteur français désigne une pratique intellectuelle qui prétend n’être, ni avec la droite ni avec la gauche, ni avec le centre ni avec l’extrême ; ni avec le pouvoir ni contre ce dernier ; ni avec les syndicats, ni contre ces derniers ; ni avec les partis politiques ni contre ces derniers ; ni avec le peuple, ni contre ce dernier. La critique Ni-Ni se situe nulle part et ne veut prendre partie avec personne. Elle se veut libre et débarrassée de tout.

Le défunt écrivain français, Rolland Barthes a bien décrit le phénomène avant même de faire son apparition au Maroc. A la page 145, du même livre il pose la question suivante : « il suffit d’ailleurs de voir quels autres mythes affleurent dans cette critique Ni-Ni, pour comprendre de quel coté elle se situe » et la fin de la page il fait la conclusion suivante : « les Ni-Ni sont eux aussi embarqués dans un système, qui n’est pas forcément celui dont ils se réclament ».

Le philosophe français jean Baudrillard peut nous aider aussi à comprendre ce phénomène de la critique NI-NI. Pour lui, simuler c’est faire semblant d’avoir quelques choses que l’on n’a pas, et dissimuler c’est faire semblant de ne pas avoir quelques choses que l’on a. La critique NI-NI fait partie du premier cas, c’est-à-dire du cas de ceux qui font semblant d’avoir quelques choses qu’ils n’ont pas.



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