Lemag.ma : Portail d’information dédié au Maroc et au Maghreb
Facebook
Twitter
App Store
Newsletter
Mobile
Rss
Italie: référendum à risque, en pleine vague populiste, pour Renzi: Le chef du gouvernement... | via @lemagMaroc https://t.co/JlyujW1Cxy



Rheda Amensag - publié le Lundi 24 Juin à 19:39

La crise du secteur automobile ne concerne pas (encore) le Maroc




En Europe, les effets collatéraux de la crise ont entraîné une baisse de 18% des ventes de voitures et véhicules utilitaires légers, entre 2007 et 2012. Une tendance qui s'était légèrement infirmée en France au début de l'année 2013, avant de se confirmer. Au mois de mai, la baisse enregistrée a été de 10,4%. Pour l'instant, le Maroc résiste. Pour longtemps ? Difficile à dire.



La crise du secteur automobile ne concerne pas (encore) le Maroc
D'ordinaire, Europe et Maroc sont chevillés l'un à l'autre. La proximité géographique, le fait que le Maroc entretienne des relations privilégiées avec la France et l'Espagne sur le plan économique et le nombre important de MRE dans ces deux pays font que, lorsque l'industrie de l'Europe traverse une période noire, celle du Maroc ne tarde pas à suivre. En l'occurrence, ce n'est pas le cas. Avec 132 000 véhicules vendus en 2012, le royaume a connu une croissance à deux chiffres.

Cette augmentation spectaculaire en période de crise s'explique notamment par le fait que le parc automobile marocain soit moins mature que le parc automobile européen. Au Maroc, le nombre de véhicules pour 1000 habitants est de 62, quand il est de presque 600 en France. Pourtant, malgré cela, l'année 2013 devrait être le théâtre d'une augmentation moindre des ventes au Maroc, voire d'une baisse.

Les analystes sont divisés. Pour certains, on assistera en 2013 à une augmentation des ventes de l'ordre de 6% (138 000). Pour d'autres, au contraire, les ventes baisseront de 5% (125 000). Dans tous les cas, on ne renouera pas avec la croissance à deux chiffres de 2013. Pourquoi ? Sans doute parce que l'octroi de crédits devient de plus en plus difficile, et que par ailleurs la dernière Loi de finances est à l'origine d'une hausse du prix des vignettes, des frais d'immatriculation, de la TVA...

En France, pour s'équiper malgré la période de vaches maigres, de plus en plus d'automobilistes se tournent vers les mandataires auto qui, à l'instar de Club Auto, leader du secteur appartenant au groupe AMTT (Christophe Tournant), proposent des voitures neuves à prix dégriffés (jusqu'à -40%). Gageons que ces solutions, qui existent aussi au Maroc, devraient se démocratiser à l'avenir.


Tagué : Rheda Amensag

               Partager Partager