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Khalid Ettaj - publié le Lundi 22 Février à 10:28

La crise des réfugiés en Europe : quelle influence sur son unité ?






Khalid Ettaj
Khalid Ettaj
L’union européenne se trouve aujourd’hui face à un défis très angoissant pour ses politiciens et ses décideurs de toutes orientations et appartenances, à cause de la crise des réfugies provenant de régions des guerres et des tenions et surtout du proche orient.

La catastrophe humanitaire syrienne provoquée par la guerre civile qui peut être considérée comme unique en son genre dans l’histoire contemporaine, et à cause de l’opacité ou l’absence d’horizon politique, ce qui pousse des milliers, voire des millions des ressortissants syriens à trouver un asile dans « le paradis européen ».

A cet effet, et à cause des nombres très élevés des réfugies, l’Europe se trouve à son tour, et qu’on le veuille ou pas, face à une problématique qui teste sa crédibilité et les valeurs qui ont caractérisé l’union européenne depuis sa constitution en 1957 en tant que communauté économique européenne.

Parmi ces valeurs qui sont valorisées et considérées comme source d’inspiration à l’échelle planétaire, on cite à titre d’exemple le respect des droits humanitaires des réfugiés et personnes déplacées, qui émanent en même temps du droit humanitaire international, et la convention de l’espace Schengen qui comprend les territoires des 26 Etats européens régissant et garantissant le libre déplacement des ressortissants et des résidents.

Toutefois, les attitudes des pays de l’union sont généralement divisées en matière de traitement de ce phénomène proprement humanitaire, malgré les efforts faits de la part d’activistes des droits de l’homme ou des politiciens européens.

Au moment où on trouve un pays comme la grande Bretagne qui tend à procéder une politique beaucoup plus conservatrice et protectionniste tout en essayant à imposer son point de vue devant ses partenaires, qui vise à introduire des reformes massives dans la structure de l’union européenne. On trouve par ailleurs d’autres comme le Danemark qui refuse l’adhésion au système de répartition centralisé des réfugies, ou d’autres pays qui s’appuient sur la dimension idéologique et souhaitent n’accueillir que les chrétiens ou adoptent des positions très extrémistes comme la Slovaquie, la Roumanie ou la Hongrie, alors que d’autres pays comme l’Allemagne, la France, ou même la Grèce malgré la crise économique qui la touche, supportent plus que les autres, et envisagent le problème avec une grande souplesse.

Cette division en matière des attitudes des différents pays de l’espace européen commencent à s’augmenter et se traduit de façon graduelle, par une xénophobie qui s’avère provoquée et divulguée par la monté des partis de l’extrême droite qui ne cessent de lier dans leurs discours médiatiques et leurs propagandes électorales entre l’islam et le terrorisme d’un côté, et entre les immigrés et le problème du chômage d’un autre côté.

En guise de conclusion, il faut signaler que la monté des courants racistes et l’extrême droite, la division des positions des pays membres selon les mesures des intérêts de chacun, et selon la conjoncture économique spécifique à chaque Etat, constituent entre autres des facteurs qui entraîneront une réévaluation de la convention de l’espace Schengen comme un pas préliminaire, en vue d’une réévaluation de la structure européenne dans sa globalité, ce qui pourrait être comme incontestable dans les jours qui viennent.
 


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