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Lemag - publié le Lundi 18 Mars à 09:23

La coopération entre le Maroc et la Côte d’Ivoire dans le cadre de la crise malienne






La coopération entre le Maroc et la Côte d’Ivoire dans le cadre de la crise malienne
L’actuelle intervention des forces françaises et africaines au Mali dans le cadre d’une opération visant à circonscrire la crise qui y sévit et à initier la stabilisation du pays après les différents évènements qui ont secoué la région depuis plus d’un an, suscite de nombreux débats quant à la place que prendront les Etats africains dans la consolidation de la paix régionale.

Ces débats sous-entendent l’absence des Etats africains dans la gestion première de la crise. Pourtant, à y observer de plus près, la réalité est toute autre.

Si l’intervention de la France, avec le déclenchement de l’opération Serval, répondait à une nécessité tactique dictée par l’urgence de la situation sur le terrain, la dimension politique et stratégique de la crise malienne était gérée dès le départ par une forte implication des Etats africains concernés.

Ainsi, si le rôle des Nations Unies a été mis en valeur dans la question malienne, il faut rappeler que cela n’était qu’en appui de l’action de la Communauté des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) présidée par la Côte d’Ivoire. Le rôle principal et essentiel de cette coordination fut joué par le Maroc, Etat africain et seul pays arabe du Conseil de sécurité au moment de la crise.

Au niveau de la CEDEAO, la Côte d’Ivoire a assumé avec une grande efficacité politique et diplomatique les différentes réunions convoquées au sujet de la question. Cette implication a permis de formuler un plan militaire global et inclusif visant à la fois à rétablir l’ordre et la paix sociale dans le pays, à contenir les impacts de la crise malienne dans la région considérée et à prévenir la résurgence de crises futures en augmentant les capacités de gouvernance du Mali.

La présence proactive du Maroc aux différentes réunions, en tant que membre observateur de la CEDEAO, et avec l’appui et la volonté politique de la Côte d’Ivoire, a permis de mener un travail de coordination efficace entre cette organisation et les Nations Unies en matière d’élaboration de la stratégie militaire. Le résultat d’une telle coopération fut sans appel. Le document final fut endossé par l’Union Africaine et les Nations Unies sans réserve aucune.

Pour ce qui se rapporte plus particulièrement aux Nations Unies, l’action du Maroc fut décisive à plus d’un titre. La consécration de cette action a eu lieu au mois de décembre 2012, lors de la présidence marocaine du Conseil de sécurité.

A cette occasion, le Maroc a organisé et tenu une réunion de haut niveau sur la situation au Sahel et au Mali, en présence de la Côte d’Ivoire, pays invité en sa qualité de président de la CEDEAO. Cette réunion de haut niveau qui a rassemblé les ministres des affaires étrangères des pays membres du Conseil de sécurité et de la région s’est conclue par l’adoption d’une déclaration du Conseil qui a finalisé les bases légales justifiant l’actuelle intervention militaire au Mali.     

L’association maroco-ivoirienne à la lumière de la crise malienne n’est pas le fruit du hasard. Elle témoigne d’une relation privilégiée qu’entretiennent les deux pays au double niveau politique et économique. Une relation qui se renforce de jour en jour à la lumière de la consolidation des rapports bilatéraux. C’est ainsi que la Côte d’Ivoire sera la deuxième étape de la nouvelle tournée africaine du Roi Mohammed VI, qui a débuté en date du 15 mars 2013 par un déplacement au Sénégal et qui se terminera par une visite au Gabon.


Tagué : crise malienne

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