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khalid_benslimane@yahoo.fr - publié le Mercredi 6 Mai à 00:00

La cité des anges






Sans parti pris, et sans ignorer complètement cette guerre de lobbys soulignée, non sans pertinence pour une fois, par la presse partisane, nous pourrions, histoire de sortir un peu des sentiers battus du populisme à outrance, aborder le problème qui oppose aujourd’hui les transporteurs à leur ministère de « tutelle » comme le symptôme caractéristique de ce mal profond en train de ronger la base démocratique de nos institutions.

Un double « schisme » politique, amenant d’une part, par bicaméralisme décisionnel, le pouvoir à se partager (en théorie seulement) entre deux pôles d’influence : Un pouvoir central et un gouvernement constitutionnel( En réalité, l’un est phagocyté par l’autre) et d’autre part, la chambre des représentants à représenter plus le pouvoir que le peuple par ce que l’on pourrait qualifier de syndrome de citoyenneté déficient acquis (SCDA), endémique chez les parlementaires des états du sud et qui leur procure ces « tics » fonctionnels, particuliers aux « républiques bananières »…et l’on s’étonne après que nos cons citoyens boycottent les urnes…

Dans cette affaire, le pouvoir, dans l’intrinsèque du sens, se trouve être pris dans l’antagonisme de sa propre dualité. D’un côté un paysage routier dessiné en dehors d’un processus institutionnel administratif, en grande partie à coups d’agréments pour services rendus avec tout l’arbitraire du lobbyisme corollaire. De l’autre, un plan de restructuration cartésien qui, bien que répondant à une réelle volonté démocratique, sous estime l’étendue de l’incohésion des différentes composantes institutionnelles intervenant dans le contexte d’application du nouveau code de la route, tout en allant à l’encontre de l’intérêt d’une multitude de lobbys réactionnaires, hérités d’un mode de gestion archaïque, qui pourrissent les articulations de l’architecture socio-économique de la cité dans sa volontaire avancée démocratique.

Entre les deux, se retrouve une population prise en otage entre les tergiversations égotiques d’un état aspirant au droit, ce qui est tout à son honneur, et la voracité réactionnaire des pustules malignes résultantes de ses fiévreuses hésitations à s’amputer des ses excroissances « décisionnelles » maladives…chose pour laquelle il devra nécessairement trancher pour colmater ses brèches « fonctionnelles » afin de cesser d’entrer éternellement en conflit avec lui-même.

En attendant, et grâce à la béance de ces brèches, Ghallab, tout comme ponce pilate s’en lave momentanément les mains devant l’agora angélique des représentants du peuple qui, pensant bien faire en cautionnant sans réserves le projet (surtout pour préserver leur statut de séraphins), n’ont fait en fait que mieux crucifier l’intention « moderniste » de la volonté démocratique du pouvoir central en le précipitant dans sa propre contradiction...et l'IRES, en soeur anne qui se respecte, n'a rien vu venir...

Malheur aux déchus….

khalid benslimane



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