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Talal Mohamed Yassine - publié le Jeudi 2 Juillet à 11:24

La bonne santé de l’économie nationale






La bonne santé de l’économie nationale
L’économie marocaine est en bonne santé, c’est sans doute la synthèse qui a été exprimée par l’équipe du fonds monétaire international (FMI) lors de sa visite au Maroc du 28 mai au 5 juin 2015. L’objet de cette visite est d’évaluer les résultats économiques obtenus par le Maroc dans le cadre de l’accord signé entre le Maroc et le FMI en juillet 2014. La délégation dirigée par Mr Dauphin a pu rencontrer les différentes autorités marocaines afin d’avoir une idée claire et transparente sur l’économie marocaine sur plusieurs volets, surtout en ce qui concerne la gouvernance liée à la politique économique menée par le gouvernement marocain.

En analysant le rapport relatif à cette mission et publié par l’institution sur son site officiel , la délégation a mis en valeur le redressement de l’économie nationale en annonçant que cette dernière aura un taux de croissance autour de 5% en 2015 , cette augmentation du PIB sera accélérée sans doute par une production agricole record et ce grâce à une politique gouvernementale  mise en place sur le terrain à travers la stratégie du Plan Maroc Vert , ce plan qui a révolutionné la modernisation de l’agriculture à travers l’introduction des nouvelles technologies  ainsi que la facilitation des mesures d’assistance et d’accompagnement d’agriculteurs via les nouvelles modalités de subvention  et de financement d’agriculture dont le crédit agricole du Maroc a joué un rôle primordial.

Le rapport du FMI a mis en valeur la position extérieur de la balance de paiement qui s’est améliorée sensiblement et ce à travers la baisse des prix de pétrole ainsi qu’une forte performance des exportations des secteurs émergeants et ce grâce à une politique d’industrie gouvernementale qu’on est entrain de récolter ses premiers fruits notamment le plan d’accélération industrielle. Les différents comptes de la balance de paiements enregistrent des soldes encourageants notamment en ce qui concerne les comptes des transactions courantes à travers la baisse du déficit de ces dernières jusqu’à attendre 5.6% du PIB en 2014 et devra avoisiner le 3% en 2015, ce qui contribuera à une amélioration importante des réserves de change de la banque centrale.

En matière de politique budgétaire le fonds a salué les efforts et mesures faites par le gouvernement à travers la réduction des différentes dépenses publiques liées principalement aux subventions relatives à la caisse de compensation. L’institution a mis en grade le Maroc en ce qui concerne sa dette publique , même si cette dernière a jugé que le taux de 65 % que représente cette dette par rapport au PIB reste acceptable , tout en sachant qu’au niveau de l’union européenne le traité de Maastricht a bien limité l’endettement publique des pays de la zone EURO dans la limite de 60% du PIB nationale. L’environnement économique national est caractérisé aussi par une inflation qui demeure faible et  maitrisable en avoisinant le 1.5%, ce qui traduit l’efficacité et la pérennité des différentes décisions prises dans le cadre de la politique économique gouvernementale.

Toutefois  le fond a mis en garde le Maroc contre le problème lié au chômage des jeunes qui devrait être un frein pour le développement de l’économie, le pouvoir exécutif devra adopter des stratégies et plans au niveau nationale afin d’atténuer l’impact de ce phénomène et d’encourager la demande générale  et ce via la formation professionnelle et l’encouragement de l’offre générale par une politique budgétaire favorisant l’investissement et la croissance.

 L’économie marocaine reste toujours une économie dépendante aux effets économiques de l’agriculture ainsi qu’aux différentes instabilités des prix au niveau internationale surtout celles relatives aux  prix d’énergie qui demeure  un élément à prendre en considération, même si le royaume du Maroc a pris au sérieux ce problème  en investissant sur des programmes liés à l’énergie renouvelable.

En matière de gouvernance, il est clair que l’effort qui a été mené par le gouvernement a eu un impact positif sur l’économie nationale surtout en ce qui concerne les efforts faits au niveau législative à travers la mise en place d’une nouvelle loi organique liée à la loi de finance en mai 2015 , le Maroc a aussi mis en place des mesures d’ordre sociales tels que L’Initiative Nationale pour le Développement Humain, lancée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le 18 mai 2005, et qui a comme objectif la lutte contre la pauvreté, la précarité et l’exclusion sociale à travers la réalisation de projets d’appui aux infrastructures de base, projets de formation et de renforcement de capacités, d’animation sociale, culturelle et sportive ainsi que la promotion d’activités génératrices de revenus et d’emplois. dans le même objectif le gouvernement BENKIRANE a pu prendre d’importantes initiatives telles que  l’indemnisation des veuves ou des personnes qui n’ont plus d’emploi, d’autres mesures peuvent être citées en matière de santé à travers la baisse des prix de médicaments ou dans l’éducation à travers les réformes qui sont en cours d’études et d’analyses via le conseil supérieur de l’enseignement initié par le roi.

En matière de politique monétaire, le Maroc a pu mesurer ces intervention  à travers une politique économique mesurée et adéquate aux besoins de l’économie, l’intervention visant à rééquilibrer les pondérations de l’euro et du dollar dans le panier auquel le dirham est rattaché correspond à la structure actuelle des échanges extérieurs du Maroc. Cette mesure pourra être considérée comme un pas important vers la libéralisation des changes et l’adoption d’un régime flottant ce qui va aider le Maroc a absorber efficacement l’impact des chocs financiersextérieurs.la banque centrale a pu mené une politique monétaire autonome en utilisant avec délicatesse les différents instruments d’intervention soit via le réserve obligatoire des banques ou l’intervention direct via les taux  directeurs. Il faut néanmoins souligner la rigueur de cette institution qui a pu via sa politique de supervision bancaire, protéger et contrôler effacement le système bancaire nationale et ce via la mise en en place des différentes mesures de supervision surtout celle liées aux normes prudentielles de bale II et bale III. Il faut aussi souligner l’entrée en vigueur d’une nouvelle loi bancaire publiée en 2015 et qui se constitue comme étant une avancée législative importante pour le développement de notre système financier, surtout que le législateur a pu intégrer pour la première fois, la notion de la finance participative. Cet arsenal  juridique devra être complété par une nouvelle loi relative à la banque centrale.

D’autres chantiers devraient être démarrés d’urgence surtout celles liées à la réforme des retraites dont l’importance est majeure pour l’équilibre de notre politique budgétaire.

Le gouvernement à travers ses trois ans passés au niveau du pouvoir a pu traverser une période critique et ce en affrontant une crise économique internationale, néanmoins ce denier a pu affronter les obstacles et mis en place les réformes nécessaires en profitant de sa légitimité politique garantie par la constitution de 2011. Cette constitution qui a été initiée ingénieusement  par le roi et mise en exercice par les urnes de 2011 et qui a en quelque sorte garantit au Maroc une stabilité politique unique dans le monde arabe.

Le gouvernement devra mettre en place cette constitution et ce via L’adoption des différentes lois organiques, surtout celle relative au processus de régionalisation dont l’entrée en vigueur chamboulera sans doute la gouvernance au niveau régionale, et contribuera à la résolution du plusieurs problèmes économiques et politiques.



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