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Mohamed INFI - publié le Jeudi 4 Avril à 18:47

La banque comme facteur de bolcage






La banque comme facteur de bolcage
Il ne m’est jamais venu à la pensée que le secteur bancaire pouvait être touché par les défauts majeurs de notre administration, à savoir la lourdeur et la lenteur. L’idée que je me faisais d’un établissement de crédit, c’était qu’il est une institution d’une organisation infaillible, parce que gérée au moyen d’un système d’information qui lui assure efficacité et rentabilité grâce aux ressources, largement suffisantes, mises à sa disposition (matériels, logiciels, personnel, données et procédures). C’est pourquoi ma déception était grande quand j’ai découvert que l’administration bancaire n’est pas meilleure que les autres administrations auxquelles le citoyen peut avoir affaire. Ce qui est incompréhensible et décevant, c’est que cette institution pour laquelle le temps vaut de l’or (ou de l’argent, comme on veut) s’évertue, quand il ne s’agit pas d’opérations de banque mais d’affaires d’autre nature (obtenir un document, par exemple), à faire perdre le temps de ses clients en recourant au fameux procédé du renvoi à plus tard: « reviens une autre fois », lequel nous rappelle « sir waji », encore en vigueur, malheureusement, dans certaines administrations. Cette attitude reflète une mentalité d’antan et de prévarication, qui persiste encore dans certains secteurs, y compris le secteur bancaire. Elle constitue un véritable facteur de blocage et porte atteinte aux intérêts des demandeurs de services.

Toutefois, pour ne pas accuser tout le secteur, je vais nommer la banque qui m’a déçu. Je ne peux en juger des autres. Je ne vise donc que la Société Générale Marocaine de Banques (la SGMB), et plus particulièrement, sa direction régionale de Fès. En voici l’histoire :

Nous sommes une coopérative d’habitation. Nous avons construit un immeuble de huit appartements. Cinq membres sur huit ont contacté un crédit auprès de la dite banque (Agence Zitoune, Meknès). Ayant réuni toutes les pièces nécessaires pour engager la procédure de l’éclatement des titres, nous avons pris contact avec les services de la conservation foncière, lesquels services, après examen du dossier, nous ont demandé de présenter ce qu’on appelle « l’adhésion » qui consiste en le consentement de la banque (au profit de laquelle le titre foncier est hypothéqué) à transférer l’hypothèque du titre du lot sur lequel l’immeuble a été construit pour l’être sur les titres des appartements revenant aux emprunteurs.

La demande a été faite le 22 janvier 2013, au nom de la Coopérative qui s’est constituée partie appelée La Caution dans l’Acte de caution hypothécaire. Depuis cette date, nos visites à l’Agence Zitoune de la SGMB ne se compte plus. Les réponses de l’agent qui nous reçoit, gentiment, il faut le dire, varient peu ; en gros, c’est une affaire de signature. Ce sont les prétextes de l’absence de signature qui changent : tantôt le responsable est en congé, tantôt en formation ; puis c’est le prétexte de l’accumulation des dossiers, et celui de l’immobilier n’est pas urgent, etc. D’autres prétextes viendront « justifier » le retard : la saisie des dossiers des emprunteurs, la vérification des pièces et le complément à y apporter, comme si le crédit était accordé sans examen des dossiers. La dernière réponse en date, c’est que tout est complet, tout est parfait, mais laissez-nous un peu de temps, comme si le temps n’avait aucune valeur ; or, les intéressés, et plus particulièrement, ceux qui n’ont pas contracté de crédit, pâtissent de ce comportement et de ce retard incompréhensible: le dossier de l’éclatement des titres est bloqué ; les propriétaires des appartements ne le sont pas vraiment : ils n’ont aucun document qui prouve leur possession du logement qu’ils occupent ; et ainsi de suite.

N’est-ce pas étonnant que la banque soit un facteur de blocage, au lieu d’être celui de faciliter les procédures et l’accès aux services ? N’est-il pas incompréhensible que la banque dédaigne à ce point la valeur du temps et l’intérêt de ses clients ?, etc.etc.


Tagué : Mohamed INFI

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