Lemag.ma : Portail d’information dédié au Maroc et au Maghreb
Facebook
Twitter
App Store
Newsletter
Mobile
Rss
Italie: référendum à risque, en pleine vague populiste, pour Renzi: Le chef du gouvernement... | via @lemagMaroc https://t.co/JlyujW1Cxy


MAP - Mohamed Taoufik Ennassiri - publié le Mardi 20 Mai à 13:26

La Medersa Ben Yousssef à Marrakech, un joyau de l'architecture arabo-andalouse qui gagnerait à être mieux valorisé



Marrakech- Si elle assumait autrefois un rôle important en matière de diffusion des sciences et du savoir, la Médersa Ben Youssef représente aujourd'hui à elle seul un patrimoine culturel et architectural qui gagnerait à être mieux valorisé et exploité sur différentes plans.



PH ar.wikipedia
PH ar.wikipedia
Situé au cœur de l'ancienne Médina de la cité ocre, ce joyau de l'architecture arabo-andalouse fut, durant plus de quatre siècles, un foyer d'accueil pour les étudiants en soif de connaissance dans diverses sciences, notamment en théologie.

îuvre du Sultan Saadien Abdellah Al Ghalib, cet édifice se caractérise par la diversité de ses décors et ses couleurs qui en fait une œuvre architecturale originale. En effet, elle est effigie de tous les thèmes décoratifs de l'art marocain.

Véritable reflet de la magnificence de l'art marocain, la Médersa Ben Youssef puise sa force dans une architecture d'une grande cohérence, ainsi que dans la diversité des matériaux utilisés dans la construction de ce monument, l'un des plus visités de la ville des Sept Saints.

Ainsi, le bois de cèdre en provenance de l'Atlas est partout présent. Il est adopté dans les somptueuses coupoles du vestibule et de la salle de prière, dans les plafonds des couloirs et au niveau des frises et des auvents de la cour principale.

Le marbre, acheminé d'Italie, a également servi à orner la médersa. Le plâtre, quand à lui, occupe la place de prédilection dans la décoration de l'édifice. En effet, de grands panneaux de plâtre sculpté couvrent les façades du patio et de la salle de prière.

Le zellige de diverses couleurs et formes géométriques et de différentes techniques habille les bas des murs et des piliers.

S'agissant de sa disposition spatiale, la Medersa Ben Yousssef est organisée autour d'une cour centrale de forme carrée, avec au centre un bassin de forme rectangulaire doté de deux jets d'eau en bronze. Cette cour est entourée de deux Riwaqs qui sont soutenus par d'importants piliers par l'intermédiaire de linteaux de bois de cèdre.

Autour de la cour s'ordonne la salle de prière de forme rectangulaire aussi qui repose sur quatre colonnes en marbre. La Medersa est pourvue de 132 chambres au rez-de-chaussée et à l'étage et qui sont disposés derrière les couloirs.

Elle est aussi pourvue d'une salle d'ablutions de forme carrée aménagée autour d'un bassin couvert coiffé d'une coupole à Muqarras. Une série de latrines borde les trois côtés de la salle d'ablution.

La Medersa fut restaurée une première fois en 1950. A la fin de 1960, la Medersa désaffectée fut fermée aux fidèles et au public. Ce n'est que depuis 1982 que des travaux de restauration permirent aux voyageurs de découvrir ce chef d'œuvre de l'art marocain.

En juillet 1999, le ministère de la Culture a confié à la Fondation Omar Benjelloun, par convention, la restauration et la gestion du monument qui, selon les observateurs, gagnerait à être mieux valorisé et exploité notamment sur les plans touristiques et culturels.

Pour Jamal Aboulhouda Abdelmounim, inspecteur des monuments historiques et sites archéologiques à la région de Marrakech-Tensift-Al Haouz, la Medersa Ben Yousssef est l'un des plus importants monuments historiques au Maroc, en général, et à Marrakech en particulier.

Cette Medersa, l'une du plus grandes du genre au Maroc et au Maghreb avec une superficie de 1.670 m2, connait une grande affluence de la part des visiteurs marocains et étrangers, a-t-il ajouté.

D'un point de vue historique, cette école coranique a été baptisée du nom du sultan Ali Ben Youssef, l'un de sultans de la dynastie de Almoravides, a rappelé M. Abdelmounim, ajoutant qu'elle a tiré profit de sa proximité de la mosquée Ben Youssef qui a été une destination de choix pour les plus célèbres érudits à travers l'histoire du Maroc.

Evoquant sa situation actuelle, M. Abou El Houda a rappelé que le ministère de la Culture avait signé un accord avec la Fondation Bejelloun, estimant que cet édifice devrait faire l'objet de plus d'intérêt de la part de l'ensemble des acteurs concernés pour retrouver sa place d'antan et jouer de nouveau son rôle en matière de diffusion des connaissances et du savoir.

               Partager Partager

Fil Info | Lemag | Presse | Tribune | Sahara