Lemag.ma : Portail d’information dédié au Maroc et au Maghreb
Facebook
Twitter
App Store
Newsletter
Mobile
Rss
Une veille informationnelle sur le festival international du film de Marrakech App #eMarrakech #FIFM2016... https://t.co/34xwOAAqjU



MAP - publié le Lundi 2 Novembre à 15:53

La Marche Verte est un patrimoine immatériel pour les Marocains et les documents historiques et les archives coloniales corroborent la marocanité du Sahara






Guelmim - De nombreux chercheurs ont célébré, lors d'un colloque organisé à Guelmim, l'anniversaire de la Marche Verte, analysant les différents aspects de ce fait marquant de l'histoire et du processus politique du Maroc sur les plans social, historique et politique, tout en convenant sans ambage que cet événement est devenu désormais un patrimoine immatériel pour l'ensemble des Marocains.
Les professeurs-chercheurs, qui se sont succédés à la tribune de ce conclave, organisé samedi à l'occasion de la célébration du 40ème anniversaire de la Marche Verte, ont passé en revue et éplucher les textes et les innombrables documents historiques marocains et ceux conservés dans les registres coloniaux français et espagnols, et qui confirment sans conteste et de manière scientifique et claire la marocanité du Sahara et les liens solides qui existaient et existent toujours entre les tribus sahraouies et le Trône alaouite. 

La Marche Verte converge et cadre avec la migration du prophète de l'Islam et les migrations des tribus de l'Orient et des Andalous à destination du Maroc, en ce sens qu'elle augure d'une volonté "d'édifier une nouvelle société" et de se remémorer les migrations que le Maroc a connues tout au long de son histoire", a affirmé le directeur-adjoint de la Bibliothèque nationale du Royaume du Maroc, Abdellaâti Lahlou, dans son intervention sur le thème "Lecture sociologique et anthropologique...40 ans après la Marche Verte".

Il a, d'autre part, fait savoir que la Marche Vert avait également réussi à mettre en avant l'activité de création à travers l'engagement des artistes et écrivains dans la production romanesque, poétique et celles ayant trait aux beaux-arts et à la chanson classique qui ont conféré une marque indélébile à la culture marocaine durant le dernier quart du 20ème siècle. 

Pour sa part, le spécialiste de l'histoire du Sahara marocain, Noureddine Belhaddad, a embarqué l'audience dans un voyage explorant des chapitres méconnus du grand public de l'histoire du Royaume, lesquels chapitres confirment la cohésion et la symbiose ayant existé de tout temps entre les dirigeants de la Nation (Rois Alaouites) et les habitants du Sahara, faisant systématiquement référence aux documents historiques qui étayent ses propos.

Tout en évoquant la manière avec laquelle les tribus sahraouies avaient dépêché une nouvelle délégation pour renouveler le serment d'allégeance à feu SM Mohammed V en 1927 en dépit des barrières et obstacles imposés et érigés par la puissance coloniale d'alors, M. Belhaddad s'est interrogé sur les véritables raisons derrière le déplacement de ces délégations qui avaient pourtant défié les menaces du colonisateur, si ce n'est leur nationalisme et patriotisme sincère et l'attachement indéfectible de la population sahraouie au Trône. 

Dans ce sens, le chercheur a cité les noms de plusieurs batailles livrées par les tribus sahraouies pour la défense de la souveraineté marocaine contre la puissance coloniale, outre des documents officiels portant sur des correspondances avec les ministères des Affaires étrangères de plusieurs pays, dont la Grande-Bretagne, et qui témoignent de l'allégeance de l'ensemble des tribus sahraouies au Trône alaouite, ainsi que d'autres documents attestant du refus catégorique de ces tribus d'admettre le statut de "protégés" de la part de la puissance coloniale. 

Les mécanismes de développement de l'espace territorial dans les provinces du sud requièrent la mise à niveau des ressources humaines, la complémentarité administrative, la transition d'un mode de gestion vertical vers une gestion participative et la transformation de la région en une zone territoriale attractive, a indiqué, pour sa part, le chercheur en Sciences politiques, Said Bouchakouk. 

Le concept d'attractivité territoriale se traduit par l'encouragement des investissements, l'attraction des capitaux, l'impulsion de la production des richesses et leur répartition de manière équitable sur la population, a relevé M. Bouchakouk dans son intervention intitulée "Régionalisation et développement de l'espace territorial au Sahara". 

Il a, de même, mis l'accent sur l'importance de l'expérience de la régionalisation enclenchée et mise en oeuvre par le Royaume, en particulier en ce qui concerne le renforcement du sentiment d'appartenance, de la cohésion sociale, de l'unité nationale et de l'approche participative dans le processus de prise de décision, outre la consécration de l'identité nationale qui constitue le brassage des cultures locales avec leur diversité.

               Partager Partager