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Alice Danemo - publié le Vendredi 19 Décembre à 14:40

La Francophonie entre-t-elle dans la modernité ?




Le XVème sommet de la Francophonie a vu la succession d’Abdou Diouf, après 12 années passées à la tête de l’Organisation Internationale de la Francophonie. Pour la première fois, une femme, non africaine, Michaëlle Jean dirigera cette structure qui devra se pencher à l’avenir sur les problématiques économiques. Pour assurer cette entrée dans la modernité, Richard Attias a élaboré une charte économique avec la participation notamment de Brahim Benjelloun Touimi, directeur général de la Banque Marocaine du Commerce Extérieur, et de Baïdy Agne, le Président du Conseil National du Patronat sénégalais.



Les enjeux de pouvoir au sein de l’OIF Comme l'a rappelé l’hôte de ces manifestations, le président Macky Sall, la Francophonie est plus que jamais « une force économique ». A elle seule, elle représente 16% du produit intérieur brut (PIB) mondial, 14% des réserves mondiales de ressources naturelles et 20% du commerce mondial, pour seulement 4% de la population mondiale. D’ailleurs ce nouvel axe faisait consensus parmi les candidats, comme Jean-Claude de l'Estrac qui a déclaré : « la francophonie de demain devra être économique, sinon les jeunes Africains adopteront d’autres langues ». Pourtant, selon les journalistes de Jeune Afrique, le choix de la nomination aurait encore du « mal à passer ». Pour l’ancien journaliste mauricien, « au-delà du candidat, c'est une indiscutable défaite africaine. Au Sénégal, pays de Senghor, l'Afrique laisse échapper la seule organisation internationale d'importance qu'elle contrôlait ». Il va même plus loin en se disant surpris « que la France ait laissé ce poste échapper à l'Afrique » ; le candidat malheureux Pierre Buyoya a lui aussi déclaré être « surpris par la manière de faire de François Hollande ». Le premier Forum économique dessine une nouvelle OIF Outre la dimension politique du sommet, le Forum du 1er et du 2 décembre devait selon l’administrateur directeur général de la Banque Marocaine du Commerce Extérieur, Brahim Benjelloun Touimi faire émerger « une économie décomplexée où la technologie, l’éducation, la recherche, la culture marchande et non marchande doivent jouer un rôle de premier plan parce que ce sont des accélérateurs de l’intégration de l’espace francophone ». L'organisateur Richard Attias, appuyé par le rapport de Jacques Attali, a fait part de son souhait de transformer l’OIF sur le modèle du Commonwealth. C’est sur cette vision qu’ont accepté de venir échanger leurs expériences, Baïdy Agne, le Président du Conseil National du Patronat sénégalais, Makhtar Diop, le Vice-Président Afrique de la Banque mondiale et Rémy Rioux, Secrétaire Général-Adjoint du Ministère des Affaires étrangères et du développement international. Avec aussi bien la participation de grands groupes comme Attos ou Alcatel-Lucent, que de jeunes entrepreneurs « futur-flash », tels que Nicolas Bussard ou Karim Sy, les participants se sont prononcés en faveur de la multiplication des visas d’affaires et de la simplification des normes économiques. De son côté, Ai Bongo a évoqué l’idée de la création d’une zone de libre-échange tout en se souciant de préserver la CEDEAO pour l’Afrique de l’Ouest ou la CEMAC pour l’Afrique Centrale.



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