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Dr Ben Kirat - publié le Lundi 8 Juillet à 22:27

La Démocratie au Maroc

Democratie, Jabri, Ben Ali, PJD, Istiqla, Chabat






La Démocratie au Maroc
Démocratie Marocaine -1

‘On a qu’à se réjouir de l’exemple de la démocratie américaine sur la question de Julian Assange de WikiLeaks d’abord, d’Edward Snowden ensuite, et enfin de la collaboration des Européens (Espagne, Italie, France, et Portugal en particulier) du fracas du détournement de l’avion du Président Evo Morales de la Bolivie le 3 Juillet 2013 pour apprécier le sens démocratique d’un poids deux mesures: Désespérance et panique de l’Oncle Sam, mais seulement cette fois-ci c’est un noir qui se déguise en masque blanc pour le représenter et qui a trouvé l’Islam trop clément pour choisir un chemin plus hardi et devenir un évangéliste acharné à peau blanche masque noir engagé. Pour Bush c’était les ‘les moyens justifient la fin’ au lieu de ‘la fin justifie les moyens’, et pour Obama, ‘Peau noire, Masques blancs’ ou maintenant ‘Peau blanche, Masques noirs’, se demanderait Frantz Fanon.

D’abord la démocratie marocaine a subi un long parcours difficile et revient à beaucoup aux intellectuels marocains indépendants des partis politiques ou limités dans leur ambition politique. Il faut faire reconnaitre les efforts de certains parmi eux et les faire connaître aux marocains. Le dernier disparu Dr Ben Ali dont l’idéologie sincère et une philosophie politique réaliste et à la fois idéaliste avec une théorie économique socio-libérale, dominent son parcours intellectuel, et travailla sans relâche pour soutenir la classe ouvrière et contribuer au développement du Maroc. Ben Ali a toujours défendu les intérêts des ouvriers, victimes du capitalisme marocain anxieux pour s’enrichir tout seul en exploitant une main d’œuvre moins chère et sans formation aucune. En tant qu’économiste hardi, il a bien compris les problèmes d’une économie dominée par l’état et une ambition du Maroc moderne de se transformer en une économie libérale qui nécessiterait une main d’œuvre qualifié et des experts dans la matière. Il s’est toujours combattu pour la démocratie et son courage de défier la subjugation et de ne vénérer aucun: l’homme est né libre et doit le rester pour le reste de sa vie. Il était l’ami d’un autre économiste de taille, Aziz Belal, qui a quitté ce monde trop tôt, comme d’ailleurs Paul Pascan, cet humaniste dans la préoccupation concernait la société et le développement de son pays, en particulier ces efforts dans l’agriculture et la formations des ingénieurs dans ce domaine. Jabri est l’incontournable Averroïste moderniste marocain, avec comme, Ben Ali et autre socialistes libéraux ont vécu tous des périodes de doute, comme d’ailleurs Marx lui-même a ressenti de son vivant, l’échec des révolutions de son époque qui n’ont pas résisté à l’épreuve du temps et se trouve exilé à Londres. Le débat sur le capitalisme et le socialisme n’a jamais été aussi vivant que la plus part de ces grands penseurs marocains n’ont arrêté d’exploiter de configurer et de façonner au tissu marocain. Cette ambivalence s’est accentuée depuis la chute du mur de Berlin et l’émergence de l’Eurocommunisme à l’espagnol, à l’italienne, à la française, à la marocaine et d’autres. Le système politique et économique comme la démocratie, sur qui Ben Ali a beaucoup insisté ne peuvent venir que de l’intérieur, car on ne peut pas les importer ou les exporter. Donc, la démocratie ne peut que se faire de toutes pièces à la marocaine. Il faut également payer hommage aux autres marocains qui ont travaillé et d’autres travaillent encore pour y arriver à cet idéal de tous, et d’aucune manière devrions nous oublier l’intellectualisme de la cité de Sarfaty et son combat pour le Maroc jusqu’au dernier souffle, et que ce ‘Souffle’ lui a coûté beaucoup dans les geôles de Tazamamart. En ce qui concerne el Jabri, ce produit exceptionnel de Figuig, ce moderniste Averroïste engagé, qui nous a quittés aussi, détient le flambeau du futur du développement, non seulement de la philosophie générale, mais aussi de la politique et de l’économie du pays, le grand moderniste qui a fait revivre l’Averroïsme au Maroc, qui reposait en tourment au cimetière marocain depuis sa mort. Il faut rendre hommage au grand penseur et historien Abdellah Laroui, cet autre Orientaliste des Beni Snassen, dont l’intellect et la pensée saine se trouvent dans tous les rayons bibliothécaires du monde, comme d’ailleurs cet autre Oujdi, Ayache, et que tous ces cerveaux y inclus Elmanjra et d’autres, méritent d’être mis à la connaissance de tous les marocains d’abord, et d’être le sujet de multitudes de recherches académiques dans toutes les universités du Maroc et ailleurs pour les chercheurs marocains et européens à l’Etranger.

Revenons maintenant à Chabat qui devait aller plus loin et continuer dans la voie qu’il s’est tracée. Le Maroc n’a pas besoin de l’Algérie mais le contraire est vrai; le Maroc ne doit pas insister sur l’ouverture des frontières, bien que cette démarche ne soit rien d’autre que d’humilier les algériens et de les mettre au pied du mur, car ils ne peuvent répondre positivement aux demandes, car ça serait céder à la monarchie marocaine, la bête noire du régime algérien depuis ‘la guerre des sables’. L’Algérie c’est le cas du Royaume Uni et de l’Europe, à ne jamais se réconcilier avec l’idée européenne pour le second et à l’Union du Maghreb Amazigh pour le premier. L’Union du Maghreb Amazigh doit œuvrer et se faire sans l’Algérie, car l’Europe a mieux fonctionné avant l’adhésion du RU, et par implication l’Union du Maghreb Amazigh peut bien fonctionner et meilleur encore sans l’Algérie. Le retour de Tindouf est d’ordre capital et le Maroc doit récupérer ses régions livrées pour l’apaisement à un pays ingrat qui n’a de parole ni de la part du gouvernement provisoire du FLN ni avec l’Algérie indépendante de ces mêmes éléments et de ses généraux français.

Comme l’Ethiopie oppose la thèse des accords du colonialisme à propos de son barrage sur le Nile, qu’à un moment donné l’Afrique soutenait et maintenant la donne a changé parce que ça concerne le pays du Siège central de l’Union Africaine, et non le Maroc. Le principe du statu quo des frontières et traités hérités du colonialisme est maintenant rejeté par l’Afrique, et comme il a été reporté par un ministre Ethiopien que l’Afrique dépasse maintenant cette époque et que le Monde a évolué . Certes, le monde a évolué et le Maroc a plein droit de récupérer Tindouf et les régions annexées par la France et puis cédées à l’Algérie, ce frère ennemie, qu’il faut encore une fois vaincre pour convaincre. Les dépenses militaires algériennes ont subi une hausse de 44% en 2011, portant l’Algérie le premier pays pour les dépenses en matière d’armement dans l’Afrique du Nord. Les milliards de dollars payés pour l’armement ne vont pas changer la donne, car c’est les hommes et l’esprit intelligent des marocains qui comptent, et non le chaud et le froid d’une révolution déchue qui va faire triompher les généraux français d’Algérie.

L’Istiqlal a commencé avant l’Egypte de demander le départ de la gangrène Islamiste avec qui Abbas Fassi avait noué l’acte de mariage et que Chabat veut annuler cette union forcée. Les marocains maintenant doivent faire preuve du 20 Février et de se rassembler pacifiquement en masse pour faire effacer le PJD de la scène politique marocaine. Il y a un seul Commandant des Croyants au Maroc, pas deux ou trois; ce n’est ouvert au pluralisme de commandeurs. Etre Musulman ne passe pas par les Islamistes, mais le contraire est vrai, car le PJD n’est pas détenteur ni du paradis, ni de l’enfer, c’est un parti d’opportunistes politiques bédouins et des petits fkih de compagne qui à peine se sont libérés de l’analphabétisme et arrivent tout juste de réciter ce qu’ils régurgitaient des Halkﻖa et de Jama’ﻉ Lafna, c’est-à-dire des démagogue Machiavel et muni d’un savoir antique de la rue, comme certains Orientalistes et sociologues le font aujourd’hui et non des Oulémas érudits et savants, héritiers d’Averroès ou d’Ibn Khaldun. Philippe d’Iribarne, un de ses sociologues qui essaye d’examiner les rapports entre l’islam et la démocratie dans son dernier livre, mais l’auteur, lui-même, transforme son obscurité personnelle en lumière, comme l’obscurantisme de Ben Karane, ou comme Schopenhauer écrit, «Les religions sont comme les vers luisants: pour briller, elles ont besoins d’obscurité. Un certain degré d’ignorance générale est la condition de toutes les religions, le seul élément dans lequel elles peuvent vivre.» . D’Iribarne devrait s’occuper de la France et briller dans le christianisme en France et non même pas l’Islam en France parce que ça le dépasse. Allal Fassi n’a-t-il pas déjà averti de l’immixtion des français dans les questions des autres pays, car les marocains ne se mêlent pas du Christianisme ni de la religion des autres pays, et pour que D’Iribarne se prenne pour un savant de l’Islam on ne peut que le décrire comme victime de sa propre ignorance et de ses limites, car il ne pouvait pas s’engager dans le discours intérieur des affaires françaises pour briller parmi les borgnes orientalistes dans les affaires d’autrui. Les intellectuels marocains ne s’intéressent nullement de la pensée chrétienne et ne perdent pas leur temps à expliquer qu’est-ce que c’est le catholicisme aux catholiques, car il serait une présomption de savoir plus que le catholique; ils réservent leurs énergies pour ce qui les concernent, c’est là la sagesse et la supériorité de l’esprit saint du respect des autres religions. D’autre part, et pour éclairer et mettre plus en lumière D’Iribarne, qui doit prendre note de François Hollande, qui est plus averti et le mieux conseillé en France, et de prendre compte de la déclaration de son Président que ‘l’Islam est compatible avec la démocratie’. Mais seulement D’Iribarne est inconscient de ce qu’il dit et de la force et de la véracité de l’Islam, il est loin des analyses sobres de Mohammed Arkoun, d’el Jabri, de Laroui, de Olivier Carré, de Maxime Rodinson, ou de Louis Massignon, car d’Iribarne, comme Bernard Lewis, a son propre agenda et ne fait que confirmer consciemment ou inconsciemment sa thèse et par implication la véracité du christianisme et le placer au-dessus de toutes les autres religions en étant l’avant-garde de la démocratie qu’il oublie émane d’une révolution sanglante antireligieuse. La démocratie n’a jamais été le produit de la religion mais des hommes de la sagesse; l’homosexualité maintenant reconnu en France est sujet de la société, mais la Bible, comme le Coran, ne change pas, elle ne va pas changer ses textes pour plaire aux démocrates, comme il est le cas du divorce, de la contraception, de l’avortement et bien d’autres chez les catholiques. Contrairement à d’Iribarne, la Bible comme «le Coran évoque à tout moment les preuves incontestables face auxquelles il n'est de choix qu'entre la soumission des croyants unanimes et le refus haineux d'infidèles honnis de Dieu.» la bible est tellement sûr qu’elle va condamner des millions au bûcher et qu’elle est sure que la terre est plate qu’elle va éliminer toute personne soutenant le contraire. Mais d’Iribarne n’est rien d’autre qu’un propagandiste de sa foi qui ne diffère guère d’un Voltaire mal informé à l’égard de l’Islam et sa culture, de Renan ou d’un Aquin, car il a complètement oublié l’histoire du Christianisme vis-à-vis l’Islam et ignoré à quel point le christianisme a été sûr de sa doctrine au point de s’engager dans les Croisades, l’Inquisition, la Reconquista et le comble de l’ignorance totale est de déclarer que les Aztèques n’avaient pas d’âme, second acte de génocides après les Croisades. Pour la gloire de la démocratie chrétienne, il a complétement oublié de faire référence aux massacres des Cathares et des Protestants dans le monde et de surcroit la France. Le Christianisme n’a d’égal en violence à aucune autre religion et n’a jamais été démocrate car le concept même lui échappe sinon pourquoi le remplacer par la laïcité? Il ne fait guère référence aux dérives du Vatican et de ses financements mafieux et dans le dernier ne date que de quelques semaines (juillet 2013) concernant le blanchissement d’argent transporté dans un avion privé provenant d’Amérique de l’Oncle Sam, accompagné par un banquier-prêtre du Vatican, mais ce dernier évènement n’est que la partie visible de l’iceberg. Peut-être faut-il mettre d’Iribarne avec ses grands intellectuels de la France qui prennent la relève de François-Marie Arouet dit de Voltaire, avec des idées du XVIIIe siècle qui, avec sa pièce Mohamet, ou le Fanatisme, dénigrait l’Islam. Ou même les contradictions de Dante vis-à-vis l’Islam et le Prophète d’une part, et Averroès à qui, comme à Platon et Aristote, il réserve le limbe pour les sauver à cause de leur sagesse, de l’autre. Voltaire était déjà suspect des chrétiens, comme d’ailleurs l’était Dante, et essayait de se racheter et la France, tout au long de l’histoire, a produit plusieurs hypocrites de ce genre, car les bons chrétiens sont passés aussi au bûcher. Ce dénigrement se répète et continue jusqu’au XXe pour s’intensifier au XXIe siècle et être chapeauté maintenant par d’Iribarne pour briller dans l’obscurité parmi les Guéants et les Le Pen; ces experts de la sociologie de la rue et de l’égout.

Ce n’est pas parce que le Coran est véridique ou non, mais parce qu’ils mettent la raison du christianisme au-dessus de toutes les autres, ce christianisme lui-même qui vient de la terre de l’Islam et non de Paris ou de Rome, oubliant aussi que l’Islam comme le sacré intouchable Judaïsme font partie intégrante de la France et de l’Europe. D’Iribarne a dévié de la rigueur de la recherche de Ibn Khaldun, de Brathwaite et de la logique d’impartialité et du respect de l’autre comme le prêchait Gandhi, pour qui toutes les religions se valent l’une l’autre ou comme vient de l’annoncer François Hollande que l’Islam est compatible avec la démocratie. Mais la vraie question c’est les hommes et non les prophètes ou les ‘livres sacrés’ qui sont responsables pour ses déviations ou l’extrémisme, et c’est aux hommes qu’il faut s’adresser. Si ‘les écritures sacrées’ ont donné la foi à l’homme pour l’enchaîner, et c’est en le privant de sa liberté, que la raison elle-même va surgir pour le libérer et le sauver, car il n’a, suivant Marx, besoin d’aucune déité. C’est l’homme qui a créé et dieu et la démocratie, or le commentaire de Xénophane, ‘Si les chevaux avaient des mains et pouvaient dessiner, ils feront des dessins des dieux comme des chevaux… il est naïf de prier les dieux parce qu’ils se comportent irrationnellement et immoralement’. Ce qu’on interprète maintenant de dieux mythiques; ils étaient vrai pour leurs générations que le Dieu de Mohammed ou Jésus des chrétiens de notre génération, et en niant l’un on condamne l’autre.

Sans rappeler aussi, comme on vient de voir que Marx rejette totalement la thèse du déisme, et condamne la religion à une addiction d’Opium: «La religion est le soupir de la créature opprimée, l'âme d'un monde sans cœur, comme elle est l'esprit des conditions sociales d'où l'esprit est exclu. Elle est l'opium du peuple.» Il faut ajouter également que le capitalisme, fondation de cette démocratie, est une doctrine sans âme qui plonge le consommateur dans une hallucination profonde des hachachines (origine du mot assassins) chiites, brigade du terrorisme datant de l’Ismaïlisme de l’époque de Salah Eddine (Saladin) et ne se différencie guère de «l’opium du peuple.» Et pour finir, Bertrand Russell n’a-t-il pas décrié plus tard avec force, «Je pense que toutes les grandes religions du monde, le bouddhisme, l'hindouisme, le christianisme, l'islam et le communisme, sont à la fois fausses et nuisibles. [...] Je suis aussi fermement convaincu que les religions sont nuisibles que je le suis qu'elles sont fausses.»

La Chine avec 1,3 milliards de personnes (autant de musulmans dans le monde et avec plus ou moins le mêâ nombre de chrétiens) n’est pas, dans le sens occidental, démocrate non plus, car être démocrate n’est rien d’autre que d’avoir une volonté politique qui est inévitable avec l’évolution de chaque pays et la Chine a la sienne. La Révolution sanglante de la France n’est pas un acte démocrate ou même une volonté de démocratie mais une opportunité de pouvoir et des règlements de comptes entre la monarchie d’une part, les religieux et l’aristocratie d’autre part et la classe moyenne et les masses de l’autre pour partager le butin. Ces derniers sont manipulés par les borgnes intellectuels de l’époque, comme le sont aujourd’hui les Morsi d’Egypte, le PJD de Ben Karane du Maroc, les Islamistes du Khalifat de Tunisie ou de Libye, sans en parler de ces barbares du Nasr, arracheurs de cœur des Syriens, chose qu’ils ne pouvaient pas faire à l’ennemi traditionnel ‘le soldat Israélien’, et ainsi de suite. Contrairement à d’Iribarne, les Morsi ont échoué et la démocratie du peuple a triomphé, l’effet de domino doit suivre en douceur ou en révolte; la Tunisie d’abord, l’Algérie et le Maroc ensuite…

Plus encore d’Iribarne ne sait pas que la femme musulmane d’Azerbaïdjan a obtenu le vote en 1918, avant plusieurs pays européens et vingt-huit ans (28) avant que la femme française l’obtienne en 1946. Mais il veut aussi minimiser de la démocratie de l’Indonésie sans vraiment savoir comment répondre, car l’Indonésie est le pays le plus peuplé de musulmans et dont les Hindous à qui il voulait attribuer l’initiative ne représentent au fait qu’une petite minorité sans pouvoir aucun et puis dire que cette démocratie n’est pas au niveau Européen, mais laquelle en Europe? Aucune ne se ressemble à l’autre, car il vit dans un autre monde d’un autre âge et la politique et la démocratie ce ne sont pas son fort. Il peut mieux faire dans la sociologie de Le Pen. Mais en ce qui concerne la Turquie, la bête noire, sa raison est plus profonde et historique, car une Turquie, membre de l’Union Européenne est une menace pour la suprématie française des ultras. La Turquie avec une population de 69.660.559 aura les mêmes pouvoirs dans l’UE que la France et l’Allemagne et en plus, l’économie de la Turquie est plus performante que celle de la France malade, car elle est forte et représente un défi aux petits coqs français de 60.656.178, dont plus de 6.000.000 sont musulmans. Un pays laïc de confession musulmane va encore une fois surpasser la France, dont l’aide de Barbarossa n’est pas oublié par certains, car la libération du sud de la France était grâce à l’armée turque qui a évincé et les Italiens et le saint Empire Romain et les Habsbourg. La France n’a-t-elle pas sollicité l’armée de l’Empire Ottoman quand Francis I demanda l’aide à l’Amiral Barbarossa et libéra Nice en 1543, et le roi met à sa disposition la Cathédral de Toulon transformée en Mosquée? Voilà l’idée derrière les déclarations d’Iribarne qu’au fait l’arbre cache la forêt et non que l’arbre ne doit pas nous cacher la forêt, car le livre est loin d’être considéré comme une œuvre de recherche sérieuse mais un amalgame du discours des Orientalistes traditionnels avec des esprits bornés que le chrétien Edward Saïd a démasqué, c’est un stéréotype d’un langage des Halkﻗa de la rue datant des troubadours itinérants et d’une continuation de l’histoire de la Chanson de Roland, que certains Français ne cessent de fredonner. Plus encore que Iribarne ne fait aucune allusion au Musulmans Français, d’une part et des Musulmans Européens de l’autre; la deuxième religion de France est l’islam, que les indigènes français, ‘dit de souche’, le veuillent ou non, les jeux sont faits.

Pour le Maroc, ce n’est pas le genre d’Iribarne qui va donner des leçons aux marocains ou aux musulmans, mais c’est aux marocains eux-mêmes de trouver leurs solutions. Il faut donc procéder immédiatement à un amendement radical de la Constitution et il ne faut pas être fourbe, comme le font certains acteurs dans la politique marocaine, qui vénèrent la nouvelle constitution à cause de leur myopie qui expose leurs ignorances des analyses de fond des constitutions dans le monde et de croire que le Maroc jouit déjà d’une constitution démocratique car elle n’a changé que le vernis de la surface de la scène politique. Ils sont à l’aise dans leur fonction avec ces changements qu’ils comprennent mal et interprètent faussement, que personne n’ose chavirer le bateau, voir mon article sur les partis politiques au Maroc dont voici un extrait:

«Il faut remarquer la rétrogradation de la politique marocaine en niant tout ce que Jabri a essayé d’illuminer sur l’élection du PJD qui est maintenant au gouvernement avec la complicité du pouvoir au plus haut niveau qui a enfin créé une constitution sur mesure qui ne diffère guère de la dictature précédente. Elle nécessite un amendement immédiat afin de démocratiser la formation d’un gouvernement lorsqu’aucun parti n’a pas réussi à obtenir une majorité absolue. Il faut limiter le temps de consultation au parti avec le plus de sièges à un mois afin de former son gouvernement, faute de quoi, la relève passe au deuxième parti ayant reçu la deuxième place par le nombre de sièges et ainsi de suite; cette démarche universellement utilisée peut se limiter au moins à trois reprises avant de procéder à de nouvelles élections, faute d’arriver à un consensus de former un gouvernement. Si ce système était en place, le PJD n’aurait jamais été au pouvoir et encore moins être invité à faire partie de quelconque gouvernement. C’est la voie démocratique la plus pratiquée dans le monde, et non recourir encore une fois au clientélisme d’antan. …Alors le présent gouvernement est imposé et la démocratie n’a pas été utilisée au sens le plus large de la pratique universelle, et pour ce que ce gouvernement n’est d’aucune manière le choix des Marocains.»

L’autre argument de certains démagogues est la question de stabilité économique, mais au contraire le retrait de l’Istiqlal du gouvernement n’affaiblira nullement les investissements, car le départ du gouvernement Ben Karane les encouragera et il faut rappeler que s’ils ont reculé c’est à cause des Islamistes au pouvoir que le monde des affaires déplore et déteste au point qu’il refuse de s’entendre avec Satan. Si preuve il en faut, l’histoire se répète, car la première fois c’était l’Algérie, puis Hamas et maintenant le cas d’Egypte est plus frappant; ni le FMI, ni la Banque mondiale ni les investisseurs amis de l’ancien régime n’ont procédé à renouveler leurs investissements et pour Obama d’observer le silence sur les derniers évènements et le soulagement d’une victoire secrète qu’il chérisse et que l’aide des milliards de dollars pour l’armée n’est pas annulée, comme la constitution le demande.

En ce qui concerne l’incompétence, Ben Karane, lui-même, admet qu’il ne se connait pas en économie, mais tout le monde sait qu’il est qualifié de prêcher le droit de la Charia du 7e siècle dans les Msid parmi les illettrés de la campagne (avec tous mes respects à ces braves démunis du royaume et forcés à l’illettrisme) et d’encourager la pédophilie et les viols des jeunes filles afin de les forcer au mariage et ainsi Ben Karane avec son ministre de la Justice, Ramid, maintiendront la pudeur, et pouvoir gérer les affaires familiales qui se font en comptabilité en partie double, mais à la tradition marocaine et non à la convention internationale. Ce qu’il faut au Maroc, comme en Tunisie et au Maghreb c’est des gouvernements non-islamistes, et séparation totale de ce qui est à Dieu et de ce qui revient aux Marocains: Dieu se trouve d’abord en soi et chez-soi et ensuite à la Mosquée ou au Msid pour ceux qui le souhaitent, et la Politique se pratique et se trouve au Parlement et dans ses institutions avec une séparation des pouvoirs bien déterminée.


Ben Kirat PhD, Professeur à l’Université de Marbella, Malaga, Espagne, Auteur des livres International Relations and Franco-Moroccan Co-operation 1940-2012, et Immigration and the Influence of Islam in French Politics and International relations 1900-2012, (Oxford: Joshua Horgan Partnership, 2012).


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