La CGEM formule ses propositions pour le budget de l’Etat 2013


Adil Alifriqui - Emarrakech - publié le Vendredi 17 Août 2012 à 11:40 modifié le Vendredi 17 Août 2012 - 12:40

Casablanca : Les patrons marocains, lucides, constatant le piètre état des finances publiques, n’ont point plaidé pour des réductions des impôts, en lieu et place, militent pour des réformes de fonds, pas toutes budgétaires.



PH AMP Presse
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La crise est ravageuse, a remarqué Meriem Bensalah, présidente de la CGEM, s’exprimant lors d’un point de presse à Casablanca, pour présenter les visions de sa confédération pour la marche à suivre à la place économique marocaine à l’année 2013.

Les ressources de l’Etat sont au plus bas, les agrégats macroéconomiques ne sont point rassurant et clignotent du rouge, il n’est donc point possible de formuler des doléances en terme de réduction d'impôts, relève la patronne des patrons qui a exprimé au nom de ses affiliés, des recommandations pour le salut de l’économie nationale, en ses temps de crises.

Refonte du régime fiscale

La CGEM   plaida alors, pour une « nouvelle vision fiscale », qui s’adosserait à une « refonte globale du régime fiscal », épousant l’orientation prise par le gouvernement, qui par la voix du ministre du budget Driss El Azami, a annoncé, pour très prochainement, des assisses nationales sur la fiscalité.

Il s’agirait d’élargir l’assiette fiscale pour rendre l’impôt équitable pour tous et éviter de le faire peser sur une frange minime de contribuables, déchargeant de leurs responsabilités une majorité de fraudeurs ou d'acteurs informels.

Le patronat a également appelé à reconduire les mesures fiscales transitoires qui arrivent à échéance fin 2012 et dont l'objectif est la réactivation de l'investissement et l'encouragement de la création d'emplois.

Cette refonte si effective, souligne Bensalah, sera à même de libéraliser d'avantage l'économie et libérer et encourager les entrepreneurs à prendre plus de risques et a conquérir de nouveaux marchés.  

Gouvernance, confiance et compétitivité

Bensalah appella à accélérer le rythme pour installer la E-administration, pour des procédures plus fluides et plus sûres, et pour éradiquer la corruption, pullulant à cause des complications et opacités des procédures administratives traditionnelles.

Elle plaida pour le rétablissement de la confiance en l’économie nationale et en l’environnement de l’investissement, par l’adoption par le gouvernement d’un code de comportement notamment de ses ministres, mais aussi en révisant les modes de traitements réservés aux investisseurs dans le sens de plus de réactivités et de flexibilités.

Et enfin, elle invita le gouvernement à œuvrer au renforcement de la compétitivité de l’économie passant inexorablement par celles des entreprises, en travaillant sur les axes de la force du travail, de l’efficacité énergétique et des facilités de financement



           







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