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Abdelali Najah - publié le Mardi 8 Juillet à 15:53

La Blanche Invasion d’André Girod



Après ses livres contestés sur le "Tourisme de destruction massive", "les Maires à la dérive" ou sur le « Made in France », l’écrivain français André Girod aborde un autre sujet qui est d’actualité en France : le droit de mourir dignement.



Dans ce roman émouvant, André Girod parle de la tragédie d’une famille dont l'enfant Richard, 7 ans, est touché brutalement par la leucémie. La mère fera tout pour sauver son enfant aidé par la médecine des années 1950. Le drame se déroule dans un petit village perdu du Jura. Le maître d’école s’est aperçu de la fatigue de son meilleur élève. Il s’inquiète. Après examens, le Docteur de famille annonce la terrible nouvelle : Richard est atteint d’une leucémie aiguë.
Alors s’organise dans le village et dans la région un courant de solidarité pour aider cette famille : visites médicales, hospitalisations multiples, traitements lourds. Désespérée la mère va tenter le tout pour le tout et emmener son enfant à Lourdes pour espérer un miracle.

La maladie malheureusement suit son cours et mène irrémédiablement l’enfant vers une mort horrible.

Que va faire la mère dans les derniers instants de la vie de son enfant ? Là se déroule un autre drame : va-t-elle elle-même mettre fin aux souffrance de son fils ? Va-t-elle attendre que le processus naturel de la mort opère ?

Dans ce livre émouvant qui ne laisse pas le lecteur indifférent aux sentiments profonds de désarroi et d’impuissance de la mère de trouver une solution, l’auteur raconte ce qu’était la vie quotidienne dans un petit village du Jura où la seule source de revenus était la fabrication de pièces de jeux d’échecs. Le père aidée de sa fille, Viviane, s’acharne de plus en plus sur son travail pour arriver à faire face aux frais médicaux. Pourtant, au début c’est un drame caché par les parents qui pensent s’en sortir tout seuls. Mais le poids des responsabilités est trop lourd.
On vit alors de nombreux combats : contre la maladie, contre le coût, contre les rumeurs, contre l’incompréhension initiale des gens. Mais peu à peu se forme une chaîne de la compassion et de la solidarité.

L’auteur André Girod a trouvé le juste mouvement dans son récit, sans être trop dramatique. Une sorte de fleuve qui s’écoule loin des bruits de la ville, loin des lumières de l’actualité comme cela se faisait à cette époque. Dans son avant propos l’auteur rappelle l’émouvante cérémonie faite sous les fenêtres d’une petite Américaine du même âge qui disparut le lendemain de Noël l’année dernière. Grâce à un message envoyé sur Facebook, plus de dix mille personnes sont venues chanter des cantiques religieux et des chants de noël dans la rue.
Mais en 1950 souvent les familles se retrouvaient seules devant de tels drames.

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