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Khalid Ettaj - publié le Lundi 14 Décembre à 13:49

L’islam est-il responsable du terrorisme ?






Khalid ETTAJ
Khalid ETTAJ
Il est unanimement admis que le phénomène terroriste constitue le risque le plus vigilent et le plus horrible qui menace la paix et la sécurité de la communauté internationale depuis la fin de la guerre froide, ce qui nécessite un renforcement des efforts afin de le combattre efficacement. Mais vu la complexité des relations internationales et le jeu des intérêts des grands pays du monde et surtout ceux des membres permanents du conseil de sécurité, on se trouve tous face à un véritable échec en matière de la guerre proclamée contre ce phénomène.

Parmi les symptômes de cet échec, il faut signaler le manque de la coordination, et surtout l’absence d’une définition juridique, exacte et unanime du terrorisme en tant qu’acte de violence et « emploi de la terreur à des fins politiques, religieuses, idéologiques et crapuleuses » comme l’a défini l’encyclopédie Wikipédia.

Cependant, la grande problématique qui entrave le processus de la lutte contre ce phénomène dans sa globalité, et aboutir à un remède de ses symptômes et déraciner ses causes et ses facteurs provocateurs, et loin de l’esprit de la vengeance et des réactions, c’est la condamnation d’une religion toute entière d’être responsable de la propagation du terrorisme. Ce préjugé couramment utilisé de façon intentionnelle par des médias bien déterminés dans l’Occident, ou adoptés en tant qu’orientation politique et attitudes, ou bien en tant que discours chauviniste liés à des partis politiques de l’extrême droite en Europe comme le courant du front National en France ou les néonazis, ou bien le courant de Donald Trump aux états unis.

Beaucoup des études historiques par ailleurs, affirment que le terrorisme en tant que fait de terreur, a existé depuis l’antiquité quoi qu’il en soit sa dénomination qui est attestée pour la première fois en 1794 et qui désigne selon Paul Cadroy «… la doctrine des partisans de la terreur ; » et selon Albert Londres de « ceux qui, quelque temps auparavant, avaient exercé le pouvoir en menant une lutte intense et violente contre les contre-révolutionnaires. Il s'agit selon lui d'un mode d'exercice du pouvoir, non d'un moyen d'action contre lui. Le mot a évolué au cours du XIXe siècle pour désigner non plus une action de l'État mais d'une action contre lui. Son emploi est attesté dans un sens antigouvernemental en 1866 pour l'Irlande, en 1883 pour la Russie (mouvement nihiliste), en Inde britannique (Jugantar ), dans les Balkans et l'Empire ottoman (l'Organisation Révolutionnaire Macédonienne) qui pratique des prises d'otages d'Européens, ou bien les troupes de la Haganah contre les soldats britanniques en Palestine entre 1920-1948…etc.

Le terrorisme peut ainsi être considéré comme une réaction vis-à-vis un système politique ou un état dont les objectifs et les intérêts sont contradictoires, et en même temps comme une résultante du manque du dialogue ou de marginalisation, et d’un courant para militaire ou civile qui n’a rien à voir avec une idéologie ou une religion spécifique puisqu’on l’a vu en tant qu’acte existant dans différentes civilisations et structures culturelles.

En outre, ce qui attire l’attention de chaque chercheur qui essaie de respecter la rigueur scientifique et la neutralité dans son approche au phénomène, c’est que beaucoup des Etats investirent de façon parfois usure cette guerre contre le terrorisme pour des objectifs politiques qui dépassent celles énoncées. On peut citer dans ce contexte, la guerre de l’Irak, l’ingérence militaire Russe dans la guerre civile Syrienne sous prétexte de la guerre contre le terrorisme de « l’état Islamique », les violations Israéliennes successives contre les palestiniens sous le même prétexte…etc.

En guise de conclusion, même si l’acte terroriste doit être condamné et rejeté de façon explicite ; quoi qu’il en soit sa provenance, ses outils et son idéologie. Que ce soit un terrorisme des groupes djihadistes ou des Etats. La communauté internationale représentée par les nations unies ou bien le conseil de sécurité, se trouve dans l’obligation de procéder à une réforme globale au niveau de son organigramme, et sa structure juridique pour qu’elle soit à la hauteur des différents défis crées par les actes terroristes qui menacent l’humanité toute entière, toute en dépassant la conception classique qui s’appuie de façon exclusive sur l’approche sécuritaire, sténographique, les mesures de forces et les doubles standards.



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