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MAP - Mohamed CHENNOUNI - publié le Samedi 6 Décembre à 12:04

L'inimitable Adel Imam, légende vivante du cinéma arabe



Marrakech - En rendant hommage au très populaire comédien égyptien Adel Imam, étant l'une des stars les plus en vue du cinéma arabe de ces dernières décennies, la 14ème édition du Festival international du film de Marrakech met ainsi à l'honneur le parcours d'un acteur hors pair ayant marqué d'une pierre blanche le théâtre, la télévision et le cinéma de son pays et du monde arabe.



Seul le nom de Adel Imam apposé sur les affiches ou figurant sur le générique suffit pour garder scotchés les téléspectateurs devant le petit ou grand écran. Le théâtre n'est pas bien sûr en reste.

Faut-il parler de style, courant ou école auxquels il appartient ? Evidemment que non, l'icône du cinéma arabe ayant forgé son propre style particulièrement dans le domaine de la comédie.

Il en est au firmament depuis des années et il n'est pas prêt à être détrôné. Preuve en est, les différentes générations qui se succèdent sans pour autant pouvoir le surpasser.

Ce natif de la ville de Mansourah un 17 mai de l'année 1940, est titulaire d'une licence en agriculture de l'université du Caire. Il se convertit et fait carrière d'acteur professionnel dans le théâtre et le cinéma en 1966.

Il commence ainsi sa carrière d'acteur très jeune et côtoie les plus grands noms de la scène de l'époque à l'image de Ismail Yassin.

Mêlant l'humour à la tristesse pour interpréter le simple citoyen, il est connu pour ses prises de positions contre plusieurs phénomènes de la société qu'il condamne dans ses films d'une manière comique parmi lesquels corruption, abus de pouvoir et terrorisme.

C'est surtout la célèbre pièce de théâtre et chef d'œuvre "L'école des perturbateurs" qui va le faire connaitre au grand public et le propulser, lui et un ensemble de ses contemporains dont feux Said Saleh, Younes Chalabi ou encore un certain Ahmed Zaki.

Le succès était au rendez-vous : la pièce a été présentée cinq ans durant, de 1971 à 1975, et que certains critiques vont jusqu'à la considérer comme meilleure pièce théâtrale arabe de tous les temps.

Et les succès se suivent et se succèdent avec notamment les comédies loufoques "Le témoin qui n'a rien vu", "Sayed le servant", "Le body guard" avant de sortir un autre chef d'œuvre "Le leader" (Azzaïm), surnom qui sera désormais attribué à Adel Imam.

Son génie se transpose également au grand écran où il campe des rôles dans plus de 100 films très appréciés du grand et large public arabe, ses fans étant de tout âge.

Parmi les films marquants dans lesquels il offre de brillantes prestations, il y a lieu de citer "Hanafi l'aristocrate", "Alzheimer", la trilogie "Bikhit et Adila", "Le mendiant", "Le terrorisme et le Kebab", "L'avocat", "Fais gaffe au kbit" et "Nous sommes ceux du bus".

Il se surpasse également à la télévision dans des séries à succès telles "Propriétaire de bonheur", "Devin", "L'équipe de Naji Atallah" sans oublier "Les rêves de garçon oiseau".

En janvier 2000, Adel Imam a été nommé ambassadeur de bonne volonté du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés.

L'Etoile du Festival qui lui a été décernée, vendredi soir, à l'ouverture de la 14ème édition de cette messe cinématographique internationale s'ajoute au palmarès combien riche, s'il le faut encore, de ce monument du théâtre, de la télévision et du cinéma arabes.

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