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Leila Assam - LeMag - publié le Jeudi 30 Janvier à 22:24

L'histoire de ces Algériens devenus "espions" pour le Mossad israélien




Lemag : Le quotidien espagnol El Pais vient de mettre la lumière sur un Algérien, le nommé Saïd Sahnoune, et notamment sur ses premiers pas comme espion travaillant avec le Mossad.



Les révélations d'El Païs sur Saïd Sahnoune ne sont qu’une petite révélation d’une vraie machine d’espionnage où beaucoup d’Algériens sont enrôlés au sein des services secrets israéliens; selon le quotidien algérien Jeune Indépendant.

L'article affirme que le recrutement des jeunes Algériens se fait par le bureau «Hamisard», très connu dans le monde pour être le canal des recrutements des jeunes talents arabes pour devenir des espions au service d’Israël.

En fait, Israël ciblerait les jeunes talents dans le domaine de l’informatique, des Algériens qui sont devenus de grands hackers ayant piraté les sites de grandes sociétés françaises, belges et égyptiennes, que certains ont carrément «dérobé» ceux de certains ministères français et israéliens.

Ces jeunes algériens ont fini par être recrutés par les services de sécurité israéliens, le Mossad. Saïd Sahnoune qui se réfugie actuellement en Israël, M. Isaâd et d’autres, ce sont là quelques noms d’Algériens qui ont endossé les rangs du Mossad pour devenir des espions au service d’Israël; souligne la même source.

Saïd Sahnoune est un journaliste algérien. Il a été repéré par le Mossad avant de devenir son espion. Il a été contacté, pour la première fois, par le Mossad en 1998, après qu’il a publié un article sur le Premier ministre israëlien Yitzhak Rabin en 1995 dans un quotidien béninois qu’il avait créé au Bénin. Ce premier contact a été le véritable départ d’une longue relation entre le journaliste algérien et le Mossad, témoigne le jeune Algérien au quotidien espagnol El Pais. Les relations entre lui et le Mossad se sont développées à tel point que l’Algérien a été convié à se rendre à Tel-Aviv pour discuter sur un éventuel «travail» comme collabo avec le Mossad. Chose qui avait beaucoup intéressé Saïd Sahnoune.

Après, Sahnoune a passé tous les tests avec succès et a finalement été recruté par le Mossad. Mais ce n’est qu’après un essai de deux semaines à Tel-Aviv qu’un chef du Mossad, Sami, s’était identifié en acceptant de dîner avec lui.

Le journaliste algérien affirme avoir posé certaines conditions à ses nouveaux employeurs, à savoir ne pas travailler contre son pays et ne pas tuer quelqu’un, lesquelles conditions ont été acceptées. La collaboration de Saïd Sahnoune avec le Mossad débute lorsqu’il a effectué un voyage à Bangkok, où les fonctionnaires de l’ambassade d’Israël lui avaient proposé de se rendre, une nouvelle fois, à Tel-Aviv pour engager le processus de recrutement et de formation.

Sahnoune espionnait pour le Mossad à Abidjan en Côte d’Ivoire. Il était chargé de la surveillance de la colonie libanaise chiite en Afrique de l’Ouest. Il espionnait également en Tunisie, mais surtout au Liban après le retrait d’Israël du sud du pays qu’il occupait jusqu’en 2000.

Le journaliste raconte que le Mossad s’intéressait à un Libanais qui avait travaillé pour l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), ainsi qu’à un ancien ambassadeur du Liban, un militaire et un couple de chiites dans le Sud. Il avait établi des contacts avec eux pour savoir si ces personnes se rendaient en Europe ou si elles pouvaient être invitées à un événement en Europe.

Le hacker de Maghnia

Sahnoune n'est pas le seul a être recruté par le Mossad, un jeune Algérien résidant dans la commune de Maghnia (Tlemcen) a été localisé depuis l’adresse IP de son micro-ordinateur. Il a pu pirater plusieurs sites de grandes sociétés françaises, égyptiennes et belges, menaçant de les détruire si ces dernières ne payaient pas les sommes qu’il demandait.

L'Algérien a été contacté via sa boîte Facebook par une jeune et charmante femme, laquelle lui a proposé un mariage en Tunisie, le point de rendez-vous. Quelques mois après, le jeune Algérien s’est donc envolé vers Tunis avant de rallier la ville de Djerba. Là, il s’est marié avec cette jeune femme, d’origine juive. Le couple a passé trois mois dans un hôtel luxueux en Tunisie, payé par le Mossad sans que l’Algérien s’en rende compte. Pis, la femme qu’il venait d’épouser était un agent du Mossad.

Ce jeune Algérien aurait été utilisé par le Mossad (services secrets israéliens) dans le piratage des sites de grandes sociétés françaises et belges qui concurrençaient les sociétés israéliennes.

Le bureau «Hamisard» a ainsi enrôlé cet Algérien, en mettant à sa disposition les moyens matériels et financiers nécessaires afin de l’utiliser dans des affaires d’espionnage.

Le site algérien rappelle que le bureau Hamisard a ouvert depuis quelques années un site Internet conçu spécialement pour les hackers de nationalités de pays arabes. Ce site Internet permet à ces jeunes, dont la capacité intellectuelle dans le monde de l’informatique est avérée, de s’engager dans des entreprises étrangères. Des milliers de dossiers de candidats arabes sont déposés, mais rares sont ceux qui sont recrutés via ce site Internet. C’est la «Melukah», division chargée du profilage, qui fait le premier pas vers une recrue potentielle, voire une proie éventuelle.



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