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Essahal Mohammed - publié le Lundi 22 Février à 10:24

L’euroscepticisme des Britanniques






Essahal Mohammed
Essahal Mohammed
Cette étape marquera le début de la campagne en vue du référendum, qui devrait se tenir fin juin.

David Cameron, vient d’arracher l’accord qu’il voulait à Bruxelles, pour lui c’est un « c’est un moment historique pour la Grande-Bretagne», par son appartenance à l’Europe des 28, mais soumise à un régime spécial, et en se débarrassant définitivement de la référence à une «union toujours plus étroite entre les peuples» qui agasse le clan conservateur depuis 1957, en obtenant qu’il soit inscrit clairement dans les prochains traités que ces références « ne s’appliquent pas au Royaume-Uni», en plus, il a parvenu de lever toutes les barrières bureaucratiques à la création de l’emploi.

Dans un contexte où l’Europe est affaiblie, l’accord est « suffisant» pour que les britanniques se prononceront par une décision ultime sur leur avenir au sein de l’union européenne.
Les conservateurs britanniques jaloux de leur souveraineté, ce sont débarrassés une fois pour toute d’un principe qui pèse politiquement lourd : « l’Union sans cesse plus étroite » alors qu’il n’a pas de valeur juridique vu que la cour de justice de l’union européenne ne s’appuie nullement sur ce principe pour justifier l’extension des attributions communautaires.

1- Un statut spécial pour la Grande-Bretagne
Chercher un statut spécial pour avoir les moyens de protéger les britanniques, parait légitime, mais sortir un discours anti-européen provocant par le leader britannique en disant le Grande-Bretagne ne fera jamais un super Etat européen, de temps plus, il a affirmé que « Je n’aime pas Bruxelles, j’aime la Grande-Bretagne » ce qui est une forme de cynisme où D. Cameron joue sa vie politique et toute la vie de son pays car le referendum est dur à gagner de ce fait, il faut se donner corps et âme pour convaincre les britanniques.
Le texte signé sera contraignant de point de vue droit européen, ce qui va dire que la Grande-Bretagne n’a pas trouvé sa place dans l’Europe, cette situation a des racines dans l’histoire particulièrement pendant les années cinquante où la Grande-Bretagne a refusé de s’intégrer dans la communauté du charbon, ce qui affirme qu’il y’a une forme de dissolution
Le texte évoque que la Grande-Bretagne n’est pas concernée par la future intégration politique de l’Union européenne, cette expression n’a absolument pas de valeur juridique, mais elle reflète l’euroscepticisme des Britanniques de se retrancher dans un statut particulier lorsque D. Cameron a assuré que «nous resterons en marge de l’espace Schengen en tant que tel» et de soustraire aux inconvénients que représente pour nous l’Europe.
Il affirmé aussi que « Nous retourner n’est pas une solution » L’accord unanime n’est qu’un début d’un long voyage pour convaincre les britanniques que le meilleur choix est de rester dans l’Europe.
Par ailleurs, le président François Hollande a souligné que l’accord final présente « peu de modifications par rapport au texte initial», mais qui sont les objectifs français dans le vieux débat franco-britannique.

2- Objectifs pour la France :
Faire en sorte que la Grande-Bretagne reste dans l’Europe si les britanniques le veulent, mais il ne fallait pas que cet objectif puisse mettre en cause les principes bâtisseurs de l’union européenne comme la libre circulation, le marché européen, la formation intégré dans la zone euro.
Deuxième objectif : l’accord a levé les ambiguïtés sur la place particulière que la Grande-Bretagne avait dans l’union européenne, elle n’a pas de droit de veto dans la zone euro et elle est hors de l’espace Schengen en plus qu’elle n’est pas dans la charte des droits, de ce fait la Grande-Bretagne est dans une situation dérogatoire par rapport aux lois européennes et la France ne permet pas qu’il y’aura des règles financières différentes de celles de l’union européenne.
La France a insisté sur les mêmes lois et les mêmes organismes et ainsi que sur les autorités de contrôles pour tous car les pays sont liés les uns aux autres, ce qui a poussé D. Cameron à accepter cette situation d’égalité de la place financière, ce qui pose la question si la France profitera de la sortie de la Grande-Bretagne et Paris grandira au détriment de Londres.

La France a-t- elle cédée ?
Le texte convenu permet à la Grande-Bretagne de prendre sa décision en toute connaissance de cause, sans gêner la marche de l’union européenne, pour F. Hollande la Grande-Bretagne ne viendra pas pour entraver l’avance de l’Europe.
Quelle que soit la décision des britanniques, l’Europe continue d’avancer mais chaque pays ne pourra pas s’en sortir tout seul, et les pays qui ont tenté de sortir à cause de l’idée qu’il n’y a plus de partage, F. Hollande pense que l’Europe aura sa place qu’elle mérite sur la scène internationale.
La France est gênée quant à cette question en cédant à Cameron sur la partie fondamentale qui est l’esprit européen, mais, non pas sur l’essentiel.
Dans le vieux débat franco-britannique, les français adorent les concepts, mais le vrai problème c’est la gouvernance économique, mais en gardant un point mort qui est la Grande-Bretagne, l’Europe ne peut pas avancer, ce qui prouve que le vendredi soir, le rêve européen est un peu cassé après trente heures de négociations.
3- Compromis sur la gouvernance économique
Le compromis a permis aux deux pays d’avoir contentement, dans ce sens, Paris a refusé catégoriquement que Londres se voit obtenir un droit de veto sur des décisions prises par la zone euro sur la gouvernance économique, en insistant sur le rôle incontournable des règles communes en matière de la réglementation financière en contrepartie, Londres aura un droit d’évocation, cependant, ce compris reste ambigu sur des éventuelles extensions de la supervision européenne à des acteurs financiers ce qui laisse la porte ouverte à un débat sulfureux qui pourra aboutir ultérieurement à une réforme des traités.

4- la politique migratoire
Actuellement, la crise migratoire est le problème majeur, D. Cameron a réussi d’imposer sa procédure à Bruxelles, notamment l’accès aux prestations sociales des travailleurs européens installés au Royaume-Uni. Il a réussi à avoir un consensus, plus encore d’autres Etats-membres pourront le suivre et limiter aussi les allocations familiales versées et des crédits d’impôt qui s’ajoutent au salaire des employés aux revenus modestes et ce avant de contribuer au financement du système de protection sociale.
Plus encore, des règles seront fixées pour les nouveaux arrivants en matière des prestations sociales et les allocations familiales et les migrants qui viennent au Royaume-Uni et ne trouvent pas de travail doivent quitter le pays dans 6 mois.
Enfin, une Europe qui sort affaiblie permettra à D. Cameron de réussir son pari, en jouant de l’avenir de son pays, donc, si l’Europe des 28 a décidée par l’accord convenu que la Grande-Bretagne reste, les britanniques le décideront par referendum le 23 juin prochain, et si c’est le « non » qui l’emporte, les écossais dans leur majorité des députés indépendantistes, pourrait réclamer un scrutin sur l’indépendance.
Cependant la sortie serait longue car la Grande-Bretagne serait obligée de monnayer un accès au marché européen en contrepartie d’une participation au budget, D. Cameron plaidera pour que la Grande-Bretagne sera forte, plus en sécurité et plus prospère au sein de l’Europe.



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