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Khalid Benslimane - publié le Vendredi 8 Janvier à 11:40

L'éthique ou la morale ?






L'éthique ou la morale ?
Durant mes récentes lectures je suis souvent tombé sur une question qui bénéficie ces dernières années d'un regain d'intérêt dont témoigne le nombre important d'ouvrages parus lui étant consacrés.

Mais loin de s'effectuer dans une seule direction, ce renouveau ressemble davantage à un feu d'artifice, où chaque théorie part dans une direction différente. Faut-il donc distinguer entre MORALE et ETHIQUE?

D’après certains spécialistes, rien dans l'étymologie ou dans l'histoire de l'emploi des mots ne l'impose : l'un vient du grec, l'autre du latin, et les deux renvoient à l'idée de mœurs (ethos, mores) ; il est toutefois possible d'envisager une nuance, selon que l'on met l'accent sur ce qui est estimé bon ou sur ce qui s'impose comme obligatoire.

C'est donc plus par convention que l'on réserve le terme d' « éthique » pour la visée d'une vie accomplie sous le signe des actions estimées bonnes, et celui de « morale » pour le côté obligatoire, marqué par des normes, des obligations, des interdictions caractérisées à la fois par une exigence d'universalité et par un effet de contrainte. Partageant un penchant beaucoup plus jungien dans mon approche philosophique de l'essentialisme et de l'existentialisme j'aurai plus tendance, sans souci d'orthodoxie aristotélicienne ou kantienne, d'envisager la primauté de l'éthique sur la morale et la nécessité néanmoins pour la visée éthique, de passer par le crible de la norme. Il ne faudrait tout de même pas me coller une étiquette "nitzchéenne" sous prétexte de cette classification.

Par contre, durant ces lectures je suis un peu plus que souvent tombé sur une expression que je ne connaissait pas et qui semble être, à première vue, un échappatoire au dilemme précédemment posé : la "bien pensance"!

Ça, pour être tartinée à tout va chez les nouveaux penseurs il n’y a pas à en redire, c'est bien étalé...à toutes les sauces même ! J’aurai cependant bien aimé, rien qu'une fois, que quelqu'un d'abonné à cette rengaine m'explique un peu ce qu'elle recouvre. Oualou...rien et faute de réponses satisfaisantes, je serai tenté de conclure que la récurrence élevée de l'usage combinée à son insignifiance trahit effectivement un "mal pensé". Mais sans doute pas celui que revendiquent les familiers de la formule. J'imagine alors que les usagers du terme n'auront plus besoin de dénoncer le conformisme chez autrui, puisque aussi bien recourir volontiers à une expression creuse peut difficilement passer pour un signe électif d'indépendance et d'originalité.

kb...moral à défaut de bien pensant



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