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Farid ZERROUQ - publié le Lundi 11 Juillet à 16:04

L’espoir est-il encore permis ?






L’espoir est-il encore permis ?
Je pense que oui, l’espoir est permis, et il repose sur trois piliers : 
le leadership, une vision, et des hommes et des femmes motivés. 


Le Gouvernement Benkirane aura essayé, sans vraiment réussir, de sortir l’économie marocaine de la situation héritée du Gouvernement El Fassi. Ce n’est pas faute de bonne volonté ou de bonne foi, mais il aura manqué d’expérience, voire parfois, de compétence et de vision. La situation aurait pu être pire. Imaginez un baril à plus de cent dollars, et deux à trois années de sécheresse successives, comme ce fut le cas pour le Gouvernement d’alternance.

Alors qu’il aurait fallu augmenter les recettes et diminuer les dépenses : train de vie de l’Etat, masse salariale, gaspillages, compensation, etc., ce Gouvernement a fait de l’action sociale, son cheval de bataille : veuves, étudiants, couverture médicale, bas salaires et pensions, etc. C’est humainement compréhensible et louable, politiquement bénéfique, mais économiquement désastreux, car, en plus de prélever encore et encore, sur les entreprises performantes de ce pays, les empêchant de prendre leur envol, ce Gouvernement c’est endetté de manière excessive, pour faire du social. Or, c’est très facile de dépenser, tout le monde peut le faire. Ce qui est beaucoup plus difficile, c’est de produire plus de richesses d’abord, et d’en distribuer une partie, ensuite. C’est là des principes de base des sciences économiques, au même titre que des notions élémentaires, telles que «Roue du progrès», Evaluation, Compétitivité, Attractivité, etc. 

Le résultat direct de cette politique, c’est certes plus d’électeurs, mais c’est également, des entreprises qui croulent sous le poids des charges et des impayés de l’Etat, dont une bonne partie a déposé le bilan, et une classe moyenne démotivée et déprimée, cette catégorie même, qui constitue le moteur de l’économie : c’est elle qui produit, qui consomme, qui fait tourner la roue du progrès.

Faut-il, tout de même, espérer un miracle, après les élections d’octobre 2016 ? Je pense que oui, l’espoir est permis, et il repose sur trois piliers : le leadership, une vision et des hommes et des femmes motivés. 
 
    •    Leadership
Nous avons besoin d’un Gouvernement à la hauteur de l’urgence de la situation, et de l’ampleur du défi. C’est tout à fait possible et pour s’en convaincre, il suffit de revenir à la période 1993-2007, où le Maroc a eu droit à trois Gouvernements très performants, successifs : des Technocrates, qui ont réparé le navire, ensuite, le Gouvernement d’alternance, sous la conduite du tandem el-Youssoufi-Oualalou, qui a mis le cap sur le développement total du pays, et enfin, le Gouvernement Jettou, qui a eu le mérite de maintenir la direction. Vous connaissez la suite : après 2007, une forte tempête a sérieusement secoué le navire, et il ne s’en est toujours pas remis.

    •    Vision
Quel est le Maroc que nous voulons en 2050, voire plus loin ? Comment y arriver ? Avec quels moyens ? Il faut pour cela, sortir des sentiers battus, et imaginer de nouvelles voies de développement, et de nouvelles stratégies sectorielles, basées sur des produits à très forte valeur ajoutée, sur la R/D et l’Innovation, sur le Marketing et la Qualité. Il faut ensuite commencer à travailler, en abolissant le mensonge et les slogans sans lendemains, les cités d’innovation qui n’innovent pas, les programmes R/D qui n’aboutissent à rien, et des campagnes marketing sans obligation de résultats. Voilà pourquoi, il faut évaluer, évaluer et encore évaluer, à tous les niveaux, et à tous les instants. Il n’y a pas d’autres voies pour devenir efficaces et performants.

    •    L’homme
On ne peut réussir cette entreprise, si les ressources humaines n’y sont pas préparées. Pour cela, il est urgent de remettre à flot le secteur de l’éducation-formation, d’éradiquer l’analphabétisme, de privilégier la méritocratie, d’abolir l’impunité et de réformer les secteurs de la communication, l’audio-visuel, la culture, la jeunesse, les sports et les affaires religieuses. Il faut donner aux marocains les moyens et l’envie de progresser, de se former, de persévérer, de se surpasser, parce qu’ils sauront exactement, ce qu’ils doivent obtenir en contrepartie. 
Pour réussir, il faut mobiliser les citoyens, déverrouiller tous les freins au développement et anticiper les changements nécessaires. Voilà pourquoi, quel que soit le Chef de Gouvernement, que les électeurs vont nous proposer, il devra s’entourer d’une équipe réduite, compétente, intègre et motivée. Les candidats à ce poste prestigieux, qui sont bien connus, devraient commencer à y réfléchir dès maintenant, et ne pas attendre le dernier moment.

Prof. Farid ZERROUQ 
Président du GRDD



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