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LAMIRI Moustapha - publié le Vendredi 12 Octobre à 20:37

L’erreur est humaine, c’est possible. Répéter les graves erreurs est inadmissible




La grave erreur, ce n'est pas de commettre une erreur mais de s'adapter à l'erreur.



L’erreur est humaine, c’est possible. Répéter les graves erreurs est inadmissible
De prime abord, il faut distinguer entre "erreur" et "faute". Bien entendu, ces deux termes sont différents, une faute peut être commise en connaissance de cause dans un moment d’inconscience. Tandis qu’une erreur est commise lorsqu’on ne connaît pas une règle ou une loi, par ignorance ou par manque d’expérience. Erreurs aussi simple que l’oubli d’une méthode de vérification, une liste de contrôle, ou comme quand on oublie de faire l’entretien préventif à une voiture avant de voyager ou comme si de vérifier que tous les papiers sont en ordre avant de partir à l’aéroport pour prendre un avion. Tant que l’on ne connaît pas la règle, on ne peut pas éviter l’erreur. Autrement dit, l’erreur est une dérive in intentionnelle, elle est souvent rectifiable, il ne faut pas la confondre avec la faute qui elle, est intentionnelle. Si l’erreur est humaine donc pardonnable, la faute l’est beaucoup plus difficilement.

L’erreur de manière générale dans le cheminement de la vie est une "chose" que l’on fait ou que l’on subit malgré soi, "chose" qui nous fait reculer ou avancer. L’erreur n’est pas un échec, elle est une source d’enrichissement. Une erreur est lorsqu’on commet une faute sans le faire exprès, la nuance est de taille, mais qu’on reconnaît cette erreur et qu’on en parle avec la ou les personnes qui pourraient en avoir été affectées, il se peut d’ailleurs que l’erreur ne pénalise que nous personnellement. L’erreur est parfois considérée comme étant du domaine de l’enfance, c’est-à-dire lorsque nos « bêtises » n’ont de conséquence que la réprimande parentale. Les questions sont : à quoi sert l’erreur ? Quand faites vous des erreurs ? Comment les percevez-vous ? Comment les vivez-vous ? Comment ne plus recommencer les mêmes erreurs ? Quels sont vos sentiments face à vos erreurs ou aux erreurs de l’autre ? On dit souvent que "l’erreur est humaine" et on la reconnaît même comme une nécessité au développement de soi. Une fois l’âge adulte atteint, que ce soit dans le domaine des relations conjugales ou professionnelles, l’erreur n’est plus tolérée alors que c’est à ce moment, quand l’homme passe de la théorie à la pratique qu’on nous en apprend le plus sur nous même. En effet, la majorité a tendance à croire que l’erreur est un acte négatif alors qu’elle fait partie du processus d’apprentissage permanent de l’être humain. Il est donc intéressant de considérer l’erreur et la faculté de pardonner celle-ci. Car si l’erreur mérite d’être disciplinée, La discipline doit être un moyen de construire celui qui la commet et non un moyen de le détruire. Si l’on est amener à corriger quelqu’un pour ses erreurs, pourquoi ne pas le faire dans l’esprit de le rendre meilleur plutôt qu’à vouloir l’humilier ? D’autre part, reconnaître ses erreurs, c’est aussi une qualité digne d’un caractère fort et serein.

Mais est ce que toute erreur est acceptable et remédiable ? Peut-on parler d’une erreur majeure et une autre mineure où il y a un offenseur (celui qui a commis l’erreur) et un offensé (celui envers qui l’erreur a été commise) ? Une petite erreur est supportable. Einstein s’est fait traiter de cancre par son professeur de physique, lequel était dans l’erreur mais il s’agit d’une erreur mineure, rectifiable et qui n’est pas gênante. C’est la preuve qu’on peut toujours remédier si on a le cœur à vouloir le faire. Par contre, une erreur majeure peut s’avérer si lourdes de conséquences. Quelqu’un qui commet une grave erreur et qui s’enferre dedans, personne ne peut accepter et si on ne dit rien, il recommencera toujours, il faut lui expliquer et s’il persiste, éviter de côtoyer ce genre de personnes. Il y a plusieurs exemples et si on prend le cas d’un professeur qui se trompe en recopiant de la copie à la liste une mauvaise note d’examen, au lieu de la vraie, d’un étudiant brillant ou le cas d’un médecin chirurgien qui oublie un ciseau dans le ventre de son patient après une opération chirurgicale. Dans ces deux cas, refaire une deuxième fois la même erreur n’est plus tolérée et à éviter car personne ne peut accepter d’être victime de l’erreur commise par les autres. Il suffit de faire une autocritique ou une introspection pour savoir le danger d’une telle erreur. Plus grave encore, parfois on n'a n'a même pas droit à l'erreur. Par exemple, dans certains cas, le conducteur d'une voiture, d'un camion ou d'un autocar n'a pas droit à l'erreur car l'accident pourra être mortel ou entraînera un carambolage où il y aura plusieurs victimes. Un autre exemple, un homme politique peut commettre une erreur, dans une interview ou autre intervention, qui pourra coûter cher en faisant des remarques déplacée ou des propos mensongères qui, par ingérence, peuvent conduire à une crise diplomatique ou favoriser le déclenchement d'une guerre entre deux pays. D'où la nécessite d'une bonne diplomatie.

Donc, plus de vigilance, de compétence et de conscience professionnelle pour les gens qui ont des responsabilités sinon l’erreur sera considérée comme une FAUTE et ces gens seront sanctionnés par les autorités et peut être même par Dieu s’ils ne confessent pas leurs fautes.



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