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Abdelkader KHALEF - publié le Mercredi 10 Décembre à 09:54

L’avenir est à la diversité linguistique






Le 15è sommet de la Francophonie s’est tenu cette année à Dakar du 29 au 30 novembre et ce pour la deuxième fois après celui de 1989. Il avait pour thème : « femmes et jeunes » vecteurs de paix et de développement.

Le terme francophonie est apparu vers 1880, pour désigner l’ensemble des personnes et des pays qui ont, en partage, la langue de Molière et les valeurs modernes intrinsèques de notre ère.

Le Maroc est membre actif au sein de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) depuis 1981. Il y œuvre sans relâche, pour :

- La consolidation de la paix, et des droits de l’Homme.
- le renforcement de la démocratie et de la bonne gouvernance,
- le développement de l’enseignement, la formation professionnelle,
- la diversité culturelle et la tolérance
- l’éradication de la pauvreté…

C’est la Canado-Haïtienne, Michaëlle Jean qui, proposée par François HOLLANDE a finalement succédėe à Abdou Diouf, l’ancien président du Sénégal, qui fut Secrétaire général de la Francophonie pendant 12 ans. Il a été élu, par le Sommet de la Francophonie en 2002 à Beyrouth (Liban), puis réélu en 2006 par le Sommet de Bucarest (Roumanie). Un troisième mandat de trois ans lui a été confié en 2010 par les Chefs d’État et de gouvernement réunis au Sommet de Montreux (Suisse). L’OIF compte 57 États et gouvernements membres, et 20 pays observateurs.

Michaëlle Jean est la première femme à la tête de cette prestigieuse organisation. Elle siégera à partir du 1er janvier prochain au 19-21 avenue Bosquet, le secrétariat de l’OIF à Paris, pendant au moins les quatre années à venir. Elle est née en 1957 à Port-au-Prince en Haïti à l’âge de 11 ans, puis part en exil avec son père qui pour s’éloigner de ses oppresseurs atterrit au canada. Militante féministe, brillante carrière de journaliste à la télévision publique canadienne, polyglotte, parle couramment cinq langues.

Notant au passage, que le poète marocain Abdellatif Laâbi avait obtenu, le Grand Prix de la Francophonie de l'Académie française en 2011. Ce fut le cas de Mme Nadia Benjelloun en 2009, de Fouad Laroui en 2014 et bien d’autres plumes et têtes pensantes à travers le monde francophone. Ce prix annuel, est destiné à couronner « l’œuvre d’une personne physique francophone qui, dans son pays ou à l’échelle internationale, aura contribué de façon éminente au maintien et à l’illustration de la langue française ».

Cependant, on ne le dira jamais assez, le niveau de nos élèves en français régresse d’une manière préoccupante. Le constat est indéniable. Souvent les enseignants font appel à l’Arabe, pour définir un concept, expliquer le sens d’une expression ou d’un mot à leurs élèves. Au niveau des études supérieures la langue française constitue pour beaucoup, un véritable handicape. Il serait donc judicieux, de cheminer sans plus tarder, vers un enseignement bilingue de qualité au niveau du primaire et du secondaire, une fois les réticences disparues et les divergences surmontées. Le bac international dans ce sens, est en réalité un signe de bon augure. Aussi Le projet d’un « programme Erasmus francophone », est souvent évoqué, il serait en effet pertinent de s’y préparer, afin de conforter la mobilité de nos étudiants et enseignants.

Dans ce cadre, l’ouverture vers la langue française, la quatrième langue la plus parlée dans le monde, nous rapprochera encore plus de l’Europe et de l’Afrique et aussi contribuera fortement à la croissance économique du pays.



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