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MAP - Fouad ARIF - publié le Lundi 10 Février à 09:28

L'anti-marocanisme primaire du régime algérien le met au banc de la communauté internationale




Washington - La décision "malvenue et regrettable" du gouvernement algérien d'exclure le Maroc d'une réunion du Forum global pour la lutte contre le terrorisme (GCTF) - tenue à Alger du 4 au 6 février courant -, "fermement condamnée" au demeurant par les Etats-Unis et la Turquie en tant que co-présidents de cette instance internationale, montre l'ampleur de l'anti-marocanisme primaire du régime algérien trahi encore une fois par ses réflexes idéologiques des vieilles lunes de la guerre froide.



Cette dernière sortie malavisée d'un establishment politico-sécuritaire, dont le quotidien est aujourd'hui rythmé par un échange à couteaux tirés d'accusations entre Amar Saâdani, l'actuel secrétaire général du FLN, et le général Tewfik, chef du Département des Renseignements et de Sécurité (DRS), jette aux orties les engagements régionaux et internationaux d'Alger, en l'occurrence celles contractés dans le cadre du GCTF, qui se veut une plateforme éminemment "inclusive" et "ouverte" pour la lutte contre le fléau du terrorisme qui menace ses pays membres.

Le communiqué co-signé par les Etats-Unis et la Turquie a, d'ailleurs, été sans appel, en protestant dans un langage qui ne souffre pas l'équivoque "contre l'exclusion de tout membre du GCTF de l'atelier organisé par ce Forum", en rappelant opportunément que cette instance "est une plate-forme technique ayant pour objectif de consolider les capacités de lutte contre le terrorisme".

Les enjeux sont de taille tant et si bien que le bien commun et la noblesse des efforts de la communauté internationale dans ce sens exigeaient que soient mises de côté "les questions politiques qui divisent dans le but de mettre en place des réponses pratiques au fléau du terrorisme", qui plane pourtant sur la région du Maghreb et le Sahel, dans un contexte aggravé par la collusion entre le séparatisme et les groupes terroristes qui se réclament de l'idéologie d'Al-Qaida. Le kidnapping en 2011 de travailleurs humanitaires européens en plein coeur des camps de Tindouf, au sud-ouest de l'Algérie, renseigne sur cette tendance funeste.

Des experts américains dans les questions sécuritaires en Afrique et dans la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du nord ont, pour leur part, stigmatisé la décision d'exclure le Maroc de cette réunion, un geste qui "démontre l'engagement diligent de l'Algérie à miner les priorités sécuritaires chères à la communauté internationale".

Il n'est pas concevable que l'Algérie "puisse ainsi faire obstruction au consensus des autres pays membres de cette instance en plaçant ses différences politiques avec le Maroc, pays membre fondateur de plein droit du GCTF, au-dessus des considérations sécuritaires régionales et préoccupations de la communauté internationale", ont-ils noté.

Face à l'incompréhension des pays participant à la réunion du GCTF à Alger à l'égard de l'exclusion insensée du Maroc, le secrétariat de cet organisme a réagi en retirant son soutien financier et administratif à l'organisation de cette réunion dans la capitale algérienne.

Cette réaction s'inscrit dans une cohérence cultivée et encouragée par le dernier sommet du G8, qui s'est tenu à Lough Erne en Irlande du nord, dans la mesure où le communiqué final de ce sommet avait insisté, dans le 6è paragraphe, sur l'impérieuse nécessité pour les "pays et entreprises du monde entier" à "s'entraider" dans la lutte anti-terroriste en échangeant les bonnes pratiques et les expertises en amont.

En excluant le Maroc, l'Algérie s'est mise au banc de la communauté internationale, en sabordant les efforts de cette dernière en matière de lutte contre le terrorisme et l'extrémisme religieux.



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