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MAP - publié le Mardi 20 Janvier à 11:14

L'amiante a provoqué la mort de 6000 personnes en Italie en 2014



Rome - Six mille personnes sont décédées en 2014 après avoir été au contact de particules d'amiante, dont 2000 dans la région de Lombardie (nord), indique l'Observatoire national italien de l'amiante (ONA).



Les victimes de l'amiante, recensées l'année écoulée, sont décédées d'asbestose (fibrose pulmonaire), de mésothéliome (cancer de la plèvre) ou des suites d'autres types de pathologies, précise l'ONA.

'L'ONA estime que le problème de l'amiante ne peut pas être affronté uniquement à travers des mesures judiciaires et de prévoyance sociale, parce que cela ne permettra pas de restituer au malade son état de santé comme il ne pourra pas faire ressusciter les personnes décédées et encore moins empêcher l'apparition de nouveaux cas'', a déclaré la défense de l'Observatoire à la veille d'une conférence régionale au sujet de l'amiante tenue lundi à Milan.

'L'épidémie en cours est destinée à s'aggraver au cours des prochaines années à cause de la présence dans quelque 40 mille sites et dans un million de microsites, d'un total de 40 millions de tonnes de matériel contenant l'amiante, dont seulement 2 pc a été traité'', a fait observer l'ONA.

Selon la défense de l'ONA, d'autres cas pourraient se révéler à l'avenir d'autant que la maladie causée par le contact de l'amiante se manifeste même quarante années après la première exposition à ce produit.

Elle a, en outre, appelé à 'ne pas négliger l'aspect international'' relatif à ce problème, rappelant que l'Italie 'a continué d'importer l'amiante même après l'entrée en vigueur de la loi qui l'interdisait''.

Ces chiffres ont été publiés par l'ONA après le verdict, très controversé, de la Cour de cassation italienne dans l'affaire Eternit, annulant la condamnation de Stephan Schmidheiny, industriel suisse qui avait été reconnu coupable d'avoir provoqué la mort de milliers de personnes dans ses usines d'amiante dans la péninsule.

La plus haute juridiction italienne avait considéré que les faits pour lesquels il avait été condamné en première instance en février 2012 à 16 ans de prison pour 'catastrophe environnementale'', peine alourdie en appel, en 2013, à dix-huit ans et à 89 millions d'euros de dommages et intérêts, étaient prescrits.

Selon l'avocat général de la première chambre pénale de la Cour suprême italienne, Francesco Mauro Iacoviello, les faits incriminés étaient prescrits depuis 1998, soit douze ans après la fermeture des établissements Eternit en Italie.

Devant le tollé suscité par le verdict, la Cour a précisé que 'L'objet du procès était exclusivement de démontrer ou non l'existence d'une catastrophe environnementale et non pas de juger les décès et les pathologies dont la Cour ne s'est pas occupée''.

Environ 3000 ouvriers ou riverains des usines Eternit en Italie, à Casale Monferrato, Cavagnolo, Rubeira et Bagnoli, sont morts des conséquences de leur exposition à la fibre.

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