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Abdelkarim Chankou - publié le Samedi 15 Décembre à 16:58

L’USFP : La rose à l’épreuve du vent du Printemps arabe




Un cadeau empoisonné que celui que les jeunes fougueux «20 févrieristes» ont réservé au premier secrétaire sortant, Abdelouahed Radi, et par ricochet aux quatre candidats à sa succession, que sont par ordre alphabétique des noms : Lahbib El Malki, Driss Lachgar, Fathallah Oualalou et Ahmed Zaïdi. Le IXe congrès de l’Union Socialistes des Forces Populaires, placé sous le thème « Ensemble pour la construction du Maroc de la démocratie et de la modernité » et qui s’est ouvert vendredi, aura réussi à sortir de l’ordinaire grâce à un malencontreux pour ne pas dire malheureux incident.



Abdelkarim Chankou
Abdelkarim Chankou
Alors que les orateurs se succédaient au centre d’accueil de la Jeunesse et des Sports de Bouznika (petite station balnéaire au sud de Rabat où le candidat Zaïdi vit le jour en 1953) pour commenter les rapports moraux et financiers qui ouvrent traditionnellement les congrès politiques, un groupe d’excités « 20 févrieristes» montent brusquement sur l’estrade et démonte le portrait officiel du Roi, placé derrière les intervenants. Les auteurs de cette initiative regrettable l’ont justifiée en se demandant pourquoi les organisateurs n’avaient pas pensé à placer plutôt les portraits des personnalités historiques du parti de la rose. Face à cet acte insensé, le premier secrétaire sortant Abdelouahed Radi décide de suspendre les travaux. Pour les reprendre après que les organisateurs aient remis la photo officielle du Souverain à sa place initiale et ajouté un peu partout autour de la tribune des portraits de certains personnalités-symboles du parti comme l’ont demandé les « 20 févrieristes ».

Si l’incident peut être mis sur le compte d’une organisation imparfaite, il n’en demeure pas moins qu’il constitue un signal grave et symptomatique de la dérive populiste d’une frange du parti de Abderrahim Bouabid. Le poids lourd du quatuor candidat pour ne pas le nommer a bâti son discours sur la rupture. A savoir que la démocratie avec lui devra quitter l’hémicycle parlementaire pour aller dans la rue et vers les Marocains vulnérables. Cette feuille de route dont l’objet et de recruter en masse dans le réservoir des jeunes « 20 févrieristes » - que tous les partis convoitent d’ailleurs - risque donc de se transformer en « feuille de déroute » qui accélérera davantage la chute de l’USFP qui en moins de trois législatures a réussi l’exploit de dégringoler de la première place à la cinquième. Mais cela ne signifie pas pour autant que les trois autres candidats affichent un discours moins risqué que celui de leur concurrent en question. En fait le problème de l’USFP est qu’il n’arrive pas à inventer une nouvelle modernité qui soit à la fois réaliste, légaliste, audacieuse et collant au quotidien des masses. That’s the question.

Blog Chankou : http://www.chankou.over-blog.com/



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