Lemag.ma : Portail d’information dédié au Maroc et au Maghreb
Facebook
Twitter
App Store
Newsletter
Mobile
Rss
La conférence d'Abou Dhabi approuve un fonds pour le patrimoine: Sous l'impulsion de Paris et... | via @lemagMaroc https://t.co/O1NcjpzCBz



Mohamed Nabil - publié le Vendredi 18 Février à 00:00

L’Iran serait-il attaqué par les Etats-Unis ?




Considéré comme un pays menaçant les Etats-Unis et leurs alliées, l’Iran est devenu l’objet d’une forte critique. L’administration Bush place ce pays dans « un axe du mal » à côté de la Corée du Nord, qui vient de reconnaître posséder l'arme nucléaire. L’Iran risque d’être attaqué par les américains, ce qui n’est le cas pour Pyongyang.



La stratégie américaine envers le dossier nucléaire iranien et coréenne n’est pas la même. Selon la secrétaire d’état Condolezza Rice, le dialogue avec la Corée du Nord est « un processus multilatéral et ces choses prennent du temps ». Par contre, elle a qualifié le dossier du nucléaire iranien de « sujet urgent, car il menace son alliée israélien ». Dans ce sens, on peut souligner la présence iranienne au Moyen Orient surtout au sud du Liban et le rôle primordial de l’Iran dans la région.
L’Union Européenne, représentée par la France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne, poursuit ses pourparlers avec les Iraniens afin d’arriver à un accord qui met fin à leur programme nucléaire, en assurant que l’Iran ne développe pas en secret des armes nucléaires.
Confirmant le maintien du dialogue avec les Européens, le président iranien Mohammed Khatami, a affirmé que son pays « faisait objet d’une guerre psychologique ».
Les déclarations controversées à la fois de la part des Iraniens et leurs négociateurs européens, ont rendu le dossier nucléaire iranien brumeux. Dans ce contexte, l’ancien président iranien, Akbar Hachémi Rafsandjani a déclaré, dans son prêche à la prière du vendredi le 11 février 2005, que « ce n’est pas juste que 70 à 80% des pays développés utilisent l’énergie nucléaire pour leur alimentation en électricité alors que l’Iran, qui a acquis seul cette technologie, ne le peut pas ». Rafsandjani a souligné que les Etats-Unis ne faisaient pas peur aux Iraniens. La région du Golfe persique et l'Iran ne sont pas des endroits où ils peuvent lancer leurs feux d'artifice. En revanche, l’Iran a déclaré samedi, le 13 février 2005, que « les représentants de l’Union Européenne s’étaient montrés plus sérieux lors de la dernière session des négociations sur le dossier nucléaire iranien ».
D’une part, les européens regardent avec méfiance le projet iranien. Le ministre luxembourgeois des affaires étrangères Jean Asselborn a confirmé à l’AFP que « les Iraniens doivent savoir que nous ne jouerons pas avec eux. Et eux, ils ne doivent pas jouer avec nous ». D’une autre, la Russie, qui construit actuellement une centrale nucléaire en Iran, n'a pas l'intention d'arrêter le projet, comme le lui demande les États-Unis. Le président russe, Vladimir Poutine, à déclaré au responsable du dossier nucléaire iranien, qui était en visite à Moscou vendredi, que les russes ne veulent pas se soumettre aux impératifs américains. Par ailleurs, Igor Ivanov, le secrétaire du Conseil de sécurité russe, a souligné l'importance d'un dialogue constructif entre l'Iran et l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et a l'intention d'aider l'Iran à développer des projets d'énergie nucléaire pacifiques.
En somme, l’Iran, le seul pays chiite dans le monde, est devenu une cible pour les Américains, qui, malgré leurs efforts, n’ont pas encore réalisé leur plan politique en Irak.


               Partager Partager


Dans la même rubrique :
< >

Samedi 3 Décembre 2016 - 10:37 L’ETOILE D'OR ne sera jamais marocaine!?

Vendredi 2 Décembre 2016 - 16:17 Ousmane Sow : Le sculpteur qui vient des étoiles