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L’Institut français de Fès organise « Les Nuits des Chikhat »


eMarrakech - publié le Mardi 19 Janvier 2010 à 15:36


Hada Ouaki : Vendredi 22 janvier, 19h, Complexe Culturel Al Houria
Khadija Margoum : Samedi 23 janvier, 19h, Complexe Culturel Al Houria,


Hada Ouaki
Hada Ouaki
L’Aïta : un art musical qui se décline en différentes couleurs en raison de la diversité de ses origines, de la Chaouia au Haouz en passant par les plaines de Zaër

On les reconnaît à leur fameux petit tambourin (Taarija), à leurs habits traditionnels multicolores et à leur agréable rythme enflammé et dansant.

Les Chikhat(es) sont des chanteuses professionnelles qui animent les fêtes familiales et les moussems. Elles racontent des histoires, des histoires d'amour, d'amitié, de trahison. Tout cela, dans un langage populaire où le texte, cède la place à une musique envoûtante.

L’Institut français leur rend hommage en invitant Hada Ouaki et Khadija Margoum. Deux moments de grandes émotions.

Hadda OUAKKI : La grande dame de la chanson tamazight du Moyen Atlas. Cette native de Zzawit n Ayt Ish'aq, région de Khénifra a commencé à chanter vers la fin des années soixante. Elle a débuté comme tous les chioukhs en se produisant dans des fêtes traditionnelles ou en animant des soirées privées. Sa carrière professionnelle commença vraiment avec la troupe de Bennaceur OUKHOUYA en 1969. Ce duo a sorti l'izli amazigh de son terroir moyen-atlassien pour le faire connaître à tous les Marocains, même ceux qui ne comprenaient pas tamazight et qui étaient, eux émus par le timbre de cette voix remarquable.

Des générations entières d'imazighens se souviennent encore de leur idole qu'ils qualifiaient à l'époque de " Oum Kaltoum " de l'Atlas. Hadda OUAKKI était (jusqu'au milieu des années 90) la seule chanteuse du Moyen Atlas à réussir à se faire une place dans le milieu professionnelle. Elle a chanté avec d'autres voix masculines après Bennaceur OUKHOUYA. Elle créa son propre groupe avec Abdellah ZEHRAOUI.

Hadda OUAKKI s'inscrit dans ce genre musical, issu d'une tradition orale ancestrale et dont les paroles expriment les préoccupations quotidiennes et les aspirations profondes. Ce qui caractérise une chanteuse amazigh, c'est cette capacité de passer d'un registre très grave à une voix très aiguë et ce, dans le même couplet. Hadda OUAKKI excelle dans cette figure artistique. Elle agrémente également son chant par des timawayins (pluriel de tamawayt). C'est un chant en solo dont les motifs sont inaccessibles aux communs des chanteuses et ne peut être exécuté que par une voix puissante et sûre. Hadda a atteint la parfaite maîtrise de cet exercice.

Khadija Margoum

Née à Safi, Khadija Margoum est l'une des rares perles à maîtriser l'art de l'Aïta.
Elle a participé plusieurs festivals nationaux et internationaux avec des groupes tels celui de Fatna Bent ElHoussain avant de fonder son propre groupe





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