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Farid Zerrouq - publié le Jeudi 12 Septembre à 22:22

L’Enseignement Supérieur au Maroc, une responsabilité partagée




On ne saurait réussir le sauvetage de l’université marocaine sans l’implication effective de l’entreprise marocaine, dans les activités de recherche, mais aussi dans les autres missions de l’université, car c’est elle qui a le plus à y gagner finalement.



Farid Zerrouq
Farid Zerrouq
Pour faire entrer l’université marocaine dans son époque et la tirer de la situation dans laquelle elle s’est enlisée, nous avons besoin d’une stratégie à long terme, qui devrait constituer le socle de l’édifice, et une politique d’évaluation qui en serait le pilier central. Une fois le socle installé et le pilier érigé, il faudra passer à la mise en place du reste de l’édifice.

Malheureusement, nous considérons, très souvent, que notre travail a été largement accompli dès lors que nous avons imaginé un bon plan d’action. Les échecs répétés à ce niveau sont dus à cet état d’esprit, mais aussi, aux insuffisances et manquements de ceux-là même qui sont en charge de mettre en application ces différents plans d’actions. Ils ont tous leur part de responsabilité.

A part la parenthèse heureuse de Tayeb Chkili, Mohammed Knidiri et Driss Khalil, au début des années 90, le secteur de l’enseignement supérieur n’a jamais eu le ministre qu’il méritait … Concernant Lahcen Daoudi, il faut attendre pour voir, même si, son plan 2013-2016 et son projet de financement de la recherche scientifique, ne règlent toujours pas certains problèmes importants, comme celui des locaux dédiés à la recherche à l’université.

La plupart des universités marocaines, n’ont pas les présidents qu’ils méritent… Les responsables des établissements et des universités, dans leur grande majorité, ont d’autres soucis en tête que la qualité de l’enseignement et de la recherche scientifique. Il y a des raisons objectives à cela, mais aussi, des raisons subjectives. D'ailleurs, très peu appliquent, ne serait-ce qu’une partie, des plans de développement sur la base desquels ils ont été choisis ...

Les enseignants-chercheurs, le personnel technique et administratif, les étudiants, les parents, les syndicats, la société civile, et les partis politiques, endossent également leurs parts de responsabilité.

En plus, on ne saurait réussir le sauvetage de l’université marocaine, sans y associer une remise à niveau du préscolaire, de l’enseignement primaire et secondaire, et de nos politiques dans les secteurs de la culture, de la communication, de la jeunesse et des sports et de la coopération, et sans l’implication effective de l’entreprise marocaine, dans les activités de recherche, mais aussi dans les autres missions de l’université, car c’est elle qui a le plus à y gagner finalement.

Prof. Farid ZERROUQ
Université SMBA-Fès


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