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MAP - publié le Mercredi 25 Mai à 10:10

L’ESAV de Marrakech abrite un colloque international sur "les Représentations du cinéma et pratiques spectatorielles en Afrique francophone"



Marrakech - L’Ecole supérieure des arts visuels (ESAV) de Marrakech abrite du 23 au 25 mai courant, un colloque international sur "les Représentations du cinéma et pratiques spectatorielles en Afrique francophone".



Initiée par l’Université de Strasbourg, le bureau des recherches sur le cinéma en Afrique du Nord, avec le soutien du Conseil communal de Marrakech, cette rencontre rassemble des chercheurs de cinq pays à savoir le Maroc, la Tunisie, le Togo, le Tchad et la France. 

Elle se propose, par le biais d’une étude comparative qui a été menée depuis le printemps 2015, d’apporter un éclairage sur ce que se sont le cinéma, les pratiques des films et les publics en Afrique francophone aujourd’hui.

L’objectif de ce colloque est de présenter les premiers résultats de la vaste enquête de terrain qui a permis de collecter plus de 2.500 questionnaires sur deux pays d’Afrique du Nord (Maroc, Tunisie) et deux d’Afrique subsaharienne (Tchad, Togo) et de mettre ces résultats en perspective par le biais d’une conversation plus vaste, avec des recherches menées dans diverses disciplines sur ces questions dans les mêmes espaces.

Le directeur de cette rencontre, Claude Forest (Université de Strasbourg), a souligné que le cinéma africain a accompli de grands progrès ces dernières années. Or ce développement s’est accompagné de grandes mutations (technologiques, culturelles et économiques) ayant transformé l’aspect de la consommation cinématographique, a-t-il ajouté.

Claude Forest a souligné que ce colloque propose un état des savoirs, et l’amorce d’un débat sur les problématiques, les outils et les démarches qui nous permettront de mieux cerner ce qu’est le cinéma, la façon dont on regarde des films, la place des films dans la consommation de productions audiovisuelles, les différents écrans qui y donnent accès, les cultures du cinéma en Afrique francophone. 

Et d'ajouter que le cinéma fait face à plusieurs contraintes relatives à la carence des ressources financières nécessaires à la production de films à forte valeur ajoutée, la piraterie des œuvres artistiques et un manque flagrant au niveau de la protection de la propriété intellectuelle et la profusion des CD qui influent négativement sur la consommation. 

Meryem Ait Belhoucine, membre du comité d’organisation a pour sa part, relevé que cette rencontre qui connait la participation de critiques d’art, de réalisateurs, de responsables de centres et de salles de cinéma issus de plusieurs pays africains, est un espace idoine pour débattre des problématiques liées à la réception des films et leur consommation en Afrique.

Le développement de la société d’information a contribué dans l’émergence de productions cinématographiques non professionnelles et sans valeur ajoutée, a-t-elle ajouté, soulignant que les enquêtes de terrain permettront de définir les dysfonctionnements et les traiter afin de promouvoir le niveau de production et de consommation cinématographique en Afrique.

Les participants à ce colloque débattront notamment des "résultats de l’enquête de terrain", "des appropriations des films : réception, négociations et résistances", "nouveaux modes de diffusion : formes du spectacle cinématographique", "nouvelles cultures de cinéma: former les publics à partir de l'offre".

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