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Ramadane Mesbah Idrissi - publié le Dimanche 15 Juin à 21:39

L’Algérie : la rencontre de Zéralda récupère le congrès de la Soummam

Un congrès en fuite dans les montagnes des Aurès




Lors du congrès historique de la Soummam tenu le 20 aout 1956 ; à la forêt ‘’ akfadou ‘’ prés de Bejaia ; une plate- forme politique adoptée par le FLN ; une première qui a rassemblé toutes les dispersions sous le nom de la révolution 1954 ; et a initié les fondements d’une relation combinée entre les performances militaires et politiques ; malgré tous ce qu’ont reflété les opérations de l’armée de libération nationale à partir du 20 aout 1955 ; au niveau de l’organisation géographique et du timing précis ( ciblage de 40 villes au nord de Constantine à la fois ) ; la structuration de la révolution ; par fixer les objectifs ; unifier les efforts ; évaluer les capacités ; et entrevoir les perspectives ; ne dépassait point les visions théoriques échangées entre le leadership historique de l’archipel de la révolution.



Lors de ce congrès est apparu ; peut- être pour la première fois ; le besoin urgent du renforcement de l’acte politique pour faire de la révolution une doctrine de toutes les couches populaires et non pour les chefs militaires uniquement : feu Laarbi ben M’hidi disait : ‘’ aidez moi à descendre la révolution dans la rue ; et je vous garantirai sa réussite ‘’.
Et ce n’était pas par tautologie – uniquement - que le programme de la Soummam stipule ; à l’axe de l’indépendance ce qui suit :
la révolution nationale qui a débuté le 1 er novembre 1954 ; ‘’ veut conquérir l’indépendance nationale pour installer une république démocratique et sociale garantissant une véritable égalité entre tous les citoyens d’une même patrie ; sans discrimination(…) pour cela nous devons nous dompter aux qualités requises pour une transition douce de notre situation actuelle – situation de guerre – à la situation de la construction et de l’urbanisation ‘’
Le congrès de la Soummam a résolu le problème du commandement du FLN ; en bannissant le commandement individuel et instaurant la gestion collective ; Taoufiq Madani disait : ‘’ le congrès de la Soummam était de capacité minime mais d’une réputation grandiose ; ses décisions ressemblent à une charte nationale ; pour la première fois il a donné à la révolution algérienne plus de ce qui a été prévu ; lorsqu’Il a humilié l’idée du leadership et a approuvé que la révolution est du peuple et au peuple ‘’
Les dirigeants historiques qui ont encadré le congrès sont :
- Laarbi ben m’hidi ; représentant de la province d’Oran : président des séances.
- Abane ramdane ; représentant du FLN ; rapporteur.
-Amar ouamrane ; représentant de la province d’Alger.
- Krim belkacem ; représentant de la 2e zone.
- Youssef zighoud ; représentant du nord Constantin.
- Lakhdar bentobal.
Les dirigeants établis à l’étranger de même que quelques dirigeants à l’intérieur du pays n’ont pas pu assister et se sont contentés de l’envoi de leurs rapports au congrès.
Ce qui est significatif à l’échelon maghrébin ; est rapporté par les chroniqueurs ; en évoquant les raisons de la tenue du congrès le 20 août ‘’ l’exile de Mohammed V roi du Maroc le 20 août 1952 à l’ile de Madagascar ; en sa qualité de représentant de la pensée progressiste libre à Marrakech ce jour- là ‘’
Parmi les plaisanteries relatives aux préparatifs du congrès de la Soummam ; l’évasion de la mule qui transportait la documentation du congrès : et qui n’a trouvé refuge qu’a une écurie au sein d’une ferme française : ce qui a amené les organisateurs à changer l’endroit par prévention quant à la découverte des plans organisationnels par le colonisateur.
Ce congrès représente ; dans l’histoire de l’Algérien moderne ; une planète brillante ; qui éclaire le ciel des débuts clair ; qui a abouti à une Algérie indépendante ; avec une orientation civile ; croyante à la démocratie ; et qu’aucun pouvoir n’est au- dessus du peuple ; une Algérie fière de son voisinage maghrébin et son entourage arabe et international. Cette Algérie est effectivement née mais rapidement enterrée par les putschistes issus des chefs de l’armée frontalière ; le soi-disant groupe d’Oujda ; que j’ai déjà évoqué dans des précédents articles.
Dans la mesure que la terreur de cet infanticide (qui a donné naissance au fameux terme algérien ‘’ houqra ‘’) ; l’espoir du peuple algérien s’est consolidé par la restauration de l’Etat dont il a rêvé ; et pour lequel des centaines de milliers de martyres ont sacrifié leurs vies ;parmi eux les moudjahidines ; les mousabilines : les fédayins ; et le peuple en général (classement officialisé par le congrès de la Soummam) ; cette Algérie restait un mirage au milieu du Sahara ; autrement dit elle est resté fugitive comme la mule de la Soummam qui a divulgué les secrets de la révolution au colonisateur ; pour ne pas continuer sa marche en transportant la lourde charge du futur ‘Etat .
Et même quand le défunt président algérien Chadli benjdid a voulu procéder à une relecture des documents du congrès ; et la rencontre du Caire et les procès- verbaux du gouvernement provisoire : pour réaliser le rêve du peuple algérien de prendre l’initiative en main ; et s’organiser en partis politiques pour s’autogouverner ; il a été piétiné par les brodequins ; en l’expulsant de l’arène qu’ils prétendaient être leur propriété privée par oppression et prédominance ; qui a dit que la fabrication des présidents en Algérie est une équation dont les X sont résolus uniquement par les élections ? Quelle clairvoyance extraordinaire manifestée par la mule ; comme si elle disait aux leaders historiques ; une autre Algérie arrivera de l’extérieur des frontières ; ne vous fatiguez dans les hauts des Aurès.
L’état algérien extérieur est encore existant ; car il est hors de la légitimité ; et n’a de légitimité que la tyrannie armée : et le renversement de ses frères de sang et d’arme ; le putsch lui a été facile même contre Mohammed V ; qui à son tour a plané autour du congrès de la Soummam : comme symbole de la lutte populaire. Un putsch contre un roi ; un peuple et une carte. Aujourd’hui le commandement militaire incarne la dernière créature des putschistes ; le président Bouteflika ; comme s’il est une statue dorée du bouddha ; et comme si l’ironie de l’histoire s’est terminée pour elle avec cette foi païenne ; pour servir de leçon aux futures générations algériennes.
Quelle ressemblance entre l’état de santé du président ; contraint à la présidence ; et le régime algérien actuel ; qui s’est terminé à son tour handicapé ; aveugle et sourd ; hors de toutes les dimensions du temps moderne ; et en pleine tyrannie moyenâgeuse ; un système assis sur une chaise fixe ; et le peuple y tourne ; il s’approche du siège ; comme a fait le gin de la chaise du prophète de Dieu Salomon ; pour découvrir que le termite a rongé ses membres ; et que son occupant est froid comme un morceau de neige .
Seulement deux mois nous séparent du quadruple de Bouteflika – surprenant même à l’échelon international – mais son impact sur l’âme algérienne populaire est grande ; non pas par ironie de l’histoire ; mais par fidélité à sa rigueur à tirer des mêmes résultats des mêmes causes.
D’autres leaderships reprennent l’initiative de la Soummam ; sous appellation symposium de Zéralda tenu à la capitale algérienne le 10 juin 2014 ; feu Mohammed V est substitué par son petit- fils Mohammed VI ; à travers le dernier appel de Tunis pour une union maghrébine basée sur des nouveaux fondements.
Tout ce que nous souhaitons ici au Maroc est le non- apparition d’une autre mule qui s’échappe avec les documents du colloque vers une destination étrangère ; il nous est important la pérennité de la situation actuelle caractérisée par la division interne-interne et interne- Maghrébine.
Perspectives d’un nouveau régime algérien à Zéralda :
même si le colloque n’est qu’une première concertation dans la voie de la lutte pour le changement du régime ; son importance réside dans ses fondements historiques et symboliques ; basés sur le congrès de la Soummam ; car depuis l’indépendance de l’Algérie ; aucun rassemblement des courants de l’opposition (partisane ensuite) ne s’est tenu autour d’une plate- forme politique consensuelle unique ; sous le titre :
‘’ La coordination des libertés et la transition démocratique ‘’
Son importance réside une fois de plus dans le fait qu’elle se ressource ; actuellement ; de l’étrangeté des dernières présidentielles ; qui se sont fondés sur la manipulation flagrante de la constitution.
Pour réprimer le peuple algérien ; et le faire prosterné militairement ; derrière le voile d’un président ‘’ light ‘’.
La grande importance que revêt ce colloque est sa tenue en repense aux tentatives du groupe dirigeant de tirer le peuple ; qui a boycotté le vote ; et les chefs de l’opposition à des discussions pour l’amendement de la constitution ; après avoir consommé son rôle azizien.
Comme s’il s’agit du changement du pansement du pied invalide du président avec un autre.
D’après les analyses qui ressorts des interventions des parties ; de diverses tendances ; il parait clair que tous les éléments et toutes les conditions nécessaires pour la constitution d’un front national de l’opposition ; unifié et fort ; sont réunis. Et peut- être c’est le seul grand mérite des généraux algériens souverains qui font convertir l’Algérie musulmane à l’idolâtrie.
Sous réserve je dis – a cause de l’ambigüité des sources ; et le fonctionnement de la décision politique en Algérie – béni les mains si leurs mains sont parmi celles mobilisés pour la deuxième république ; le retour a la raison ; d’où il vient ; est mieux que de persévérer dans la voie du mal ; et je suis convaincu que l’Algérie tirera un grand profit ; même si elle troque sa liberté et sa IIe république démocratique- selon la conception de ses leaders historiques – avec tout son pétrole et son gaz ; comme don à ses titans a condition qu’ils quittent vers leurs comptes ; et de laisser les bons du pays reconstruire ce qui a été détruit par les putschistes ; l’Etat Marocain en voie de développement ne s’est constitué sur aucune richesse excepté la richesse patriotique qui intégrait - à certaines époques de l’histoire- même l’amour de l’Algérie ; avec le témoignage du reste des documents du congrès de la Soummam qui n’étaient pas sur le dos de la mule fugitive.
Salut à la coordination des libertés : espérons qu’elle rattrapera le temps perdu aux niveaux : Algérien ; Maghrébin et Marocain.

Traduit par : Jamal Mesbah



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