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Centre d’Etudes Internationales - publié le Mercredi 25 Juillet à 13:09

L’Agenda 21, une nouvelle approche du développement local




Le Maroc a initié des « Agendas 21 locaux » dans plusieurs villes et centres urbains. Après Essaouira, Meknès, Marrakech et Agadir, villes pionnières du Programme au royaume, ce dernier s’élargit aujourd’hui à d’autres villes et régions, consolidant de ce fait, le mouvement d’expansion et d’enracinement de cette nouvelle approche du développement à l’échelle locale. L’intérêt particulier que suscite ce programme découle de sa finalité qui se ramène à instaurer un processus d’ancrage et de promotion de la bonne gouvernance locale et du développement durable d’une cité.



L’Agenda 21, une nouvelle approche du développement local
C’est lors de la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement, tenue à Rio en 1992, que l’ « Agenda 21 », dit aussi « Action 21 », soit un document comprenant 2500 mesures pour le XXIème siècle, fut adopté. Les axes de ce document s’intéressent, au-delà des dimensions économiques, sociales et environnementales pour lesquelles un engagement politique et un consensus mondial ont été dégagés, à une thématique réservée aux outils et aux instruments d’exécution. Ce qui constitue un réel et net progrès en vue de la mise en œuvre de ce plan. L’approche « Agenda 21 local » précise que la politique du développement urbain ne peut être viable sans protection de l’environnement et considère que les dysfonctionnements afférents aux établissements humains sont générés par des facteurs locaux et ne peuvent être solutionnés de façon efficace qu’à cette échelle. De ce fait, cette initiative a pour objectif principal de promouvoir la mise en œuvre de programmes d’action, établis de manière concertée entre l’ensemble des acteurs locaux et susceptibles de promouvoir les buts et les principes du développement durable.

L’ « Agenda 21 local » a été mis en œuvre dans plus de 6500 villes de par le monde, localisées en grande partie dans les pays développés, avec des bilans concluants. Au Maroc, en s’inscrivant dans cette mouvance globalisée, les « Agendas 21 locaux » rentrent dans le cadre de la coopération décentralisée internationale : coopération belge dans le cas d’Essaouira, espagnole au nord du royaume, le Programme des Nations Unies pour les établissements humains (UN-Habitat) dans le cas des provinces du Sud, et PNUD-UN-Habitat dans les cas de Marrakech, d’Agadir, de Meknès, et de la province d’El Hajeb.

Même si le processus est généralement à ses premières phases, et au regard de l’expérience la plus ancienne, celle des « Agendas 21 » de Meknès, de Marrakech et d’Agadir, on peut avancer que les trois « Agendas 21 locaux » se sont révélés comme des instruments de sensibilisation et de mobilisation exceptionnelles des acteurs locaux. L’ « Agenda 21 local » a également insinué et raffermi, dans le contexte des trois villes, des éléments novateurs en termes de développement durable, d’approche participative, de planification stratégique et de montage de projets. Sur les plans, opérationnel et institutionnel, les réalisations des groupes de travail en termes de stratégie et plan d’action de ville sont d’une portée indéniable pour la concrétisation des finalités du développement durable.


L’exemplarité des projets pilotes d’ « Agenda 21 local »  à Essaouira, à Meknès, et à Agadir, a déjà suscité l’intérêt d’autres administrations locales ou régionales. La région de Tensift-Haouz, dont Marrakech est la préfecture, s’est dotée à sont tour  d’un Agenda 21. Le site de Ksar Aït Ben Haddou, classé au patrimoine de l’humanité par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture, a décidé d’opter pour cette démarche participative en collaborant avec le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) afin de restaurer ce patrimoine universel. Cette démarche pertinente dans l’orientation du développement des communes est la conséquence directe du succès des trois projets pilotes initiés en 2001 et elle ne devrait pas s’arrêter en si bon chemin.

Le royaume, en adoptant les « Agendas 21 locaux » en 2001, avec le soutien financier du Ministère marocain de l’aménagement du territoire, de l’eau et de l’environnement et le concours du PNUD, démontre qu’il dispose d’un environnement institutionnel favorable, d’un Etat capable d’élaborer des stratégies adéquates et d’un atout de la croissance économique durable. Par cette adoption, le Maroc vise la mise en place d’une vision prospective, globale, intégrée et intersectorielle de la commune urbaine. Dans ce sens, et comme il est question d’un processus basé sur une démarche participative, les autorités compétentes marocaines insistent de plus en plus sur la dimension environnementale dans toutes les actions locales en termes d’intégration des dimensions économiques, sociales et institutionnelles pour lutter contre la pauvreté, l’exclusion et la marginalisation, la mobilisation de l’ensemble des acteurs locaux concernés et l’élargissement de leurs compétences.



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