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Abdelkarim Chankou - publié le Mercredi 4 Mars à 10:53

L’Afrique découvre le Cancer



Lundi 13 octobre 2014-Marrakech : Inauguration du Centre de vie et visite du service de radiothérapie du CHU Mohamed VI. A l'occasion du 9e Forum pour le développement de l’Afrique (du 12 au 16 octobre), auquel ont pris part le Président ivoirien Alassane Ouattara, madame Dominique Ouattara OUATTARA, Présidente de la fondation children of africa a pris part à des activités humanitaires et Lalla Salma Bennani, Présidente de l'Association Lalla Salma de lutte contre le Cancer et Mme Bernadette Chirac présidente de la fondation des hôpitaux



Les peuples des pays du continent noir ont l’habitude de maladies graves comme le Sida, Ebola, la tuberculose ou la Malaria etc. Ils savent à raison que ces fléaux touchent plus les pauvres que les riches. Mais ces dernières années ont été l’occasion pour eux de découvrir qu’il existe une autre maladie grave dont les traitements sont longs et aussi onéreux que ceux du Sida et qu’à l’instar des autres maladies elle touche aussi les pauvres. Vous avez deviné il s’agit du cancer. « Les Africains croyaient que le cancer était une maladie des riches. Ils savent aujourd’hui qu’elle frappe aussi les plus pauvres. Les chiffres, lacunaires, rendent mal compte de cette nouvelle réalité sanitaire du continent. 847 000 nouveaux cas de cancers ont été recensés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en 2012, une incidence encore bien inférieure à celle des pays développés. Mais ce bilan laisse de côté les nombreux pays où il n’existe pas encore de registre dans lequel consigner le nombre de malades. », écrit le quotidien Le Monde dans son édition du 04 février 2015. Cette fausse croyance que le cancer est une maladie des riches explique peut-être pourquoi certains pays africains même riche en minerais et pétrole sont sous-équipés en infrastructures des traitements anti-cancer comme les centres de radiothérapie. Le Niger, pays bien doté en richesses naturelles, n’a demandé l’aide de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) qu’en fin des années 1999, « pour mettre en place un centre de radiothérapie à Niamey. » De nombreux autres pays africains sont le cas de pays.

Les chiffres, lacunaires, rendent mal compte de cette nouvelle réalité sanitaire du continent

Ils lorgnent l’expérience pionnière du Maroc sans le domaine de lutte contre les cancers et surtout en ce qui concerne la radiothérapie avec envie. Ils espèrent que le royaume les aide plus à installer un nombre suffisant d’accélérateurs- radio et à former assez de radiothérapeutes pour pouvoir contrer l’offensive inquiétante du cancer dans leurs pays. Un nombre significatif de malades africains du cancer viennent chaque année à Casablanca, Rabat ou Casablanca pour ses soigner dans les centres de radiothérapie publics ou privés. Et il y a de quoi. Le Maroc, réputé pour a politique pro-africaine, est l’un des leaders dans le domaine des traitements et prévention des cancers surtout en ambulatoire (radio et chimio notamment). S’il se place encore très loin derrière la France qui compte selon un un rapport publié le 23 mai 2014, par l’Observatoire national de radiothérapie de quelque « 470 appareils de radiothérapie externe, répartis dans les 172 centres français », « en radiothérapie le Maroc dispose, actuellement, de 30 accélérateurs linéaires (Linear accelerator +LINAC+). Ce qui le place largement devant la riche Algérie qui ne dispose actuellement que de 14 centres de radiothérapie et espère en porter le nombre à 58 en 2017 (…)

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande aux pays en voie de développement un appareil pour un million d’habitants », ce qui place le Maroc dans les normes. Ces appareils qui produisent des faisceaux de haute énergie par l’accélération de particules sont dispatchés dans 5 centres publics (Rabat, Casablanca, Oujda, Agadir et Al Hoceima). Le royaume dispose également de 4 cliniques privées pour le traitement du cancer dont le Centre Al Kindy de Casablanca. Ce Centre s’est doté il y a 4 ans d’un Rapidarc, appareil qui permet de réduire de plus de 70% le temps du traitement du cancer si bien que la durée de la séance du rayonnement tombe à deux ou 3 minutes. Pour une cure de 25 séances, ce gain de temps est un acquis indéniable en matière de confort du malade. De type « Clinac », le Rapirac du centre Al Kindy (où travaillent deux docteurs pionniers dans le domaine d’introduction de la radiothérapie privée au Maroc dès le début des années 1980, en l’occurrence le duo Mohamed El Morchid et Abdellatif Bouih) est composé d’un injecteur automatique et de 5 lasers mobiles, et permet en outre une précision en 3D lors de la réalisation des traitements en simulation virtuelle. Pour le bien de la communauté et du pays.

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