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Larbi Amine - publié le Jeudi 31 Janvier à 19:05

L’Affaire Gdeim Izik : Quand les revendications sociales se transforment en guerre secrète




Les évènements de Gdeim Izik constituent aujourd’hui l’incarnation même du jeu manipulateur et déstabilisateur usité par le Polisario et ses mentors dans leur traitement du différend autour du Sahara occidental marocain. En effet, les observateurs, qu’ils soient nationaux ou étrangers, sont restés émus devant la tournure spectaculaire qu’à prise cette affaire, partie à la base d’une simple contestation sociale pacifique pour se transformer finalement en une véritable guerre secrète déclenchée contre le Maroc.



L’Affaire Gdeim Izik : Quand les revendications sociales se transforment en guerre secrète
Dans les faits, à partir du 10 octobre 2010, plusieurs dizaines de Sahraouis, manifestement en état de nécessité, se sont installés, dans des tentes, au Camp de Gdeim Izik, mis en place à 12 km à l’est de Laâyoune. Pour une durée de presque un mois, leur nombre a évolué graduellement pour atteindre des milliers, mais sans que l’objectif principal ne soit subverti. Il s’agissait pour ces protestataires de mettre en exergue leurs revendications sociales en l’occurrence, l’obtention de logements et d’emplois dans la fonction publique ainsi que la distribution par l’Etat des cartes de l’entraide nationale. Il faut dire que si les objectifs divergeaient, ce qui est une caractéristique propre à toute mouvance contestataire, le cadre général était demeuré le même et ne dépassait guère la revendication socioéconomique.

Ces Sahraouis n’avaient en effet trouvé d’autres moyens plus efficaces pour exercer une pression sur l’Etat que de se regrouper dans un camp. Et l’Etat a été bon entendeur en faisant preuve d’une réactivité inédite. Les pouvoirs publics n’ont en effet pas tardé à engager un dialogue avec les représentants de la population du camp en vue de prendre fait de leurs requêtes et de réagir de la manière la plus appropriée. C’est ainsi que durant la première semaine de novembre 2010, il a été procédé à la distribution de plusieurs cartes de l’entraide nationale, au profit de la population du camp. Ce qui constituait une première action entreprise par l’Etat pour démontrer sa bonne foi dans la perspective d’un début de relâchement de la situation.

Dans ce sens, un membre de la tribut de Rguibat, avait spécifié, dans une déclaration reprise par l’agence Maghreb Arabe Presse (MAP) que « L’Etat n’a ménagé aucun effort pour satisfaire les revendications des personnes qui se trouvaient dans le camp de Gdeim Izik ». Et d’ajouter que des « (…) mains invisibles sont dernière les actes de vandalisme ».

Justement, sentant une imminente résolution de l’affaire, des éléments perturbateurs, constitués de repris de justice, de trafiquants mais aussi d’éléments du Polisario, et qui avaient réparti les tentes en une vingtaine de daïras (cercles), à l’image des camps de Tindouf, empêcheront les familles qui veulent regagner Laâyoune de s’en aller. Le 8 novembre 2010, les forces de l’ordre, après l’échec des négociations avec ces éléments en vue de relâcher la population séquestrée, interviendront pour rétablir l’ordre sans pour autant qu’aucune balle ne soit tirée. La vidéo d’éléments cagoulés, munis d’armes blanches et de cocktails Molotov, en train de malmener les cadavres des soldats tués a fait le tour des sites d’information. Dans l’intervalle, une action de désinformation avait fait que des émeutes éclatent à Laâyoune. Le bruit selon lequel les forces de l’ordre avaient procédé à une « intervention sauvage » provoquant une tuerie à Gdeim Izik avait circulé. Or, après le retour au calme, le bilan fait état de 11 éléments des forces de l’ordre tués et des dizaines blessés.

Voilà comment une simple affaire de contestation sociale a été détournée et travaillée pour avoir l’allure d’une véritable révolte d’essence prétendument politique.



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