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MAP - publié le Jeudi 17 Juillet à 12:12

Khalid Naciri: nous escomptons la réalisation d' 'un consensus avancé' autour du nouveau code de la presse



Rabat - Le gouvernement escompte la réalisation d'"un consensus avancé" autour du projet du nouveau code de la presse, a affirmé le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement, Khalid Naciri.



"Je crois en la nécessité d'élargir davantage l'espace des libertés démocratiques dont la liberté de la presse, mais cela doit se faire dans le respect des préceptes moraux", a ajouté le ministre qui était l'invité de l'émission "Mais Encore" diffusée sur la deuxième chaîne de télévision "2M".

Le nouveau texte prévoit un conseil national de la presse qui a "précisément pour objet de créer un cadre d'autorégulation", a-t-il rappelé, estimant que l'autorégulation peut contribuer à mettre un terme aux différends par les professionnels eux-mêmes. "Si nous y arrivons, on va pouvoir tourner une page importante dans le processus de consolidation démocratique", a-t-il dit.

Après avoir qualifié "d'énorme" l'aide octroyée à la presse, qu'il estime à 50 millions de dirhams, Naciri a rappelé que cette aide est répartie selon un certain nombre de critères dont la consommation de papier et les ventes.

"Celui qui vend le plus est mieux servi", a-t-il relevé, ajoutant que parmi les critères opérationnels retenus, figurent notamment "la nécessité pour le journal en question de se conformer à un certain nombre d'exigences non seulement morales mais également professionnelles vis-à-vis des salariés".

"Le plus important dans ce domaine est de faire en sorte que tout cela soit cadré dans un environnement non seulement réglementé, mais éthique", a-t-il poursuivi, estimant que "le principal repère auquel les journalistes doivent se conformer aujourd'hui est le repère moral . Or, aujourd'hui, nous avons l'impression, au Maroc, que ce repère est un peu relégué aux oubliettes".

Concernant les récents incidents de Sidi Ifni, le ministre a insisté sur le fait que "l'Etat a accompli son devoir et qu'il a été obligé de réagir après une semaine d'anarchie généralisée dans le port de Sidi Ifni".

"Il s'est passé que sur un fond de revendications sociales, sans doute légitimes et compréhensives, un certain nombre d'éléments qui ont un certain nombre d'objectifs politiques bien déterminés ont estimé que c'était le moment de faire monter la mayonnaise et d'exploiter à des fins, pour le moins contestables, un mécontentement populaire compréhensible que le gouvernement était le premier à reconnaître et pour lequel il s'est engagé à apporter des solutions", a tenu à préciser le ministre.

Evoquant les informations rapportées par la chaîne satellitaire "Al Jazeera" concernant cette affaire et dans lesquelles elle a fait état de cas de décès, Naciri a indiqué qu'il ne s'agissait pas d'une "erreur de journalisme", puisque cette chaîne a "été informée en temps réel de ce qui s'était passé. Mais, elle a, pour près de deux heures, délibérément informé qu'il y avait des cas de décès".

"La déontologie de base aurait exigé qu'Al Jazeera rende compte immédiatement ou en tout cas qu'elle arrête sa désinformation. Mais pendant deux heures, elle a systématiquement développé cette véritable désinformation", a-t-il souligné, indiquant que "s'il n' y avait pas de mauvaise foi manifeste dans la diffusion d'une information pendant plusieurs heures , le journaliste en question n'aurait pas été poursuivi".

Evoquant l'affaire de Ksar El Kébir, et la condamnation du directeur du quotidien "Al Masae" à payer une amende de six millions de dirhams, le ministre a précisé qu'il s'agissait d'indemnités de l'ordre de deux millions de dirhams en faveur de chacun des trois plaignants dans cette affaire.

"La question dans cette affaire est de savoir si oui ou non le journal a le droit de diffamer", a souligné le ministre, estimant que tout le monde doit avoir le courage de dire que la diffamation n'agrandit pas.

Au sujet de l'affaire du journal "Al Watan Al An", Naciri a estimé notamment que "nous avons besoin d'une véritable révolution culturelle qui rétablit les choses dans leur véritable dimension et dans leur véritable équilibre dans notre pays pour dire que les atteintes non seulement à la vie privée mais également aux intérêts supérieurs de la patrie sont inadmissibles".

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