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MAP - publié le Jeudi 19 Juin à 12:32

Kamal Kamal : La musique une composante dramatique à part entière dans mes films



Khouribga - Le cinéaste Kamal Kamal a indiqué que la musique représente dans son dernier film "Sotto Voce" (la voix sourde) une composante dramatique à part entière qui complète le scénario et le renforce tout en remplissant une fonction expressive.



Le cinéaste marocain plusieurs fois primé s'exprimait ainsi lors d'une séance de discussion organisée ce lundi autour de son film qui a été projeté en ouverture du Festival du Cinéma Africain de Khouribga dans le cadre de la compétition officielle. Preuve de l'importance de la musique dans ses films, il a révélé qu'il écrit son scénario en concomitance avec la composition musicale, soulignant que le cinéma a cette rarissime magie de fusionner harmonieusement tous les genres de création, entre autres, le roman, le théâtre, la peinture ou encore la musique.

Mélomane affirmé et compositeur reconnu, Kamal Kamal recourt à chaque tournage à la musique comme cela a été bien avant dans son film "la symphonie marocaine", un opus où la musique, omniprésente, joue les premiers rôles. Une démarche très originale qui lui a valu à maintes reprises des récompenses dans des festivals nationaux et internationaux et tout dernièrement avec ce nouveau film qui a décroché le grand prix lors de la dernière édition du Festival National du Film de Tanger, outre bien évidemment les prix du son et de la musique.

Inspiré comme il le dit par des histoires racontées par sa mère à propos de la révolution algérienne à l'époque de la colonisation française, le Film "Sotto Voce" est l'histoire de Moussa, un marocain qui joue le rôle de passeur par sympathie pour les résistants algériens cernés de toutes parts après la mise en place d'une ligne électrifiée au niveau de la frontière entre l'Algérie et le Maroc, principalement à Oujda et ses environs où les combattants avaient pris l'habitude de se réfugier.

Il arrive à Tlemcen pour effectuer sa mission mais il trouve que, cette fois-ci, il va devoir faire passer un groupe de sourds muets qui vient du désert de Bechar. Le responsable sur place lui fait savoir que le chemin qu'il prenait auparavant est vendu. N'ayant pas le choix, il doit prendre une autre direction. Seulement voilà, ce chemin de traverse se trouve sur la ligne érigée à l'époque par le ministre de la défense français, André Morice, une ceinture électrifiée et truffée de mines infranchissable de 700 Kilomètres sur la frontière maroco-algérienne.

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