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Adil Alifriqui - Lemag - publié le Mardi 26 Février à 10:51

John Kerry, sera-t-il ennemi du Maroc ?




Washington : En 2001, John Kerry alors sénateur démocrate de l’Etat du Massachusetts, avait adressé un courrier au Général Colin Powel, secrétaire d’Etat de l’époque, l’invitant à se désolidariser du Maroc sur l’affaire du Sahara et à soutenir franchement le Polisario.



John Kerry
John Kerry
Ex-candidat malheureux à la présidentielle, battu par George Walker Bush, John Kerry a été nommé, par le président Barack Obama, nouveaux ministre américain des affaires étrangères, en remplacement de Hillary Clinton.

Ce démocrate, comptant parmi les rares hommes politiques américains, pouvant se prévaloir d’une vraie culture du monde, parlant couramment le français, et doté d’une solide expérience des questions internationales, si la nouvelle de sa nomination est passé plutôt bien, dans la plupart des capitales européennes et en Israël, du côté de Rabat, l’on considère avec beaucoup de méfiance, son arrivée aux affaires, vu qu’il est connu dans les arcanes washingtoniens, pour ses étroites relations, avec le lobby petro-algérien.

En effet, John Kerry s’est fait pendant plusieurs années, avocat du Polisario dans les couloirs du pouvoir américain et au congrès du temps de son mandat de sénateur.

Kerry Kennedy
Kerry Kennedy

Soutenu par le clan Kennedy

Soutenu par le clan Kennedy, à l’intérieur du parti démocrate, John Kerry, qui nourrissait des ambitions présidentielles et continue, a, pour entretenir ses alliances intra-partisanes, repris à son compte, les thèses dictées et payées depuis Alger, à Kerry Kennedy, et à son oncle Edward Kennedy, concernant l’affaire du Sahara.

Il avait cosigné une lettre adressée à l’administration républicaine en 2001, appelant à ce que les USA, cesse son soutien au Maroc, et oblige ce dernier à l’organisation d’un referendum d’auto-détermination au Sahara.

John Kerry se considèrant encore présidentiable, observent certains analystes de la politique américaine, tentera de faire du ministère des affaires étrangères, ses chasses gradées ; il l’imprégnera de son style et voudra l’utiliser pour faire passer ses thèses et celles de ses soutiens au parti, avec en tête le clan Kennedy, à la faveur des grasses subventions que ce dernier, peut lui assurer pour ses campagnes électorales depuis Alger.

Hillary Clinton
Hillary Clinton

Serieuses inquiètudes marocaines

A Rabat, rapporte certaines sources, l’on s’inquiète sérieusement, pour plusieurs raisons :

Pour la 1ère fois, l’on manquera de voix de rééquilibrage à Washington, car les relations de Rabat avec la maison blanche n’ont jamais été aussi froide, ni le Roi Mohammed VI, ni le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane, n’ont, pour l’instant, visité officiellement Washington, ni rencontré ou s'entretenu au téléphone, l’un et l’autre, avec Barack Obama.

Hillary Clinton, était en effet, le principal interlocuteur de Rabat à Washington, son départ et son remplacement par le pro-polisarien intéressé qu’est John Kerry, est une forte perte pour la très peu entreprenante diplomatie marocaine.

Kerry formerait au coté d’Obama, un binôme, au pire frontalement hostile au Maroc, au plus optimiste des scénarios, froid à son égard, et peu enclin à fournir le moindre effort sur un dossier existentiel pour beaucoup au Maroc.



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