Lemag.ma : Portail d’information dédié au Maroc et au Maghreb
Facebook
Twitter
App Store
Newsletter
Mobile
Rss
Tracés Nomades- Voyages à travers les écritures à Dar Bellarj: Voilà... | via @lemagMaroc https://t.co/GUkHh4g14o https://t.co/jGJNtDHv14


MAP - Mustapha Boubekraoui - publié le Vendredi 2 Mai à 15:34

Internet a fait de la défense de la liberté de la presse un combat pour la liberté d'expression pour tous



Rabat - La défense de la liberté de la presse, dont la journée mondiale sera célébrée samedi dans le monde entier, s'est désormais imposée en tant que combat étroitement lié à celui relatif à la liberté de publication sur Internet.



PH edu-helpline.blogspot
PH edu-helpline.blogspot
La célébration de la journée mondiale de la liberté de la presse intervient cette année quelques jours après la tenue d'un sommet mondial extraordinaire et unique en son genre sur la gouvernance de l'Internet, organisé fin avril au Brésil.

Ce conclave a mis en avant les craintes universelles quant à la mainmise d'une seule puissance sur la Toile, devenue un synonyme de la liberté d'expression, dont la liberté de la presse qui délaisse de plus en plus le support papier pour s'orienter vers Internet.

Abordé de ce point de vue, cet événement pourrait constituer le point de départ d'un mouvement international de rejet de la domination américaine exercée par le biais d'un organisme de gestion des domaines virtuels.

Si l'enjeu semble au premier abord purement technique, ses implications dépassent, en effet, la technicité pour englober des dimensions relatives au contrôle du contenu d'Internet, la garantie de sa sécurité et la lutte contre le cyber-espionnage.

L'état de choc qu'ont engendré la publication de documents hyper confidentiels sur Wikileaks et le scandale de l'espionnage des Etats-Unis de plusieurs pays, dont des alliés de Washington, a donné lieu à un mouvement international s'élevant contre la mainmise d'une superpuissance sur le devenir de la Toile. Ce mouvement a réussi à amener Washington à annoncer son intention de desserrer son étau sur l'organisme de gestion des domaines.

Cependant, la nature même du système de gestion du Net, qui devrait supplanter l'actuel système, et les pressions qui pourraient être exercées pour imposer des restrictions sur l'accès à Internet, notamment par des pays ou des parties dont le passé regorge de telles pratiques, ne font qu'alimenter les craintes.

Et si, 25 ans après la création du Net, les événements viennent aujourd'hui remettre au-devant de la scène le débat sur la liberté d'y accéder, la polémique sur la liberté de publier sur Internet s'était, d'ores et déjà, invitée dans certains pays où des journalistes ou établissements de presse, muselés par des réglementations draconiennes ou cédant à des contraintes économiques, se sont rabattus sur la Toile pour avoir une plus grande liberté d'expression.

Au Maroc, le gouvernement a exprimé son engagement à promouvoir la liberté de la presse à travers l'élaboration d'un nouveau code de la presse et de l'édition qui ne contient aucune peine privative de liberté, ni des dispositions restreignant l'accès à l'information, outre l'élaboration d'un projet de loi sur la presse électronique.

A l'instar d'autres pays, la réglementation de la presse électronique a fait l'objet d'un grand débat au Maroc depuis l'annonce, par le gouvernement, de son intention de promulguer un nouveau code dédié à ce secteur.

Les échanges de vues sur ce créneau particulier dénotent d'une orientation possible vers l'adoption du Net comme plateforme majeure de publication, plus à l'abri des contraintes liées aux aspects juridique et financier, à l'édition et à la distribution.

               Partager Partager

Dépêches | Lemag | Presse | Tribune | Sahara