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Leila Assam - Emarrakech - publié le Jeudi 31 Janvier à 18:42

Incidents de Gdeim Izik: Ce qui n'a pas été dit !




Laayoune : Les événements de Gdeim Izik ont fait couler beaucoup d'encre... des critiques ça et là et les forces de l'ordre montrées du doigt, notamment par une presse étrangère bien "dirigée".. les photos "truquées" ont d'ailleurs eu raison de "l'objectivité" présumée de certains médias. Pourtant, les violences des manifestants ont, très peu, été mentionnées.. comme quoi, un manifestant est toujours "présumé victime".



Incidents de Gdeim Izik: Ce qui n'a pas été dit !
Tout a commencé le 10 octobre 2010 lorsqu'un groupe d'habitants de le ville de Laayoune a dressé des tentes dans la région de Gdim Izik en guise de revendications sociales relatives, en particulier, au logement, à l'emploi et au bénéfice de cartes de Promotion Nationale.

Considérant que cette forme de manifestation entre dans le cadre de la liberté d'expression, les autorités publiques avaient permis aux manifestants d'exprimer en toute liberté leurs revendications à caractère social; à condition toutefois qu'elle ne porte pas atteinte à la sécurité et à l'ordre publics, et qu'il y ait lieu d'y faire face au moyen du dialogue constructif, crédible et responsable.

Les autorités ont même assuré l'approvisonnement en eau et en médicaments, ainsi que antennes médicales et services de secours; en s'attachant à ce que l'accès et la circulation soient libres à l'intérieur et à l'extérieur du campement sans la moindre entrave: plus de 8.000 entrées et sorties quotidiennes du campement ont été enregistrées durant la période du campement.

Un dialogue eut lieu, ainsi, malgré les provocations vis-à-vis des autorités publiques, tentant de les pousser à des interventions susceptibles d'entraîner des dérapages... des agissements mis en échec.

Toutefois, il s'est avéré par la suite que le campement abritait, en plus des familles démunies et précaires, des repris de justice, des recherchés et des trafiquants, et un groupe d'opportunistes qui a établi son emprise sur les occupants, et commencé à agir de façon malintentionnée à l'égard des autorités en vue de faire avorter le dialogue.

Sur la foi des indications parvenues aux autorités locales, certains de ces éléments ont aussi introduit différents types d'armes au campement: armes blanches et bouteilles incendiaires « cocktail Molotov» et bonbonnes à gaz.

Incidents de Gdeim Izik: Ce qui n'a pas été dit !
Néamoins, en réponse aux revendications des «représentants des habitants du campement», l'autorité publique a pris plusieurs mesures, notamment la création d'une commission tripartite comprenant les représentants des autorités locales, «les représentants du campement», les chioukh des tribus, les élus, et les représentants de la société civile; l'ouverture de bureaux d'inscription au siège de la Préfecture et des arrondissements urbains, pour l'établissement des listes des familles nécessiteuses.

Suite au dialogue, des instructions ont été données pour attribuer des cartes de Promotion Nationale aux personnes âgées, malades et handicapés; recrutements directs dans la fonction publique, affectation de centaines de lots par tirage au sort...

Le Ministre a proposé à la coordination l'élaboration et la signature d'un procès-verbal fixant les engagements de chaque partie de façon transparente et responsable, mais la coordination a déclaré ne pas juger utile la signature de ce procès-verbal, alléguant de son entière confiance envers les autorités.

Mais au moment où le Wali de la région et deux walis de l'administration centrale se sont déplacés, le 5 novembre 2010, au campement, en compagnie de certains chioukh et élus, pour entamer la mise en exécution des mesures convenues; ils se sont trouvés face à des milices composées d'éléments cagoulés qui les ont empêchés d'entrer dans le campement, montrant le non désir d'une solution des problèmes sociaux, mais un désir d'installer le campement dans la durée pour des raisons inavouées. 
 
Ces milices ont recouru à la menace et à la violence physique et psychique à l'encontre des personnes qui se sont installées dans le campement, en particulier les personnes âgées, les femmes et les enfants pour les empêcher de quitter les lieux et de démonter leurs tentes.

Ainsi, après épuisement de toutes les voies de dialogue et de règlement pacifique, les autorités locales ont été contraintes de recourir à la force publique pour rétablir le droit, imposer le respect de l'ordre public, évacuer le campement et procéder à l'arrestation des bandes de repris de justice et de personnes recherchées qui ont pris en otage les occupants du campement.

Par la suite, quelques groupes ont transféré les manifestations et les affrontements dans certains quartiers de la ville de Laâyoune où ils ont incendié des bâtiments et des biens publics et porté préjudice aux propriétés d'autrui.

Conséquences: quatre blessés dans les rangs des civils, onze décès dans les rangs des Forces de l'Ordre et 70 blessés dont trois touchés grièvement. Par ailleurs, un seul civil a trouvé la mort durant la même journée suite à son heurt par un véhicule, dans l’une des artères de la ville de Laâyoune. L'incident a mené à l'ouverture d'une enquête par le procureur général du Roi.

Il paraît, clairement, que les pouvoirs publics se sont attachés au respect de la souveraineté du droit, à la préservation de la dignité et de la liberté des citoyens. Et ce malgré toutes les "mains" qui tentaient de semer la violence, le désordre et le chaos.

L'album du Chaos



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