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"Ils ont choisi l'Algérie" de Jean Asselmayer présenté au Centre culturel algérien de Paris


APS - publié le Vendredi 26 Juin 2009 à 16:20 modifié le Vendredi 26 Juin 2009 - 16:20

"Ils ont choisi l'Algérie", le documentaire du Français Jean Asselmayer, réalisé dans le cadre de la manifestation "Alger, capitale de la culture arabe", a été présenté mercredi soir au Centre culturel algérien de Paris



"Ils ont choisi l'Algérie" de Jean Asselmayer présenté au Centre culturel algérien de Paris
D'emblée, le réalisateur avertit le public : "C'est une oeuvre subjective. Elle reflète un engagement qui est le mien. Je ne cherche pas à imposer une vérité, car celle-ci est une question qui se cherche toujours".

Le documentaire, de 52 mn, présente des portraits de femmes et d'hommes,
européens d'origine, qui ont épousé, de par leur engagement politique, la cause algérienne et choisi, une fois l'indépendance retrouvée, de rester en Algérie, pour continuer le combat, celui du développement.

A Arzew, à Oran ou à Alger, la caméra d'Asselmayer part à la rencontre de ces personnes "usées" par les épreuves du temps et de l'histoire pour livrer leur destin et leur itinéraire parfois singulière. Militants communistes, syndicalistes,

intellectuels, médecins, enseignants, religieux ou simples commerçants, ils et elles se "dévoilent" devant la caméra pour se raconter, pour évoquer leur histoire qui s'intègre dans la grande histoire.
Ils ne regrettent pas leur geste. Ils assument leurs actes et trouvent naturel de se retrouver au côté de la justice, parmi les opprimés malgré la violence, les menaces et la peur. "A Oran, la sinistre OAS a redoublé de férocité pour terroriser les populations européennes et les contraindre à quitter l'Algérie.
La plupart sont partis, nous avons décidé de rester", dira l'une des personnes
présentées dans le film.

Henri Alleg, ex-journaliste et une des victimes de la torture érigée en système par le sinistre Massu et ses sbires, a souligné, lors du débat qui a suivi le film, "l'esprit de la fraternité qui animait tous les Européens qui ont participé au combat pour l'indépendance nationale".
"Ce film, a-t-il dit, rétablit une vérité sur un combat, peu connu. Ils n'étaient pas nombreux, mais ils ont combattu pour l'Algérie", a-t-il ajouté.

Un autre intervenant a estimé que "ces gens ont fait preuve d'un acte de refus du fait colonial. Leur esprit de résistance a valeur d'exemple".

Plusieurs témoignages ont été apportés au cours du débat. Le plus poignant est celui de cette femme qui a raconté comment un médecin, quelques jours avant la proclamation de l'indépendance, avait totalement couvert son corps de plâtre pour l'abandonner sur son lit d'hôpital. "Lorsqu'on m'a ôté ce plâtre, les médecins ont découvert mon corps complètement pourri, suite à l'infection de mon genou",
raconte-t-elle. Aujourd'hui, elle se déplace en fauteuil roulant.

Jean Asselmeyer a annoncé qu'il entamera prochainement le tournage d'une
suite à ce documentaire. Il ambitionne de tourner une fiction sur Henri Maillot,
cet aspirant qui a déserté avec un camion chargé d'armes et de munitions qu'il
a livré à l'ALN, en 1956.



           





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