« Racines » sent l’effluve de la richesse du Maroc, une sensation forte d’un thé à la menthe et l’écoute de la résonnance du cuivre. Une inspiration guidée par un sud marocain où l’ « Âme Azigh » et l’unicité de ses villages sont vues et sont peintes comme Ahlam les a ressenties.
Après un début acharné dans l’art figuratif, Ilham Laraki Omari mis en exergue des toiles « non-figuratives » dans lesquelles des détailles d’ordre figuratifs débordent rapidement dans l’abstrait. Une sorte de progression et de détachement du réalisme ; et un attachement sous-jacent entre le figuratif et l’abstrait, le rêve et la réalité, le sacré et le profane, le réel et l’irréel. C’est son jardin mystique et le monde qui l’entoure. La peinture reste sa passion majeure. Elle l’habite, l’apaise et la console. Chaque touche picturale représente une confidence qui traduit ses ressentis, ses désirs et ses attentes. Ilham se dévoile à travers ses toiles.
Ilham Laraki Omari sent une liberté sans retenue quand elle aborde l’abstrait. Elle aime y introduire de la matière, y sculpter les ombres et enfin, y accentuer les lumières du clair/obscur.
Concernant la composition dans ses toiles, elle nous a déclaré qu’elle ne fixe pas de règles précises, mais le principe du tiers est par habitude respecté, et qu’elle lui arrive souvent de composer des toiles diptyques ou triptyques irrégulières. Son langage pictural est l’émotion qui lui donne une envie viscérale de peindre, et qui la honte avant d’imprégner la toile. Un objet peut devenir ainsi « nature vivante » de part son vécu.
Pour ce faire, Ilham Laraki Omari est en quête incessante des tons chauds, voire volcaniques. Des couleurs de terre et de feu lui sont imprégnées, et elle se trouve d’instinct les mélanger dans sa palette. Ça fait partie d’elle, de ses ressentis. Son empreinte reste cette thématique « feu » qui revient, consciemment ou inconsciemment, dans ses toiles figuratives, « mi-figuratives » et abstraites. Le sphinx renaît de ses cendres au milieu des montagnes rocheuses et hantés d’arbres de cactus. Un arôme de verveine apaise les terrasses des maisonnettes en terre battue entassées au long de la petite rivière ruisselante, cailletée cailloutée et peuplée de champs de blé. Des sauterelles vertes et des petites chèvres noires et blanches pointillent les troncs cassés des noyers, et l’écho d’une voix féminine sublime chante la dernière épopée de Zineb Nafzaouia qui a fondé la ville de Marrakech, la capitale de l'empire des Almoravides, et qui l'a gérée même pendant les absences de son mari Youssef Ibn Tachfin, le fondateur de la dynastie Almoravide, parvenant par l'épée et par le verbe à unifier le Maghreb sous son reine avant de conquérir l'Andalousie.
Dans les lettres de Vincent Van Gogh à son frère Théo, il disait : « Dis-moi, mon vieux, si tu comptes venir un jour prochain chez moi, dans notre maison qui est pleine de vie et d’activité et dont, tu le sais bien, tu es le fondateur. Est-ce que ce spectacle ne te procurera pas plus de satisfaction que de me savoir célibataire menant une vie de café ? Voudrais-tu qu’il en soit autrement ? Tu sais que je n’ai pas toujours été heureux, que j’ai mené une existence assez misérable. Voilà que, grâce à ton aide, ma jeunesse et ma nature profonde peuvent enfin se révéler. …
Ne va pas te figurer que je me considère comme parfait, ni que je m’imagine sans reproche quand tant de personnes parlent de mon caractère impossible. Il m’arrive souvent d’être mélancolique, susceptible et intraitable ; de soupirer après de la sympathie comme si j’avais faim et soif ; de me montrer indifférent et méchant lorsqu’on me refuse cette sympathie, et même de verser parfois de l’huile sur le feu. Je n’aime pas beaucoup la compagnie des autres, il m’est souvent pénible ou insupportable de les fréquenter ou de bavarder avec des gens. Mais connais-tu l’origine de tout cela, du moins en grande partie ? Tout simplement ma nervosité ; je suis extrêmement sensible, autant au physique qu’au moral, et cela date de mes années noires. Demande donc au médecin – il comprendra tout de suite de quoi il s’agit – s’il pourrait en être autrement, si les nuits passées dans les rues froides, à la belle étoile, si la peur de ne pas avoir à manger un morceau de pain, si la tension incessante résultant du fait que je n’avais pas de situation, si tous mes ennuis avec les amis et la famille ne sont pas pour trois quarts à l’origine de certains traits de mon caractère, de mes sautes d’humeur et de mes périodes de dépression. »
L’artiste peintre Ilham Laraki Omari est née à Casablanca. Elle a pratiqué la dance et la musique depuis son jeune âge. Après un bac scientifique suivi d’une licence en gestion, elle a crée son propre atelier de création graphique. Son penchant pour l’art l’amène par la suite à entamer un cursus académique de dessin et de peinture. Plusieurs années de formation lui permettaient d’approcher l’art de ses multiples facettes, de faire des enrichissantes rencontres et de fructueux échanges. Elle se consacre alors complètement à sa passion.
Après un début acharné dans l’art figuratif, Ilham Laraki Omari mis en exergue des toiles « non-figuratives » dans lesquelles des détailles d’ordre figuratifs débordent rapidement dans l’abstrait. Une sorte de progression et de détachement du réalisme ; et un attachement sous-jacent entre le figuratif et l’abstrait, le rêve et la réalité, le sacré et le profane, le réel et l’irréel. C’est son jardin mystique et le monde qui l’entoure. La peinture reste sa passion majeure. Elle l’habite, l’apaise et la console. Chaque touche picturale représente une confidence qui traduit ses ressentis, ses désirs et ses attentes. Ilham se dévoile à travers ses toiles.
Ilham Laraki Omari sent une liberté sans retenue quand elle aborde l’abstrait. Elle aime y introduire de la matière, y sculpter les ombres et enfin, y accentuer les lumières du clair/obscur.
Concernant la composition dans ses toiles, elle nous a déclaré qu’elle ne fixe pas de règles précises, mais le principe du tiers est par habitude respecté, et qu’elle lui arrive souvent de composer des toiles diptyques ou triptyques irrégulières. Son langage pictural est l’émotion qui lui donne une envie viscérale de peindre, et qui la honte avant d’imprégner la toile. Un objet peut devenir ainsi « nature vivante » de part son vécu.
Pour ce faire, Ilham Laraki Omari est en quête incessante des tons chauds, voire volcaniques. Des couleurs de terre et de feu lui sont imprégnées, et elle se trouve d’instinct les mélanger dans sa palette. Ça fait partie d’elle, de ses ressentis. Son empreinte reste cette thématique « feu » qui revient, consciemment ou inconsciemment, dans ses toiles figuratives, « mi-figuratives » et abstraites. Le sphinx renaît de ses cendres au milieu des montagnes rocheuses et hantés d’arbres de cactus. Un arôme de verveine apaise les terrasses des maisonnettes en terre battue entassées au long de la petite rivière ruisselante, cailletée cailloutée et peuplée de champs de blé. Des sauterelles vertes et des petites chèvres noires et blanches pointillent les troncs cassés des noyers, et l’écho d’une voix féminine sublime chante la dernière épopée de Zineb Nafzaouia qui a fondé la ville de Marrakech, la capitale de l'empire des Almoravides, et qui l'a gérée même pendant les absences de son mari Youssef Ibn Tachfin, le fondateur de la dynastie Almoravide, parvenant par l'épée et par le verbe à unifier le Maghreb sous son reine avant de conquérir l'Andalousie.
Dans les lettres de Vincent Van Gogh à son frère Théo, il disait : « Dis-moi, mon vieux, si tu comptes venir un jour prochain chez moi, dans notre maison qui est pleine de vie et d’activité et dont, tu le sais bien, tu es le fondateur. Est-ce que ce spectacle ne te procurera pas plus de satisfaction que de me savoir célibataire menant une vie de café ? Voudrais-tu qu’il en soit autrement ? Tu sais que je n’ai pas toujours été heureux, que j’ai mené une existence assez misérable. Voilà que, grâce à ton aide, ma jeunesse et ma nature profonde peuvent enfin se révéler. …
Ne va pas te figurer que je me considère comme parfait, ni que je m’imagine sans reproche quand tant de personnes parlent de mon caractère impossible. Il m’arrive souvent d’être mélancolique, susceptible et intraitable ; de soupirer après de la sympathie comme si j’avais faim et soif ; de me montrer indifférent et méchant lorsqu’on me refuse cette sympathie, et même de verser parfois de l’huile sur le feu. Je n’aime pas beaucoup la compagnie des autres, il m’est souvent pénible ou insupportable de les fréquenter ou de bavarder avec des gens. Mais connais-tu l’origine de tout cela, du moins en grande partie ? Tout simplement ma nervosité ; je suis extrêmement sensible, autant au physique qu’au moral, et cela date de mes années noires. Demande donc au médecin – il comprendra tout de suite de quoi il s’agit – s’il pourrait en être autrement, si les nuits passées dans les rues froides, à la belle étoile, si la peur de ne pas avoir à manger un morceau de pain, si la tension incessante résultant du fait que je n’avais pas de situation, si tous mes ennuis avec les amis et la famille ne sont pas pour trois quarts à l’origine de certains traits de mon caractère, de mes sautes d’humeur et de mes périodes de dépression. »
L’artiste peintre Ilham Laraki Omari est née à Casablanca. Elle a pratiqué la dance et la musique depuis son jeune âge. Après un bac scientifique suivi d’une licence en gestion, elle a crée son propre atelier de création graphique. Son penchant pour l’art l’amène par la suite à entamer un cursus académique de dessin et de peinture. Plusieurs années de formation lui permettaient d’approcher l’art de ses multiples facettes, de faire des enrichissantes rencontres et de fructueux échanges. Elle se consacre alors complètement à sa passion.









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