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Reuters - Lemag - publié le Samedi 28 Décembre à 11:51

Hollande à Riyad, pour tenter de profiter du froid Arabie - USA ?




Paris - François Hollande poussera ses pions à Riyad, à partir de dimanche pour tirer parti du refroidissement des relations entre Riyad et Washington, pour se rapprocher d'un partenaire incontournable dans une région en proie à de multiples crises.



PH SIPA
PH SIPA
Pour son deuxième déplacement dans le royaume, le président français abordera avec le roi Abdallah et le prince héritier Salman tous les dossiers chauds du moment, du programme nucléaire iranien à la crise égyptienne en passant par la guerre en Syrie ou les menaces sur la stabilité du Liban. 
 
"Il est important de pouvoir s'entendre sur un agenda politique qui nous permette, ensemble et avec d'autres, de traiter les crises", dit un conseiller avant cette visite de deux jours. "C'est un pays qui prend des responsabilités régionales croissantes, dans le Moyen-Orient tel qu'il est aujourd'hui, c'est pour nous un partenaire de référence."
 
François Hollande entend aussi consolider le partenariat entre les deux pays, après la "lune de miel" entre Nicolas Sarkozy et le Qatar, un pays 15 fois moins peuplé.
 
Son déplacement intervient à un moment où l'axe Riyad-Washington, qui structure depuis des décennies la géopolitique de la région, bat de l'aile et que la diplomatie américaine déplace le centre de gravité de son action vers l'Asie. 
 
L'Arabie saoudite sunnite reproche au président américain Barack Obama de ne pas se montrer assez ferme à l'égard de Téhéran et s'inquiète de voir l'Iran, son grand rival chiite dans la région, sortir de son isolement à la faveur de l'accord de Genève sur son programme nucléaire conclu en novembre.

"VIVE LA FRANCE"

Riyad a apprécié la fermeté de la diplomatie française lors des négociations sur ce dossier, et le "vive la France" lancé par le sénateur républicain John McCain a trouvé un écho dans la péninsule arabique comme à Tel Aviv. 
 
Paris souhaite désormais expliquer à l'Arabie saoudite enquoi l'accord intervenu avec l'Iran constitue une démarche "à lafois engageante et exigeante".
 
Autre sujet d'exaspération pour l'Arabie saoudite, le manquesupposé de soutien américain à l'opposition en Syrie qui a menéle royaume à décliner en octobre un siège temporaire au Conseilde sécurité de l'Onu en guise protestation. 
 
Dans ce contexte, la volonté de Paris de "punir" via desfrappes militaires le régime de Bachar al Assad en raison del'utilisation présumée d'armes chimiques, une option écartée infine par Barack Obama, a été appréciée à Riyad.
 
François Hollande expliquera comment il compte, avec lesEtats-Unis et la Russie, chercher une issue politique au conflitlors des négociations, dites de Genève II, qui doivent commencerle 22 janvier, malgré le pessimisme ambiant. 
 
Les participants devront se mettre d'accord sur ungouvernement de transition permettant à la Syrie de sortir d'unconflit de trois ans qui a fait plus de 100.000 morts. 
 
La situation en Egypte figurera également au menu desdiscussions. Riyad apporte un soutien inconditionnel à l'arméeface aux Frères musulmans soutenus par le Qatar. 

PRIORITE ECONOMIQUE A LA FRANCE

Mais Paris défend une position moins intransigeante à l'égard de ceux qui sont désormais qualifiés d'"organisation terroriste" par les autorités égyptiennes. 
 
"Nous voulons accompagner l'Egypte mais nous pensons qu'il faut un processus politique crédible et inclusif pour rassembler les Egyptiens pour assurer la paix civile", dit un conseiller du chef de l'Etat. 
 
Ce rapprochement diplomatique avec Riyad devrait aussi être l'occasion de marquer des points sur le plan économique. 
 
"Ce qui est très clair, ce que disent les Saoudiens, c'est que le roi Adballah aujourd'hui donne la priorité à la France",s'enthousiasme-t-on de source française. 
 
Outre ses gigantesques besoins en infrastructures qui font rêver les géants du BTP comme Vinci ou Bouyges, le pays procède à la modernisation de son appareil militaire qui pourrait déboucher sur d'importants contrats pour Paris. 
 
La France a déjà obtenu de participer à la modernisation de frégates saoudiennes et s'intéresse de près aux besoin de la marine du royaume ou à ses systèmes de défense antiaériens. 
 
Paris aimerait participer au programme nucléaire saoudien et livrer ses Airbus à la compagnie Saoudia, mais aussi attirer davantage d'investissements "productifs" saoudiens en France,comme ceux qui ont permis le sauvetage du volailler Doux. 



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