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Khalid Benslimane - publié le Vendredi 16 Avril à 12:05

Histoire de lard...




Si l’histoire de l’homme reste contingente et parsemée d’embûches, l’art aurait dû normalement y représenter « la » valeur sûre, naturellement thésaurisable au fil des générations pour constituer en grande partie ce que tout le monde s’accorde à qualifier de « patrimoine culturel ».



Histoire de lard...
Ce patrimoine existe bel et bien dans l’absolu, mais les valeurs s’y référant souffrent contradictoirement d’une perversion chez l’humain à percevoir la noblesse de sa propre valeur.

L’art est le reflet de la société nous dit-on et vu ce qui se fait, côté littérature actuellement, l’image n’est pas des plus reluisantes. Au foisonnement des mots écrits au nom de la littérature il n’est pire érosion de la pensée que l’outrecuidance du « contemporain » se nourrissant plus de tares que d’art proprement dit. Une molle époque où la société se disperse dans une culture d’incessantes nouveautés cédant plus le mérite au nombre et à la vulgarisation du conventionnel qu’au souci de la recherche d’une qualité littéraire.

Au Maroc, peut-on encore parler de production littéraire tant la créativité en la matière est dérisoire. ? Les talents ne manquent pourtant pas mais les canaux de l’édition restent plutôt hermétiques si vous n’êtes pas en mesure de susurrer le « sésame » aux cerbères devant les lourdes portes des éditeurs. Et tant bien même cette production existerait-elle, les critères sélectifs, imposés par de soi-disant besoins de marché, n’en restent pas moins ahurissants.

Suffit-il de raconter son homosexualité à coups de doucereuses tournures pour prétendre au statut de grand écrivain ? Suffit-il d’être une victime du sida, un moribond en sursis ou un drogué repenti pour prétendre au pinacle des hommes de lettres. ? Suffit-il d’être femme battue, violée ou pute reconvertie dans la politique pour s’imposer en auteur d’ouvrages littéraires ? Suffit-il de jouir d’un nom « vu à la télé » pour prétendre au sacre plumitif ?

C’est une question de tendance m’a dit un jour un éditeur. Malheureusement tout le monde suit et entretient cette culture de la médiocrité. En ces temps industriels, sous prétexte de rentabilité, plus personne ne veut s’ériger en chantre de la reconquête des idées et du talent dans le champ littéraire, là où les chancres d’un genre plutôt « graisseux » pullulent. Nul brave pour relever le défi de tirer la production vers le haut. On « darijise » la pensée. On lisse le talent. On vulgarise l’écrit. On l’adapte à l’auge d’un lectorat friand de cochonneries et l’on s’étonne après que le poids de l’écrit ne pèse guère plus que la livre de son contenant …un marché prospère pour l’emballage et une aubaine pour les marchands de pépites….


Tagué : art, art de la rue

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