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Nadia Birouk - publié le Vendredi 7 Novembre à 11:25

Hernani de Victor Hugo



Hernani est un héros romantique par excellence, jeune et solitaire… Il espère venger la mort de son père, épris de Dona Sol. Enlisé entre sa passion et sa vengeance, il subit un sort incertain et une fatalité ambivalente qui se terminent par sa mort.
Que représente Hernani ? Quelle est l’identité de ce héros ? Peut-on vraiment parler d’un héros avec le vrai sens du terme ?



Hernani un drame politique adressé au large public

Dans Hernani, la scène 1 de l’Acte I, n’a rien à voir avec la scène d’exposition classique. En effet, déjà le décor ne signale pas l’entrée d’un palais ou la cour d’un palais comme c’est généralement le cas dans les pièces classiques, mais une ville à part « Saragosse» :
Saragosse (en aragonais et en castillan : Zaragoza, du latin : Caesaraugusta) est une ville espagnole, capitale de la province du même nom et de l'Aragon. […] Un important traité fut signé à Saragosse (traité de Saragosse) en 1529 entre Espagnols et Portugais pour le partage des découvertes du Nouveau Monde.

Un protagoniste qui n’a rien de royal
L’acte est intitulé Le ROI, mais introduit déjà un personnage particulier qui passe inaperçu dans la scène d’exposition. Un roi qui pénètre un demeure tel un voleur pour confirmer certains dires, alors qu’il pouvait procéder autrement au vu de son statut et de son pouvoir. Une situation comique, voire ridicule d’un protagoniste qui paie une bourse dans le but de se cacher dans une armoire étouffante. Une personne reléguée au second palan, disqualifiée : « Diable, chose, enfer… » Mise hors de son statut ; n’est-il pas une manière de ridiculiser la monarchie et son retour au pouvoir après des révoltions vaines et sanguinaires où les jeunes et les femmes étaient les seuls perdants ?
Depuis les premières didascalies, nous sentons ce mélange de genres qui fait du drame romanesque, un vaste champ d’expression d’émotions et d’idées sans contraintes conventionnelles. La présence intense des indications scéniques est une autre caractéristique du drame romantique, parce que dans une pièce classique les didascalies sont économisées et peu développées. Deux acteurs entrent dans un dialogue inattendu puisque Dona Josépha a pris l’intrus pour Hernani, mais il s’est avéré qu’il s’agit d’un autre type. Don Carlos laisse entendre les fils d’une intrigue en pleine action et freine le rôle de la scène d’exposition qui devait être présentative, mais qui devient dramatique. Dramatique, puisque l’action est immédiate, nous avons l’impression que nous sommes en plein jeu scénique. L’échange des répliques plus ou moins rapide, accélère les événements et nous révèle que trois hommes aiment la même femme et qu’ils sont capables de faire des conneries si graves pour arriver à la posséder. Bien que Don Carlos a confirmé à plusieurs reprises qui est venu « pour rien », une double signification, qui peut renvoyer à la femme, dévalorisée et mise à l’écart (à L’époque) ou à la monarchie qui est revenue après une longue lutte et une longue suite de révolutions. Une manière de ridiculiser ce retour indigne.

Ainsi, UNE RIVALITÉ féroce cache des abus terribles de pouvoir et de différences…. La femme reste un objet disputé malgré son rang social, incapable de choisir ou de prendre une décision, malmenée et soumise et elle ne peut atteindre ses objectifs qu’une fois morte. Faut-il mourir pour prouver son humanité ? Faut-il subir autant de maux pour la simple raison d’être une femme ??? Un homme sans pouvoir, sans statut n’a-t-il pas le droit d’aimer, de rêver ? Un homme sans passé, sans présent, n’a-t-il pas le droit a un futur plus clément ??? Des questions que la scène d’exposition pose d’une manière implicite et que le lecteur averti doit découvrir, afin de les débattre.
Une conversation tendue

Un roi déguisé s’introduit comme un voleur dans une chambre à coucher pendant la nuit, pour obtenir un aveu forcé d’une gouvernante qui le prend pour quelqu’un d’autre. Cet autre n’est qu’Hernani. Une conversation inattendue et sous menace que Dona Joséfa doit subir, et qui se termine par cacher l’intrus dans une armoire !! Drôle de scélérat qui paye ses victimes pour obtenir des informations sur une situation amoureuse qui semble l’intéressé malgré la décision prise de la femme aimée qui a déjà désigné son amant… Pourtant, l’envie d’avoir tout objet désiré, de pouvoir tout posséder… pousse un roi à se baisser et à se ridiculiser dans l’espoir de conquérir le cœur d’une femme qui appartient à un autre…

Dites. La belle adore
Un cavalier sans barbe et sans moustache encore,
Et reçoit tous les soirs, malgré les envieux (Les jaloux),
Le jeune amant sans barbe, à la barbe du vieux.
Suis-je bien informé ?
Elle se tait. Il la secoue par le bras.
Vous répondrez, peut-être.
DOÑA JOSEFA.
Vous m’avez défendu de dire deux mots, maître.
DON CARLOS.
Aussi n’en veux-je qu’un. — oui, — non. — ta dame est bien
Doña Sol De Silva ? Parle.
DOÑA JOSEFA.
Oui. Pourquoi ?
DON CARLOS.
Pour rien.
Le duc, son vieux futur, est absent à cette heure ?
DOÑA JOSEFA.
Oui.
DON CARLOS.
Sans doute elle attend son jeune?
DOÑA JOSEFA.
Oui.
DON CARLOS.
Que je meure!
DOÑA JOSEFA.
Oui.

Un roi peut obtenir des informations autrement, et non en personne, en posant des questions ironiques, voire illogiques qui donnent cet aspect comique à la scène malgré le ton sérieux ou tendu qui devait plutôt effrayer le spectateur et non lui faire rire. Sans oublier le jeu mimique ou le gestuel dans la mesure où le roi ouvre et ferme l’armoire pour pouvoir voir et écouter les personnes qui seront dans la chambre, ce qui pousse la gouvernante à l’enfermer et le cacher comme un scélérat qui s’introduit au mauvais moment et qui cherche à se dissimuler.

Un mélange de genres se remarque, puisque nous avons l’impression de lire une scène moliéresque et non victorienne. Ce jeu scénique entre le roi déguisé et la gouvernante, nous rappelle cette querelle ludique et amusante entre un valet et son maître chez Molière.
Le héros dans le drame romantique

Le héros romantique est seul, marginalisé, amoureux, singulier, différent de ses semblables, impuissant, jeune, déchiré par les passions et la fatalité d’un destin troublé. Il est individuel, solitaire, porte parole de ceux qui veulent s’exprimer, il essaye souvent de dévoiler un moi existentiel mais ambigu. Il est généralement un héros tragique, voué à la mort.

Hernani est un héros romantique par excellence, jeune et solitaire… Il espère venger la mort de son père, épris de Dona Sol. Enlisé entre sa passion et sa vengeance, il subit un sort incertain et une fatalité ambivalente qui se terminent par sa mort.
Que représente Hernani ? Quelle est l’identité de ce héros ? Peut-on vraiment parler d’un héros avec le vrai sens du terme ?
Un héros emblématique

Hernani est marginalisé dont le père est décapité. Un être sans véritable identité, mis à l’écart, un banni (expatrié), comme il préfère lui-même se nommer. Un homme sans origines, sans demeure, sans patrie, sans biens….

Un jeune qui prévoit de cohabiter en paix avec la femme de sa vie, mais il se trouve poursuivi et menacé… Il hésite de mêler Dona Sol dans une relation sans issue en essayant à mainte reprise de la repousser ; comme c’est le cas dans cette scène :
HERNANI
__
Parmi mes rudes compagnons ?
Proscrits dont le bourreau sait d'avance les noms,
Gens dont jamais le fer ni le coeur ne s'émousse,
Ayant tous quelque sang à venger qui les pousse ?
Vous viendrez commander ma bande, comme on dit ?
Car, vous ne savez pas, moi, je suis un bandit !
Quand tout me poursuivait dans toutes les Espagnes :
Seule, dans ses forêts, dans ses hautes montagnes,
Dans ses rocs où l'on n'est que de l'aigle aperçu,
La vieille Catalogne en mère m'a reçu.
Parmi ses montagnards, libres, pauvres et graves,
Je grandis, et demain, trois mille de ses braves,
Si ma voix dans leurs monts fait résonner ce cor,
Viendront... vous frissonnez, réfléchissez encor.
Me suivre dans les bois, dans les monts, sur les grèves,
Chez des hommes pareils aux démons de vos rêves ;
Soupçonner tout, les yeux, les voix, les pas, le bruit,
Dormir sur l'herbe, boire au torrent, et la nuit
Entendre, en allaitant quelque enfant qui s'éveille,
Les balles des mousquets siffler à votre oreille.
Etre errante avec moi, proscrite, et, s'il le faut,
Me suivre où je suivrai mon père, à l'échafaud.
Scène 2 de L’acte I, Hernani de Victor Hugo.
Sa tête même a été demandée contre une rançon, tel un gangster. Cette identité floue et imprécise ne peut qu’universaliser cet héroïsme suicidaire des jeunes, qui sont généralement écrasés par une société où seuls les vieux profitent des biens et des meilleurs statuts sous prétexte que les femmes et les jeunes sont irresponsables : des incapables. Dona Sol malgré son statut et ses provenances, elle ne peut choisir son mari et reste un simple objet de désir disputé par trois hommes. Déjà dans ce drame, Victor Hugo met en lumière la situation des jeunes et des femmes à l’époque qui veulent des véritables chances pour exister dignement dans un pays de droits et d’égalités…
L’équilibre politique cache un déséquilibre socioculturel et économique affreux où seuls les vieux, riches, aristocrates ou nobles accaparent le pouvoir et les biens. Les jeunes comme Hernani qui ont un esprit pamphlétaire sont cernés, poursuivis et voués à la mort ou à l’oubli.
Don Carlos, doña Sol
DOÑA SOL
,
au balcon.
__
Est-ce vous, Hernani ?
DON CARLOS
,
à part.
__
Diable ! Ne parlons pas !
Il frappe de nouveau des mains.
DOÑA SOL
__
Je descends.
Elle referme la fenêtre, dont la lumière disparaît. Un moment après la
petite porte s'ouvre, doña Sol sort une lampe à la main, elle dit :
Hernani !
Entr'ouvrant la porte. Carlos rabat son chapeau et s'avance
précipitamment vers elle.
DOÑA SOL
laisse tomber sa lampe.
__
Dieu ! Ce n'est point son pas !
Elle veut rentrer.
DON CARLOS
,
courant à elle et la retenant par le bras.
__
Doña Sol !
DOÑA SOL
__
Ce n'est point sa voix ! Ah ! Malheureuse !
DON CARLOS
__
Eh ! Quelle voix veux-tu qui soit plus amoureuse ?
C'est toujours un amant, et c'est un amant roi !
DOÑA SOL
__
Le roi !
DON CARLOS
__
Souhaite, ordonne. Un royaume est à toi !
Car celui dont tu veux briser la douce entrave
C'est le roi ton seigneur ! C'est Carlos ton esclave !
DOÑA SOL
,
cherchant à se dégager de ses bras.
__
Au secours, Hernani !
...
DON CARLOS
__
Le juste et digne effroi !
Ce n'est pas ton bandit qui te tient ; c'est le roi !
DOÑA SOL
Non ! Le bandit, c'est vous ! N'avez-vous pas de honte !
Ah ! Pour vous au visage une rougeur me monte !
Sont-ce là les exploits dont le roi fera bruit ?
Venir ravir de force une femme, la nuit !
Ah ! Qu'Hernani vaut mieux cent fois ! Roi, je proclame
Que si l'homme naissait où le place son âme,
Si le cœur seul faisait le brigand et le roi,
Scène 2 de L’Acte II, Hernani de Victor Hugo.
La conscience tragique
Hernani symbolise le héros moderne qui vit le mal de son époque, ayant une conscience tragique de son existence brisée, mais incapable de changer les choses. Pourtant, il ne manque pas de courage, il parle sans avoir peur et prend au défi tous ceux qui cherchent sa perte. Sa vie est absurde puisqu’il vit sans véritables devises, il est conscient des abus du pouvoir et il a une connaissance de ses ennemis, aussi leurs points faibles, mais quand il détient les choses en main, elles semblent se faufiler entre ses doigts. N’oublions pas qu’Hernani incarne une révolution politique, dans la mesure où Victor Hugo a choisi le drame français pour représenter la crise de la monarchie et des jeunes à l’époque. Hernani reste un personnage type illustrant cette perte humaine qui pourrait changer l’avenir de La France. Le fait de vouloir viser un large public dans le but de l’instruire et de le pousser à prendre conscience de son vécu est originel chez Hugo, puisqu’il écrit pour la première fois pour faire véhiculer des idées et des pensées pamphlétaires, espérant ainsi changer un futur incertain et trouble.
Hernani est un héros écrasé par la société, déraciné, mis au second plan, guidé par son propre sort et son propre destinée afin d’assumer une fatalité dérisoire qui met en scène une vie vouée à la mort. Un homme robuste qui ne dépasse pas 20 ans, mais qui doit jouer un rôle ridicule où l’héroïsme devient synonyme de perte, d’échec et de suicide.
Hernani est déjà condamné par une société des grands qui accapare pouvoir et richesse. Une société qui humilie et dégrade ses jeunes, qui les cernent et les manipulent pour des raisons politiques ou économiques et qui vit sur leurs cadavres et se nourrit de leur perte.
Depuis le début, Hernani agit seul, sans protecteur, sans origines, sans véritables repères spatiotemporels, ce qui lui donne ce caractère universel, dans la mesure où les jeunes sont souvent marginalisés et irresponsabilisés…
Etre à la marge de la société et espérer s’y intégrer est un vrai suicide…. Lorsqu’on fait tout pour garder les femmes aux lits et les jeunes à côté de leurs fins et leurs véritables rôles actifs, parler d’héroïsme devient une chose bouffonne.
Hernani malgré sa jeunesse et ses talents de guerrier, il est poursuivi et sa tête est mise à prix, son unique crime c’est avoir osé aimer une femme déjà enviée par d’autres hommes plus riches et plus vieux que lui.
Cela pose déjà le problème des droits de l’homme qui faisaient l’objet de la révolution française au XIXème siècle: y compris les droits des femmes et des jeunes qui se trouvent détournés et écrasés par une société malmenée et dirigée par les vieux politiciens avides d’argent, de pouvoir et de gloire…
Le rêve des jeunes qui ont fait la révolution française, s’affrontent à des réalités atroces, qui mettent à nu une autre réalité celle de l’injustice et de l’élimination de la moitié de la société au profit d’une minorité qui monopolise pouvoir et biens.
Les jeunes ne pouvaient rien, leurs actes restent des simples gestes mortels sans issue.
Une vraie torture, dépouillés de leurs forces et de leurs idées révolutionnaires, de leurs rêves d’égalité et de partage, les jeunes semblent tourner en rond dans un monde divisé et géré par les plus grands et les plus forts. Des forces manipulatrices à tous les niveaux qui ne font qu’éloigner cette énergie juvénile en faveur d’une autre où seuls les intérêts commandent. Pour cela, tout est permis et tous les moyens sont possibles, même si le prix est celui de tuer femmes et jeunes. La fin tragique du drame n’est que le résultat logique de la marginalisation des jeunes et la culpabilisation de leurs actes, au moment où les vieux vivent doublement leurs amours, leur bonheur et leur statut.
Hernani est un cri, contre la soumission des femmes, contre l’exploitation et l’exclusion des jeunes, contre toute inégalité entre les sexes, contre toute forme d’abus.
Victor Hugo dénonce implicitement cet héroïsme solitaire ou suicidaire, et veut que les jeunes aient le pouvoir d’exister, d’aimer, de vivre pleinement leur vie sociale, économique et politique et non être seulement des marionnettes, des outils usés et délaissés après chaque épreuve et après chaque révolution.
Hernani va mourir vainement comme plusieurs jeunes qui meurent dans les guerres, dans des conflits sanglants à l’époque sans savoir pourquoi. Cependant les vieux, eux, surtout les grands qui confisquent pouvoir et fortune meurent dignement, les mains propres et toujours applaudis par une société faite par les grands et pour les grands.
Une fin tragique
Se tuer vainement et volontairement sans la moindre prise de conscience. Un geste banal et absurde qui montre que les jeunes et les femmes sont déjà bannis et exclus de la société. Seuls les vieux et les riches qui ont le pouvoir de profiter pleinement de la vie.
Les jeunes sont inaptes de dévoiler leurs sentiments, interdits de dire ce qu’ils pensent et souvent menacés de mort s’ils osent prendre au défi les plus grands.
Les femmes sont déjà classées comme des citoyens de second degré, des objets sexuels sans importance et si une femme veut déclarer son humanité et son droit à la vie, elle est maltraitée et accusée de vouloir prendre la place des hommes ou de redevenir un homme, limitée dans son rôle biologique tel un animal déraisonné.
Hernani, relate cette tragédie vécue à l’époque et dénonce implicitement ces crimes contre les femmes et la jeunesse ; car un pays qui méprise ses jeunes et ses femmes et un pays sans avenir. Victor Hugo tire déjà la sirène d’alarme à travers sa pièce Hernani et ouvre à travers la mort de son héros et sa compagne, un débat houleux.
Le dénouement ouvert
Le dénouement d’Hernani semble fermé, les protagonistes essentiels sont suicidés et seul Don Carlos avère trouver une issue politique. Mais en réalité c’est un dénouement ouvert, qui laisse suggérer une suite d’hypothèses de lecture et un semble de questions qui nécessitent des réponses et qui peuvent faire l’objet de vrais débats.
Le lecteur se trouve face à trois suicides et au lieu de clôturer sa lecture sur trois morts hasardés et banals, il doit relire cette fin et donner suite à des significations qui jaillissent entre les lignes ! Pourquoi c’est toujours, les femmes, les faibles, les jeunes, les pauvres qui doivent payer cher un changement et pourquoi c’est toujours les Autres qui en profitent ???
Pourquoi les jeunes sont mis à l’écart, jamais pris au sérieux ??? Quand les femmes auront-elles vraiment le droit de choisir, d’aimer, de vivre sans être obligées de mourir pour prouver qu’elles sont aussi des êtres humains ? Victor Hugo, un génie qui visait un large public et qui a voulu donner des ailes à ses idées ou des élans, puisque un vrai changement doit se baser sur des vrais principes et sur des valeurs humaines universelles, voire éternelles. Hernani, est aussi l’ouverture du théâtre sur d’autres possibilités de représenter et d’incarner la réalité. Une pièce qui met en scène une intrigue éclatée et qui cherche à former des futurs lecteurs capables de prendre les choses en main. Un engagement artistique et dramatique qui dévoile déjà les soucis d’un écrivain qui a 28 ans, et se voit obliger de se confirmer et de dire ce qu’il pensait même s’il devait remonter le récit dans le temps et dans l’espace en ancrant sa pièce hors de la France. Une révolte timide, mais assourdissante, qui illustre déjà les piliers de La France nouvelle avec ses valeurs contemporaines et ses luttes contres l’inégalité et l’injustice.

D’après : Mme. Nadia Birouk
Poète, Auteur et Photographe marocain

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