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MAP - publié le Jeudi 19 Mai à 11:10

Henri Verdier. Développement humain: Les statistiques contenues dans certains rapports internationaux sur le Maroc sont “injustes”





Les statistiques présentées par certains rapports internationaux concernant le développement humain au Maroc sont "injustes" et ne placent pas le Royaume dans position qui lui échoit, a indiqué, mercredi à Rabat, Henri Verdier, économiste et professeur à l'école des hautes études commerciales (HEC-Paris). "Il ne faut pas s'arrêter sur ces statistiques car les faits sont plus éloquents que les chiffres", a affirmé M. Verdier lors d’un atelier sur "les politiques publiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale" organisé par le ministère de l’Intérieur, tout en appelant à croire en l’avenir du Maroc. 

Le Maroc est "exemple à suivre" en matière de développement humain car rares sont les pays en développement qui consacrent autant de ressources et d’énergie à cette question, a-t-il fait observer, citant à cet égard les grands projets mis en œuvre dans le cadre de l’INDH et le nombre important des bénéficiaires de cette initiative. 

Il a noté que le Maroc a inscrit l’INDH au sein des programmes sectoriels particulièrement ceux visant à protéger les petits métiers notamment le Plan Halieutis, le Plan Maroc Vert qui visent au-delà de la promotion économique, à atteindre les objectifs du développement humain et à améliorer les conditions de vie des citoyens. Pour sa part, le représentant de la Banque Mondiale a indiqué que son institution soutient l’INDH depuis son lancement en 2005 tant sur le plan technique et financier qu’au niveau de la mobilisation des financements auprès des organismes de coopération internationale. 

La Banque Mondiale a mis son expérience dans le domaine du développement humain au profit du Maroc, a-t-il indiqué, précisant que la Banque a accompagné l’ensemble des programmes de la phase I de l’INDH (2005-2010) en se focalisant en particulier sur l’insertion des femmes et des jeunes, la transparence du processus participatif, la promotion de l’intégration économique et le renforcement des capacités des acteurs locaux. 

Il a également souligné que la Banque a accompagné aussi l’observatoire national du développement humain pour qu’il puisse intégrer une méthodologie rigoureuse en ce qui concerne l’évaluation de l’impact de l’INDH, notant que cette phase a bénéficié d’un prêt de 100 millions de dollars pour la période 2007-2010 qui a été complétement utilisé.

Au cours de la phase II, la Banque Mondiale a axé son soutien sur trois programmes et quatre domaines thématiques ayant trait notamment à l’amélioration de l’accès aux services sociaux, au renforcement de la gouvernance participative au niveau local et à la promotion de l’intégration économique, a-t-il ajouté. La phase II de l’INDH a constitué la première opération d’appui de la Banque au niveau global, a-t-il expliqué, relevant que durant cette phase, la Banque a eu recours à un nouveau mécanisme de financement baptisé "prêt programme pour les résultats". La valeur du deuxième prêt était de l’ordre de 300 millions de dollars, le triple du précédent prêt, soit le plus grand montant jamais accordé par la Banque au Maroc, a-t-il fait remarquer.

Et de conclure que l’INDH est une expérience singulière dans la région MENA et que ses valeurs et ses approches pourraient constituer indubitablement un exemple à suivre pour plusieurs pays dans leurs efforts visant à lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale.

Il est à rappeler que la Banque Mondiale a publié en 2015 un rapport sur les programmes de filets sociaux dans le monde dans lequel l’INDH a été classée 3ème parmi les cinq plus importantes initiatives sociales au niveau mondial.

Cet atelier de deux jours, organisé par le ministère de l'Intérieur en partenariat avec la Banque mondiale, constitue une occasion de débattre des différentes expériences nationales et internationales dans le domaine du développement humain et de la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale à travers des axes intitulés "approches participatives et définition des objectifs et de la gouvernance", "Projets d'infrastructures et services sociaux de base", "Intégration économique et approche genre" et "Suivi et évaluation". Au menu de cette rencontre, qui connait la participation d'une dizaine de pays, figure, outre les ateliers thématiques, un village national des activités génératrices de revenus, entre les 18 et 22 mai, avec la participation des représentants de 170 coopératives.

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