Lemag.ma : Portail d’information dédié au Maroc et au Maghreb
Facebook
Twitter
App Store
Newsletter
Mobile
Rss
Italie: référendum à risque, en pleine vague populiste, pour Renzi: Le chef du gouvernement... | via @lemagMaroc https://t.co/JlyujW1Cxy


MAP - publié le Jeudi 28 Janvier à 14:22

HCP : L'économie nationale enregistre un taux de croissance de 4,4 pc en 2015





L'économie nationale a enregistré un taux de croissance de 4,4 pour cent en 2015 au lieu de 2,4 pc enregistrée en 2014, à la faveur d'un accroissement de la valeur ajoutée agricole de 14,2 pc et de la non-agricole de 1,8 pc, a affirmé mercredi soir à Casablanca le Haut-Commissaire au Plan, Ahmed Lahlimi Alami.

Lors d'une conférence de presse sur l'évolution de l'économie nationale en 2015 et ses perspectives pour 2016, M. Lahlimi a indiqué que l'économie nationale a bénéficié en 2015 d'une campagne agricole très favorable et d'une baisse importante des prix des matières premières notamment des prix du pétrole. Cependant, le ralentissement de la demande intérieure conjugué à la croissance modérée des exportations, sous l'effet de la poursuite de la morosité de l'économie européenne, auraient pesé sur la reprise des activités non agricoles. 

Ainsi, les enquêtes de conjoncture et le suivi des activités sectorielles, menés par le HCP, ont fait ressortir un ralentissement plus important que prévu de certaines activités des secteurs secondaire et tertiaire. Ceci aurait affaibli la croissance globale des activités non-agricoles, estimée à 1,7 pc seulement en 2015, au lieu de 2 pc en 2014 et 4,4 pc en moyenne annuelle entre 2010 et 2013. 

Le secteur secondaire aurait enregistré à nouveau un ralentissement de son rythme de croissance, situé à 1,4 pc au lieu de 1,7 pc en 2014, dégageant ainsi une contribution de 0,4 point du PIB, inférieure à un point enregistrée durant la période 2010-2014. Ceci s'explique notamment par la baisse des activités extractives et par une reprise timide des industries manufacturières et des activités du BTP. 

M. Lahlimi révèle à ce propos que les industries de transformation auraient été marquées par une légère reprise de l'ordre de 1,5 pc au lieu de 1 pc en 2014, soutenue particulièrement par l'évolution favorable des industries chimiques et para-chimiques et des industries alimentaires qui auraient profité de l'offre abondante de la campagne agricole 2014/2015. Toutefois, cette reprise aurait été atténuée par la fragilité des industries de textile et par la faiblesse des industries métallurgiques.

Parallèlement, les activités du bâtiment et travaux publics (BTP), peinent toujours à retrouver leur dynamisme d'avant l'année 2009. Elles auraient enregistré une croissance modeste de 1,3 pc, limitant, ainsi, leur contribution à 0,3 point dans la croissance du secteur secondaire en 2015 au lieu de 0,8 point durant la période 2008-2013. La morosité du secteur du BTP trouve son origine essentiellement dans le ralentissement de l'activité du bâtiment, pénalisé par le recul de l'investissement privé, explique le HCP, notant, toutefois, que la contreperformance de l'activité du bâtiment, aurait été atténuée par l'amélioration modérée de l'activité des travaux publics.

La même source précise également que le secteur minier aurait connu un fléchissement de sa valeur ajoutée de près de 3,1 pc en 2015 après une amélioration de 4,2 pc en 2014. Ce résultat serait dû particulièrement à une baisse de la production des phosphates bruts en liaison avec le recul de la demande mondiale sur les fertilisants et à une forte concurrence sur le marché international.

Concernant le secteur tertiaire, sa valeur ajoutée aurait continué d'évoluer dans une tendance baissière pour dégager une croissance de 1,9 pc au lieu de 2,2 pc en 2014. Cette décélération aurait été attribuable à la croissance modérée de 2,1 pc de la valeur ajoutée des services non marchands et au ralentissement des services marchands qui se seraient accrues de 1,8 pc au lieu de 2,1 pc en 2014 en raison, notamment, du recul des services rendus aux entreprises et du tourisme.

En effet, ayant été affectées par les revers de la crise économique et les effets des incidents sécuritaires, les activités touristiques auraient affiché, pour la première fois, une baisse de leur valeur ajoutée de l'ordre de 1,9 pc au lieu d'une hausse de 5 pc en moyenne annuelle durant la période 2007-2014, explique M. Lahlimi. 

Et d'ajouter que le ralentissement des activités non agricoles aurait été largement compensé par les résultats exceptionnels du secteur primaire en 2015. La campagne agricole 2014/2015 aurait enregistré une production céréalière record de 115 millions de quintaux, en augmentation de 69 pc par rapport à 2014. Les cultures agricoles non céréalières et l'élevage auraient enregistré de bons résultats, profitant des bonnes conditions pluviométriques durant cette campagne ainsi que de l'impact de l'opérationnalisation de plus en plus avancée du Plan Maroc Vert.

En tenant compte de l'amélioration du secteur de la pêche maritime en 2015, les activités du secteur primaire auraient enregistré une valeur ajoutée en hausse de 14,1 pc en 2015 au lieu d'une baisse de 2,6 pc en 2014, contribuant ainsi pour 1,6 point à la croissance économique, souligne-t-on.

Le Haut-Commissaire au Plan révèle également que tenant compte des revenus nets en provenance du reste du monde, ayant représenté 5,5 pc du PIB en 2015, l'épargne nationale aurait atteint 27,5 pc du PIB l'année dernière au lieu de 26,4 pc en 2014. Il convient de souligner dans ce cadre que ces revenus sont constitués en grande partie par des transferts des marocains résidant à l'étranger, alors que les transferts reçus des pays du Conseil de Coopération du Golfe (CCG), prévus à 13 milliards de dirhams dans la loi des finances 2015, n'auraient atteint que 3,7 milliards de dirhams. 

Ainsi, avec un investissement brut de l'ordre de 29,8 pc du PIB en 2015 au lieu de 32,2 pc en 2014, le besoin de financement de l'économie se serait allégé, passant de 5,8 pc du PIB en 2014 à 2,3 pc du PIB en 2015, précise-t-on.

Dans ce cadre, les finances publiques auraient enregistré l'année dernière un allégement du déficit budgétaire, attribuable à une baisse des dépenses ordinaires conjuguée à une légère amélioration des recettes ordinaires. Ces dernières auraient atteint 21 pc du PIB au lieu de 23,3 pc en 2014, suite essentiellement au recul des recettes fiscales passant de 20 pc du PIB en moyenne annuelle durant la période 2005-2014, à 18,4 pc en 2015.

               Partager Partager

Fil Info | Lemag | Presse | Tribune | Sahara