Cette maison de Marrakech n'a connu que des occupants prestigieux. Elle a d'abord été construite pour Olga Tolstoï, fille du grand écrivain Léon Tolstoï, avant d'être vendue à Barbara Hutton, Américaine fortunée, mariée cinq fois, notamment à Cary Grant et au prince Igor Troubetzkoy. Cette dernière resta dans les lieux jusqu'en 1956, avant de partir pour Tanger en raison d'une nouvelle loi interdisant la propriété agricole aux étrangers; souligne Le Figaro.
Patrick Guerrand-Hermès, qui a acquis la ville, a su imposer dans cette maison «un certain style de vie chaleureux et raffiné, mais surtout en harmonie avec la culture marocaine». Il constitua une collection reflétant l'esprit du lieu.
Ainsi, en grand connaisseur formé à l'art par son grand-père, il se mit à acheter tout naturellement des peintres orientalistes. Ses choix se portèrent sur des scènes du Maroc, parfois d'Algérie, acquises en vente publique, à New York, Londres ou Paris.
La collection de Guerrand Hermès comprend 176 tableaux et œuvres sur papier mais aussi de beaux objets d'art islamique, des bijoux, des armes et du mobilier typique de ce pays. Avec la même fougue, Patrick Guerrand-Hermès se mit à acheter les peintres de la vie quotidienne, qu'ils soient célèbres ou non. Des œuvres de Jacques Majorelle (de 60.000 à 80.000 € pour laJeune fille porteuse d'eau dans le jardin de Majorelle) côtoient celles d'Édouard Legrand, qui sut, en quelques traits de crayon, évoquer l'atmosphère des villages.
De ce travail ethnographique, il reste une quinzaine de dessins dont ce Troupeau d'ânes devant Telouet (de 10.000 à 15.000 €) ou ce rassemblement deFemmes dans la Kasbah (de 30.000 à 40.000€). L'orientalisme romantique est merveilleusement représenté parLa Sortie du pacha, en 1869, par Alfred Dehodencq (de 120.000 à 180.000 €) et la Fontaine à Bab el-Oued de Charles-Théodore Frère (de 15.000 à 20.000 €).
Patrick Guerrand-Hermès a complété cet ensemble par des bijoux ethniques d'une qualité exceptionnelle. Les colliers d'ambre et les fibules en argent étaient exposés comme des œuvres d'art dans des vitrines (à partir de 600 €), tout comme les armes choisies pour la beauté de leurs ciselures. Sa collection de sabres, poignards courbes, pistolets ouvragés et fusils à incrustations de nacre était connue des spécialistes. Elle sera dispersée avec tout le reste, le 9 octobre, chez Sotheby's à Paris.
Pour rappel, Patrick Guerrand-Hermès qui connait Marrakech depuis des années déjà, a décidé de revendre sa villa à Marella Agnelli pour élire domicile à 40 km de Tanger.
Patrick Guerrand-Hermès, qui a acquis la ville, a su imposer dans cette maison «un certain style de vie chaleureux et raffiné, mais surtout en harmonie avec la culture marocaine». Il constitua une collection reflétant l'esprit du lieu.
Ainsi, en grand connaisseur formé à l'art par son grand-père, il se mit à acheter tout naturellement des peintres orientalistes. Ses choix se portèrent sur des scènes du Maroc, parfois d'Algérie, acquises en vente publique, à New York, Londres ou Paris.
La collection de Guerrand Hermès comprend 176 tableaux et œuvres sur papier mais aussi de beaux objets d'art islamique, des bijoux, des armes et du mobilier typique de ce pays. Avec la même fougue, Patrick Guerrand-Hermès se mit à acheter les peintres de la vie quotidienne, qu'ils soient célèbres ou non. Des œuvres de Jacques Majorelle (de 60.000 à 80.000 € pour laJeune fille porteuse d'eau dans le jardin de Majorelle) côtoient celles d'Édouard Legrand, qui sut, en quelques traits de crayon, évoquer l'atmosphère des villages.
De ce travail ethnographique, il reste une quinzaine de dessins dont ce Troupeau d'ânes devant Telouet (de 10.000 à 15.000 €) ou ce rassemblement deFemmes dans la Kasbah (de 30.000 à 40.000€). L'orientalisme romantique est merveilleusement représenté parLa Sortie du pacha, en 1869, par Alfred Dehodencq (de 120.000 à 180.000 €) et la Fontaine à Bab el-Oued de Charles-Théodore Frère (de 15.000 à 20.000 €).
Patrick Guerrand-Hermès a complété cet ensemble par des bijoux ethniques d'une qualité exceptionnelle. Les colliers d'ambre et les fibules en argent étaient exposés comme des œuvres d'art dans des vitrines (à partir de 600 €), tout comme les armes choisies pour la beauté de leurs ciselures. Sa collection de sabres, poignards courbes, pistolets ouvragés et fusils à incrustations de nacre était connue des spécialistes. Elle sera dispersée avec tout le reste, le 9 octobre, chez Sotheby's à Paris.
Pour rappel, Patrick Guerrand-Hermès qui connait Marrakech depuis des années déjà, a décidé de revendre sa villa à Marella Agnelli pour élire domicile à 40 km de Tanger.









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