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AFP - publié le Lundi 15 Novembre à 14:49

Gdim Izik, le campement hétéroclite à l'origine des émeutes au Sahara




Laâyoune - Des piquets métalliques, des ustensiles de cuisine, des bonbonnes de gaz calcinées: ce sont les vestiges du camp de Gdim Izik, dont le démantèlement il y a une semaine a entraîné une flambée de violence meurtrière dans le Sahara occidental.



Gdim Izik, le campement hétéroclite à l'origine des émeutes au Sahara
Alignées en rangées régulières, quelques 3.000 tentes ont abrité pendant plusieurs semaines une population fluctuante, qui pouvait atteindre 15.000 personnes la journée, quelques milliers la nuit, selon les observateurs des Nations unies à Laâyoune, la capitale du Sahara occidental, ancienne colonie espagnole annexée par le Maroc en 1975.

"L'idée d'origine était de transmettre un message aux autorités: les Sahraouis en ont marre de vivre dans la misère alors que leur région est pleine de ressources, donc ils vont renouer avec leur origine bédouine et vivre sous la tente, plutô t que dans une ville dont les autorités nous négligent", explique "Ahmed" (un pseudonyme), membre d'une association de jeunes cadres sahraouis.

Des jeunes arborant des badges d'identification, équipés de véhicules tout-terrain, de jumelles et de moyens de communication assuraient le service d'ordre du camp, situé à 12 km de Laâyoune, dont ils contrô laient soigneusement les accès, sous le regard des gendarmes marocains disposés à quelques centaines de mètres.

Un peu dépassés par leur succès, les organisateurs éprouvaient quelques difficultés à assurer l'intendance et les autorités fournissaient quotidiennement plusieurs citernes d'eau potable. En l'absence de sanitaires, les conditions d'hygiène étaient délicates, selon plusieurs observateurs.

Un premier incident grave s'est déroulé le 25 octobre, lorsqu'un adolescent de 14 ans a été tué lors d'une échauffourée avec les forces de l'ordre, qui dénonçaient la présence de criminels de droit commun parmi les habitants.

"C'est après que les choses ont commencé à prendre des proportions qui n'étaient plus maîtrisables, avec l'infiltration de séparatistes du Front Polisario (qui milite pour l'indépendance du territoire, ndlr) et de criminels notoires", juge Mohamed Jelmous, wali (préfet) de la région de Laâyoune.

Mais l'intervention des forces de sécurité, à l'aube du 8 novembre, a dégénéré en violents affrontements autour du camp, puis en une émeute qui a embrasé Laâyoune, où plusieurs administrations et commerces ont été mis à sac et incendiés. Dix membres des forces de l'ordre et deux civils ont été tués, selon les autorités marocaines, tandis que le Polisario évoque un grand nombre de victimes, sans donner leurs identités.

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