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Abdelkrim Mjahdi * - publié le Jeudi 31 Janvier à 21:47

Gdeim Izik ou la réalité perdue




Les plus grandes démocraties du monde ne badinent jamais avec les atteintes au maintien de l’ordre, mobilisent les moyens nécessaires pour garantir la sécurité des citoyens et de leurs biens et traduisent devant la justice toute personne osant porter préjudice au bon fonctionnement des institutions.



Gdeim Izik ou la réalité perdue
Les scènes d’affrontement entre des manifestants et les forces de l’ordre envahissent les médias et les petits écrans lors d’évènements internationaux, où la police n’hésite pas à recourir à la force, parfois démesurée, pour calmer une foule excitée et prête à causer des dégâts, comme c’était le cas en marge du sommet du G20 tenu en 2009 à Londres et soldé par un mort, des dizaines d’arrestations et autant d’inculpés.

Qu’en est-il alors quand ces Forces de l’ordre décident de traiter pacifiquement les manifestants et se retrouvent, en retour, cruellement attaquées par la foule ? Pire encore, quand le bilan de l’agression fait état d’une dizaine de morts et plusieurs blessés dans leurs rangs ? Peut-on continuer d’évoquer des revendications sociales des manifestants pour légitimer l’acte barbare ? Faut-il rester inerte devant un fait pareil dans un Etat de droit ? Comment ce même Etat peut se justifier auprès des familles des victimes ? …

Autant de questions qui relèguent au cas du démantèlement du campement de Gdeim Izik à Laâyoune en novembre 2010, et auxquelles ceux et celles qui continuent de défendre, de sympathiser ou de se ranger du côté des auteurs du crime sont appelés à répondre. En tant qu’Etat de droit, ayant rompu avec l’arbitraire, engagé irréversiblement dans plusieurs réformes et respectueux des fondamentaux des droits de l’homme, le Maroc a le mérite de faire bénéficier les criminels de Gdeim Izik d’un procès juste et équitable.

La mobilisation interne et externe en faveur des fauteurs de trouble et des assassins ne peut en aucun cas défrayer la chronique en les innocentant et en les libérant. Sinon, leur détention pendant plus de deux ans ne constituerait, jusqu’à présent, qu’un fardeau sur les contribuables marocains. Ils auront l’occasion de se défendre et de répondre nettement aux chefs d’accusation retenus contre eux. Et seule la justice est à même de décider de leurs sorts.

* Abdelkrim Mjahdi: Enseignant-chercheur, El jadida



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